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Essai BMW 440i Coupé : une forme de perfection??

Pour 2017, la marque bavaroise revoit, très légèrement, sa Série 4. Il faut dire que l\'on ne change pas une équipe qui gagne, et avec près de 400 000 exemplaires de BMW Série 4 vendus depuis 2013, le succès est bien là. Nous trouvons ainsi de subtiles retouches stylistiques, que ce soit intérieures ou extérieures, ainsi qu\'un dynamisme rehaussé. J\'ai pu en prendre le volant en Allemagne pour un essai aux conditions très variées.

+ de photos Bmw 440i coupe 2017

La BMW Série 4, dans sa déclinaison coupé, propose un dessin horizontal aux lignes tendues appuyant l’effet de largeur. L’avant paraît effectivement large, mais moins que l’arrière et son aspect musculeux. La silhouette est certes moins sensuelle que celle de sa concurrente la Mercedes Classe C Coupé, mais en contrepartie la BMW offre un caractère plus fort. C’est pour cela que la marque n’a presque rien retouché, considérant que ce n’était pas nécessaire. C’est ainsi que nous trouvons seulement des phares avant et feux arrière désormais à LED ainsi qu’un nouveau bouclier arrière. Selon les finitions (Sport et Luxury), le bouclier avant reçoit des inserts chromés dont je pouvais me passer. Heureusement, ma 440i M Sport bénéficie des boucliers M, évitant ainsi ce chrome. Pour finir, mon modèle du jour se pare de la nouvelle teinte Snapper Rocks Blue, superbe.
BMW 440i Coupé
À l’est, rien de nouveau

L’habitacle qui m’accueille parfaitement ne propose pas beaucoup plus de changements. La console centrale est désormais vernie en noir brillant dans son ensemble et… c’est tout. Je suis un peu dur, il y a de nouvelles surpiqûres doubles sur le porte-instruments ainsi que trois inserts décoratifs inédits – aluminium carbone dans mon cas. Autant dire que les changements sont minimes, sauf concernant le tableau de bord qui devient un écran et non plus de simples compteurs, ainsi que le système d’infodivertissement qui offre une toute nouvelle ergonomie, simplifiée et plus intuitive, avec présentation au look tuile.

Les sièges aussi enveloppants que confortables sont recouverts de la sellerie tissu/alcantara Hexagon « Anthrazit » tandis que je trouve devant moi le volant M Sport à trois branches. J’appuie sur le bouton de démarrage qui se situe derrière, à sa droite, afin de réveiller le 6 cylindres en ligne turbocompressé.
Intérieur BMW 440i coupé
C’est dans les vieux pots…

Le moteur s’ébroue dans un feulement rauque qui me donne immédiatement le sourire. Après de nombreux diesel et autres petits moulins essence, ça fait du bien de retrouver un moteur avec plus de 4 cylindres et cubant plus de 1,6 litre. Ici, je trouve sous le capot 326 ch et 450 Nm issus d’une cylindrée de 3,0 litres. Je passe le sélecteur de vitesse sur Drive et quitte l’aéroport de Munich en direction du lac de Chiemsee, le plus grand de Bavière.

Dès les premiers kilomètres d’autoroute, je ne ressens absolument pas les changements opérés sur les liaisons au sol. D’après BMW, ceux-ci augmentent encore le dynamisme sans perdre en agrément, tout en offrant un meilleur toucher de route. Tout cela reste très peu perceptible au volant pour un conducteur et non un pilote. Une chose est sûre par contre, le confort atteint effectivement un très bon niveau et le dynamisme est réel, mais nous verrons ça un peu plus loin.

Le confort de roulement, que ce soit sonore ou d’amortissement ne souffre aucune critique. Les suspensions de notre modèle M Sport, pourtant plus fermes, filtrent parfaitement les irrégularités de la route sans me tasser les vertèbres sur les dos d’âne, par exemple. J’imagine que sur les versions moins sportives, le compromis s’avère encore plus agréable. Pour le dynamisme, je verrai ça après le déjeuner au bord du lac.
Arrière BMW série 4 coupé
Le plaisir de conduire

Nous quittons les bords du lac pour un parcours plus dynamique, variant différents types de courbes afin de mettre en valeur les qualités routières de la Bavaroise. Car de qualités, il est bel et bien question ici. À commencer par le volant de bonne préhension agissant sur une direction à la consistance parfaite. Elle ne se montre ni trop artificielle, ni trop molle, ni trop ferme pour rien et renvoie les informations nécessaires. De plus, elle fait preuve d’une précision remarquable et me permet de placer le coupé en courbe comme je l’entends. J’enchaîne ainsi les lacets à bon rythme, sentant le train arrière me pousser juste ce qu’il faut en sortie de virage, sans jamais essayer de me passer devant. Le comportement est très sain, facile à prendre en main et dynamique.

Mais la route qui suit promet d’être plus exigeante, il s’agit de la Rossefeld Panorama Strasse à la frontière austro-allemande. Là, les tournants s’accentuent et la BMW 440i coupé montre tout son potentiel. S’il est possible de la faire partir de l’arrière pour jouer, c’est toujours de façon très saine, très ludique, mais jamais dangereusement. Pour autant, nous restons loin du comportement plus sauvage de la M4. Avec « seulement » 326 ch et 450 Nm, elle demeure plus simple à maîtriser, tout en étant plus confortable. Cependant, le moteur distille sa puissance à tout instant, dès que l’on joue de la pédale de droite. Les reprises sont d’une efficacité redoutable, l’accélération sans fin et le tout avec un caractère moteur marqué, pas trop lisse. D’ailleurs, cette déclinaison coupé se justifie pleinement avec ce moteur, le comportement routier étant parfaitement adapté contrairement à la déclinaison cabriolet plus sous-vireuse et ne nécessitant pas tant de puissance à mon avis. Cela dit, cette 440i Coupé demande tout de même de l’implication au freinage, sinon elle affiche également une légère tendance à sous-virer. La boîte de vitesses steptronic à 8 rapports, très douce en usage classique se montre ici aussi rapide qu’efficace que ce soit via les palettes au volant ou en mode automatique.
avant BMW série 4 coupé
Mes velléités sportives sont brutalement stoppées par la neige qui se met à tomber à gros flocons, fortement. Le bitume se recouvre d’une couche blanche, immaculée, appelant immédiatement à réenclencher les aides à la conduite et doser l’accélérateur avec délicatesse. Je rejoins ainsi la ville de Berchtesgaden, à quelques encablures du Kehlsteinhaus – surnommé le « Nid d’aigle » par le Français André François-Poncet – que le temps très couvert m’empêche d’apercevoir.

La BMW 440i allie confort et performance. Capable de vous propulser de 0 à 100 km/h en 5 secondes, de rouler à 250 km/h (limité électroniquement) tout en préservant un confort d’amortissement de très bonne facture, elle n’en oublie néanmoins pas d’être dynamique ni même de proposer des places arrière étonnamment correctes. La consommation est bien entendu capable de s’envoler lors de phases de conduite soutenues, mais en usage normal elle se contente d’environ 9 l/100 km. Reste la question du prix, mon modèle d’essai BMW 440i M Sport avec quelques options – telle la boîte de vitesses – s’échange contre 70 000 €.

Note : 17/20

Bien vu :
- Dynamisme
- Performances
- Confort
- Comportement moteur

À revoir :
- Tarif un peu élevé

Etienne Roville

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