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Championnat du monde d'endurance. Round 2: Spa

Le 2 mai, sur le très vallonné circuit des Ardennes à Spa, se déroulera le second round du championnat du monde d’endurance d’un combat qui en comporte huit. Pour la victoire, on peut dire que les 2 Japonaises auront à faire face à 6 Allemandes et que, dans cette course de 6 heures, nous serons loin des stratégies très spécifiques, qui seront à développer en juin lors des 24 heures du Mans.

3 constructeurs pour la victoire

Audi et Porsche ont décidé d’engager trois autos alors que Toyota, sans doute par manque de budget, roulera avec les deux seuls équipages ayant ouvert la saison à Silverstone.

Chez Audi donc, nous voyons arriver sur la no 9 les pilotes Filipe Albuquerque, Marco Bonanomi et René Rast. Chez Porsche, on fait un peu sensation puisqu’on a enrôlé, aux côtés d’Earl Bamber et Nick Tandy, Nico Hülkenberg, pilote de F1 chez Force India.

On croit savoir que le team Toyota est reparti de Silverstone un peu ébranlé dans ses convictions au vu des performances de ses concurrents directs. Malgré tout, pas de changement dans la configuration des autos japonaises, contrairement à Audi qui mettra à l’épreuve le package aéro type « Le Mans ». Porsche se concentrera sur la gestion complexe de trois voitures et espère bien que la pointe de vitesse entrevue lors du prologue sur le circuit Paul Ricard pourra être un atout déterminant sur le circuit rapide de Spa.

Signalons un changement amorcé dans l’appellation du Toyota Racing en mutation vers Toyota Gazoo Racing. Le terme Gazoo est devenu célèbre au Japon, où il est synonyme de sport automobile, mode de vie et performances parmi les fans de Toyota. « Le département de communication de Toyota Motor Corporation a décidé de couvrir l'ensemble de ses activités de sport automobile sous l'étiquette Gazoo. Par exemple, l'équipe impliquée dans le championnat Super GT de cette année est Gazoo Racing Lexus », nous précise-t-on dans un communiqué de presse.

Dans ce concert des voitures hybrides, toutes prétendantes à la victoire, Rebellion Racing n’effectuant pas son retour en compétition avant Le Mans, la seule LM P1 privée présente sera la CLM P1/01 AER de l’équipe Team Bykolles.

Dans les autres catégories

La catégorie des LM P2 réservée aux prototypes « non constructeurs » voit arriver l’écurie anglaise Jota, habituellement engagée en European Le Mans Series. L’Oreca du team KCMG se renforce au niveau des pilotes en intégrant, sur l’Oreca Nissan no 47, Nicolas Lapierre vainqueur à Spa en 2014 sur Toyota.

Toujours en LM P2, où les choses bougent pas mal, le Team Morand entre en lice avec une Morgan Evo 2. Les deux équipes américaines d’Extreme Speed Motorsports se lancent dans le grand bain avec deux nouvelles Ligier JS2, dont ils ont procédé au déverminage tout récemment sur le circuit de Magny-Cours.

En LM GTE Pro (sept engagés), Ferrari, victorieuse à Silverstone avec Bruni et Vilander, espère faire la passe de deux sur un tracé qui convient parfaitement aux 458 officielles engagées par AF Corse. Porsche a effectué des retouches au sein de ses équipes de pilotes responsables des 911 RSR à cause d’incompatibilité de calendrier. Frédéric Makowiecki et Richard Lietz seront associés au volant de la no 92. Dans la n91, l’allemand Sven Müller fera équipe avec le français Kevin Estre, ces deux pilotes débutant en WEC. 

Aston Martin Racing alignera encore trois Vantage V8. À noter l’arrivée de Rob Bell dans la no 97 de manière à préparer Le Mans avec Mücke et Turner.

Huit voitures concourront en LM GTE Am puisque la Ferrari no 55 d’AF Corse (Cameron, Griffin, Mortimer) vient rejoindre le peloton des sept inscrits sur l’ensemble de la saison. La Corvette de Larbre Compétition no 50 aura à cœur de passer à travers les embûches l’ayant privée d’une très belle performance en Angleterre. 

Si l’on est certain que, pour les 34 voitures engagées, pilotes et managers souhaitent la victoire dans leur catégorie respective, tous les esprits sont déjà tournés vers la 83e édition des 24 heures du Mans. Les directeurs techniques et les managers attendent beaucoup des enseignements à tirer de ce circuit rapide de Spa quant à l’aérodynamique et l’utilisation optimale de l’allocation énergétique.

Après des qualifications le 1er mai, le départ de la course sera donné le 2 mai à 14 h  30.

Crédit photographique: Gilles Vitry, La Revue Automobile 

 

 

 

Alain Monnot

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