Land Rover

Essai Discovery (2e partie) : il n

Il m'aura fallu 15 heures de voyage et passer au dessus de l'Atlantique pour que Land Rover me propose de prendre le volant de son nouveau Discovery sur la Highway 89 qui serpente entre l'Utah et le Colorado. Apr?®s avoir fait le tour de ce que me propose ce Discovery de 5e g?©n?©ration dans la premi?®re partie de cet ¬´¬†Essai Land Rover Discovery : deux si?®cles de retard !¬†¬ª, je prend enfin possession de la t?©l?©commande de mon compagnon de route...

+ de photos Land-Rover Discovery Si6

Je vous conseille donc de lire la première partie pour tout connaître de mon périple, en cliquant ici.

Il n’en restera qu’un…

Pour me voir remettre une des télécommandes, il me faut choisir l’un des trois Discovery. Alors que sur le sol de l’oncle Sam, seules les versions essence seront commercialisées, en Europe c’est évidemment les Disco carburant au « mazout » qui auront la faveur des clients. C’est la raison pour laquelle la firme me propose, en plus du V6 3 litres suralimenté essence, le Sd4 propulsé par un 4 cylindres turbo diesel de 240 chevaux et le Td6 actionné par un V6 turbo diesel de 258 chevaux. N’écoutant que mon audace, mon choix se porte sur le SUV, que nos cousins d’outre-Atlantique affectionnent le plus : le Discovery Si6.

Fort de ses 3 litres et de ses 6 cylindres en V, ce moteur produit 340 ch à 6 500 tr/min pour un couple de 450 Nm entre 3 500 et 5 000 tr/min. Si ce moteur rend le coupé Jaguar F-Type très performant, il dispose ici d’une cavalerie assez riche pour tenir tête à quelques muscle cars voulant faire des RUN au feu rouge.
En effet, il exécute l’exercice du 0 à 100 km/h en seulement 7,1 secondes. Il faut dire que le travail fait par les ingénieurs sur la caisse – qui peut être jusqu’à 480 kg plus légère que l’ancienne génération –, la boîte automatique à 8 rapports à la fois douce et réactive et le système de traction intégrale de dernière génération, n’y sont pas pour rien.

Toutefois, n’allez pas le prendre pour ce qu’il n’est pas ! S’il reste assez doué pour tailler la croupe à de nombreux bolides sur les longues lignes droites américaines, il faut tout de même garder en mémoire que la chose est plus haute et plus lourde que les traditionnelles berlines. Les routes qui serpentent à travers le parc du Zion vont rapidement me le démontrer.

L’enchaînement et les appuis francs font inexorablement sortir le SUV de la bonne trajectoire. Le train avant a tendance à ouvrir sa courbe, mais il suffit de lâcher légèrement la pression du pied droit pour lui faire entendre raison. Le Discovery se faufile alors d’un virage à l’autre à bonne allure.

Essai nouveau Discovery V6 turbo essence

Submergé par la beauté des paysages de montagnes, je lève le pied et me laisse porter par le confort royal et l’insonorisation exemplaire. Il est temps pour moi de profiter de la splendeur des pics orange taillés par l’érosion, des étranges cheminées de fée sculptées dans la roche rouge, ainsi que des remarquables failles causées par les déplacements de la terre. Emporté par le spectacle, je me mets à penser aux pionniers mormons qui, pour la première fois, découvrirent ce paysage lunaire.

Toujours tout droit !

En véritable Land Rover, ce nouveau Discovery ne pouvait se passer d’un système de transmission intégrale digne de son nom. Équipé du Terrain Response 2 et d’une boîte de transfert, le Disco se targue d’être l’un des meilleurs baroudeurs du marché. Et cela tombe bien. En regardant la carte de plus près, je trouve un tracé réservé aux 4x4 apprêtés pour le franchissement. Ses pistes de sable et ses roches coupantes me feront économiser plus de 30 miles. Ni une ni deux, me voilà sur ce chemin de traverse.

Land Rover Discovery Si6 en plein franchissement de roche

Je commence par un passage sablonneux. Les profondes ornières creusées par d’indélicats 4x4 ont été absorbées avec une surprenante aisance. Un petit chemin à première vue paradisiaque se révèle être l’épreuve la plus félonne. En s’enfonçant dans les traces, mile après mile, les sillons se transforment en profondes excavations. À tel point que le Land se met à toucher le sol par son milieu. Avec la caisse posée et les roues à peine en contact avec le terrain, il ne me reste qu’une solution. Il me faut user des suspensions pneumatiques pour surélever au maximum la garde au sol qui fait défaut. Et en effet, les 20 mm gagnés me permettent de me sortir de ce bourbier.

Pour suivre, j’ai droit à une grimpette parsemée de blocs de pierre a priori infranchissables. Si dans un premier temps je pense devoir rebrousser chemin, les premières approches du SUV, qui se révèlent concluantes, me poussent à poursuivre l’expérience. Largement aidé par l’électronique qui diffuse sur l’écran ce qu’accomplissent les différentiels, je me vois boucler, roche après roche et obstacle après obstacle, l’impossible parcours.

À la poursuite des pionniers !

Imaginez, il y a plus de 200 ans, les premiers pionniers américains. Ils durent franchir, avec leur seul chariot, le plateau du Colorado et le désert de Mojave, pour s’installer sur ce qui fera plus tard l’UTAH. Époustouflant, n’est-ce pas ?

Imaginez maintenant ces mêmes colons avec ce nouveau Discovery… L’histoire serait bien moins fantastique et la nation américaine ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Mais de là à conclure que le nouveau Discovery est une sorte de carriole moderne capable d’emmener femmes et enfants à l’aventure… c’est chose bien trop facile…

Note : 16/20

Bien vu :
- Nouveau design élégant
- Capacité de franchissement
- Espace à bord digne d’un Airbus

À revoir :
- Un train avant pas assez incisif
- Un créneau compliqué avec ses cinq mètres de long

Gentleman Racer

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