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Essai Ford Ka+ 1.2 85 : tout d’une grande

La petite de Ford fait peau neuve et grandit, au passage, de plusieurs centimètres. Pour nous la faire découvrir sous tous les angles, Ford nous a concocté un petit programme décalé…

+ de photos Ford Ka Plus

Comment essayer une petite citadine différemment ? En la manœuvrant en ville, sur route, sur autoroute, mais également sur un circuit de kart, par le biais de plusieurs ateliers ludiques. Direction Kartland à l’est de la région parisienne… 

ford ka+ arriere

PLUS C’EST LONG !
La Ka voit l’avènement de sa troisième génération, après celles apparues en 1996 et 2008. De ses devancières elle ne conserve que le nom – en partie seulement – pour changer du tout au tout. Le Plus est inscrit pour marquer sa différence et l’accroissement de ses dimensions. Pleinement positionnée sur le segment B, elle permettra à Ford, après la commercialisation de la prochaine Fiesta, d’occuper totalement ce segment où se trouvent déjà, en complément, les B-Max et Ecosport

Le marché se distingue en trois catégories de prix de transaction. Celui de l’entrée de gamme progresse de 10 %. Le bond est encore plus marqué sur le premium avec un pourcentage de 25 % de hausse contrairement au milieu de gamme qui stagne. Alors que la Ka+ est positionnée pour occuper les deux premières catégories, le rôle de la Fiesta consistera à être performante sur les milieu et haut de gamme. L’autre souhait de Ford au travers de la Ka+ est d’en faire une alternative crédible au marché de l’occasion, lui aussi en hausse constante. 

Pour cela, il faut des tarifs agressifs et c’est le cas pour l’Essentiel en 70 chevaux qui débute à 9 900 €. L’Ultimate 85 est, elle, disponible à partir de 11 490 €. Le limiteur de vitesse est livré de série tandis que le régulateur, la climatisation automatique et le Sync sont en option. Aucun outil de navigation n’est vendu, Ford estimant que, du fait des GPS sur smartphone, un tel équipement n’est pas nécessaire sur un véhicule à vocation tarifaire serrée.

À peine plus chère qu’une Dacia Sandero, Ford vise autre chose et l’affiche avec la calandre chromée, les antibrouillards ou bien encore les rétroviseurs peints aux couleurs de la carrosserie. Cette alternative au low-cost se retrouve dans le panel de coloris, composé de huit teintes.

ford ka+ intérieur

PLUS HABITABLE
Bon, d’accord, je ne me suis pas foulé pour trouver le titre de cet essai. Pire, je l’ai piqué à un constructeur concurrent. Cependant, cette phrase résume parfaitement ce qu’est – devenue – la Ford Ka. 

Vendue comme une cinq places, elle tient ses promesses à l’intérieur. Elle se révèle tellement habitable qu’elle l’est plus que la Fiesta actuelle. Avec son mètre 92, elle ne rend que 5 cm à l’actuelle Fiesta en fin de vie, tout en étant 30 cm plus longue que la Ka II. Devant comme derrière, on a de la place pour les jambes, y compris en s’installant derrière un grand gabarit. La Ford dispose de 21 espaces de rangement, de la banquette rabattable, et est équipée en Isofix. En revanche, le coffre a rétréci. Soit vous privilégiez l’espace à bord et notamment celui aux places arrière, soit c’est le coffre qui vous importe et, dans ce cas, mieux vaut la Fiesta.

ford ka+ circuit

SAGE, MAIS LUDIQUE
Au moment de choisir sa motorisation, Ford a joué la carte du bloc éprouvé. C’est ainsi que l’on retrouve un quatre cylindres de 1,2 litre, membre à l’origine de la famille des moteurs Zetec. Il existe ici en deux variantes : 70 chevaux/105 Nm et 85 chevaux/112 Nm. C’est cette dernière qui nous a été proposée pour notre journée d’expédition. 

Malgré sa petite cylindrée, ce moteur a pour gros avantage de se montrer plutôt souple, mais, surtout, très bien rempli à bas régime. Cela lui permet d’y être agréable, alors que, dans cette zone, un moulin suralimenté ou un turbo diesel pêcheraient davantage. En revanche, desservi par des rapports de boîte excessivement longs, il n’apprécie guère les montées en régime. À titre d’exemple, la troisième semble interminable. Clairement, les reprises sont pénalisées. La consommation mixte obtenue atteint les 6,1 l/100 km sur notre trajet mêlant ville et autoroute. 

Si vous cherchez un diesel, il va falloir le chercher longtemps, car aucun n’est monté dans la Ka+. Une tendance qui risque de se généraliser à cause des coûts de dépollution impossibles à rentabiliser sur ce type de véhicule. 

Le plus intéressant se situe du côté des trains roulants alors que les ateliers Easydrift et chronos de vitesse prennent tout leur sens. Le comportement de la voiture est sain pour ne pas dire franchement très bon pour une voiture grand public sans prétention sportive. Pour y parvenir, Ford n’a pas eu à durcir excessivement les suspensions. On est confortablement installé à bord. 

CONCLUSION
La Ka+ est désormais une fausse petite. Elle l’est tout de même encore suffisamment pour une utilisation urbaine, mais elle n’hésite pas à viser plus haut pour se rendre indispensable dans les foyers européens… 

 

BIEN VU
Espace à bord
Tarifs bien placés
Confortable
Comportement routier

À REVOIR
Reprises/étagement de boîte
Taille du coffre réduite

Note : 15/20
Tarifs : à partir de 11 490 € en finition Ultimate
Crédit photo : Julien Fautrat pour La Revue Automobile

Maxime Joly

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cobra
2016-11-28 18:48:02  

Manque aussi un choix vers le haut pour un moteur plus péchu.100 a 120ch

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