Subaru

Essai du Subaru Outback 2.0 D : la bonne surprise !

La revue Automobile a d?©cid?© d‚Äôessayer pour vous la version 2014 du Subaru Outback. Lanc?© en 2009 et restyl?© l‚Äôann?©e derni?®re, le japonais vaut le d?©tour ?† plus d‚Äôun titre, on vous explique pourquoi.

+ de photos Subaru Outback 2.0 D

Un break typé "US"

Pour l’apparence, l’Outback est un mélange de Suv, de break et de 4X4. Plus un break haut sur patte, et doté d’une transmission AWD (All Wheel driver) en fait, on ne serait presque pas surpris si le bas des portes était en bois, comme ce fût le cas sur certains breaks américains des années 80. Un look atypique qui interroge les passants sur la marque du véhicule quand ils le croisent dans la rue. L’avant est long et surélevé, et doté d’une grosse bouche d’air sur le capot, comme certains muscle-cars américains, on se demande d’ailleurs qu’elle est l’utilité d’un tel appendice sur un véhicule équipé d’un moteur diesel de 1 998 cm3 de cylindrée ? 

Perché sur des jantes de 17 pouces et des pneus à taille haute de 225/60/17 Yokohama, l’Outback dispose d’une garde au sol de 220 mm, mais conserve un seuil de chargement du coffre accessible, avec un plancher plat dans le coffre, d’une capacité de 526 dm3, la plus grosse de la marque.

Très bon confort intérieur

Les clefs en poche, j’actionne la télécommande d’ouverture centralisée des portes, et je monte à bord. Mon modèle d’essai ; Outback 2.0l D en finition « Club », la plus complète, est équipé de série de la sellerie cuir noir. L’assise est plus élevée que celle d’un break et en dessous de celle qu’on retrouve sur les 4x4, les fauteuils sont confortables, et se règlent électriquement dans toutes les directions, avec une bonne hauteur qui permet de dominer la route et l’ensemble du grand capot avant. Les sièges avant sont chauffants à partir d’une commande placée sur la console du levier de boîte. L’ensemble des boutons tombe bien sous la main, le volant est agréable et ergonomique, le toit ouvrant de série se commande lui aussi très facilement, une prise en main qui se fait rapidement, à mon grand étonnement compte-tenu du gabarit de la voiture ; 4m79 x 1m82 x 1m60. 

Maniabilité surprenante

Une fois le levier de boîte auto à 7 rapports placé sur « D », je lâche la pédale de frein et l’Outback part doucement, aidé par une maniabilité de citadine. On ne ressent absolument pas les 1 571 kg de la voiture, ni sa taille quand il s’agit de se garer. J’ai eu l’occasion de tester le véhicule en plein Paris, aux heures de pointe, et d’avoir à le garer dans des rues étroites, ça ne pose aucun problème grâce à une douceur de direction très agréable, et la caméra de recul qui équipe de série cette finition « Club ». 

Lisibilité parfaite

La lisibilité est bonne, que ce soit au compteur placé derrière le volant, ou sur le GPS incrusté au centre du tableau de bord. Un rappel de l’heure et température, ainsi que la consommation moyenne ou instantanée est placé au-dessus du tableau de bord et du GPS. J’ai juste regretté l’absence d’un affichage tête haute, plus sécurisant et livré de plus en plus de série sur des finitions haut de gamme de la concurrence. 

5 vraies place et de l'espace

A l’arrière ce sont 3 vraies places qui vous attendent, espace et habitabilité sont les maîtres mots de cette voiture, caractérisée également par une souplesse peu commune sur ce genre de gabarit. La suspension est onctueuse et douce, elle absorbe bien les défauts de la route, et même si elle incite à tanguer un peu en virage, elle reste très agréable. 

Moteur : boxer 4 cylindres à plat Subaru

Sous le grand capot surmonté d’une grande entrée d’air se cache le bloc Boxer à 4 cylindres à plat. Il développe 150 chevaux à 3 600 tr/mn et dispose d’un couple de 350 Nm sur une plage de 1 600 à 2 400 tr/mn. Très agréable, il propose des accélérations très linéaires, et sait se faire discret. Il permet de négocier le 0 à 100 km/h en 9s7, et  d’atteindre les 195 km/h en vitesse de pointe, ce qui est largement suffisant pour perdre les points de son petit papier rose. Le poids se fait sentir dès qu’on suscite la machine de façon plus sportive, mais elle n’en devient pas pour autant « pataude ».  

Un vrai 4x4

La transmission se fait par boîte automatique « Symmetrical » CVT à variation continue. Elle répartie idéalement le couple entre l’avant et l’arrière afin d’optimiser la tenue de route, en courbes notamment, et ça se ressent agréablement. La suspension et les ressorts revus sur la version 2013 contribuent également à un meilleur confort d’amortissement. 

Bon freinage et lisibilité parfaite de nuit

La voiture freine bien et le poids, encore une fois, ne pénalise pas l'auto, grâce aux disques ventilés placés sur l’avant, et les disques simples à l’arrière. L’équipement est pléthorique, mis à part les vitres teintées non fournies de série. La finition « Club » propose de série le toit ouvrant électrique, peu bruyant même à 130 km/h. Testée en conduite de nuit, l’éclairage de l’Outback se révèle très bon, et la lisibilité du compteur parfaite. Le compteur est éclairé en blanc, il est très simple, clair et dispose de toutes les informations nécessaires. Seul bémol ; le comodo de changement d’information date d’une autre époque, puisqu’il s’agit de 2 tiges en plastique placées de part et d’autre du compteur, et sur lesquelles il faut appuyer pour faire défiler la consommation moyenne, instantanée etc. .. Pas très pratique.

Consommation : à la baisse, mais peut mieux faire 

Avec un essai réalisé en centre-ville parisien, sur routes nationales pour se rendre aux alentours de Vierzon, et sur autoroute, notre consommation moyenne s’est établie à 6.8l aux 100 km. Elle a été légèrement réduite, comparée aux modèles 2009-2012 avec l’arrivée de cette nouvelle mouture. 

Un bilan positif, un très bon ressenti et beaucoup de bonnes surprises après l’essai de l’Outback. J’en viens presque à me demander pourquoi les français ne sont pas plus friands de ce type de véhicule, que l’on retrouve en plus grand nombre au Canada, ou dans nos montagnes. Moins puissant que certains modèles allemands ou suédois, le bloc de 150 chevaux n’a pas à rougir de ses performances. Voilà bien un véhicule méconnu, qui a le mérite de se distinguer de la meute de 4x4 qui a envahi nos villes ces dernières années, et qui a le mérite de se distinguer tout en restant discret. A 39 950€, cet Outback possède plus d’une corde à son arc, compte-tenu de son équipement, et de son habitabilité, une affaire intéressante à coup sûr.

Fiche technique 

Moteur : Boxer Subaru 4 cylindres à plat – 1 998 cm3 – 150 chevaux à 3 600 tr/mn – 2 ACT – 16 soupapes – couple : 350 Nm à 1 600 – 2 400 tr/mn – vitesse de pointe : 195 km/h – 0 à 100 km/h : 9s7 – freins : disques ventilés à l’avant et disques simples à l’arrière – dimensions : 4m79 x 1m82 x 1m60 – poids : 1 571 kg – pneumatiques : 225/60/17 – coffre : 526 dm3 – réservoir : 65 litres – consommation moyenne de l’essai : 6.8l/100 km.

Equipement de série : Toit ouvrant électrique – transmission intégrale – GPS – système audio et connectique AUX/USB – ABS –ESP – Airbags – Climatisation automatique bizone – sièges chauffants électriques – 4 vitres électriques – régulateur et limiteur de vitesse – sellerie en cuir

Note : 16/20

Bien vu 

-Amortissement

-Confort

-Maniabilité

-Prise en main

A revoir 

-Pas d’affichage tête haute

-Comodos au compteur peu pratiques

Philippe Pillon

Votre avis nous intéresse sur :  Essai du Subaru Outback 2.0 D : la bonne surprise !

Ecrivez votre commentaire sur l'article
Envoyer

On parie que vous allez aimer aussi :

La Revue Automobile, c'est plus de 140 000 photos, 13 000 articles mais aussi des milliers de fiches techniques, une cote auto et bien plus encore. Partageons la passion de l'automobile ensemble !
Inscription Newsletter