Volkswagen

Essai Golf GTE : lorsque la Golf GTI passe à l'électrqiue

La Golf est certainement le modèle contemporain le plus emblématique du constructeur allemand, Volkswagen. Pour preuve, nous sommes actuellement à sa septième génération et il s'est vendu presque un million de Golf à travers le monde en 2016. Pour ne pas perdre une once d'attractivité, elle est passée par la case lifting en ce début d'année 2017.

+ de photos Volkswagen Golf 7 GTE

Si j’ai pu prendre le volant de la toute dernière Golf 1.5 TSI 150, il y a maintenant 3 semaines, les attachés de presse du constructeur nous ont de nouveau conviés à nous essayer à la plus intrigante et moderne de toutes les Golf : la version hybride rechargeable GTE.

La Golf GTI verte…

Alors que la mythique Golf GTI se contente d’un moteur essence turbo, la Golf GTE en propose deux. Il y a tout d’abord un 4 cylindres turbo essence de 1,4 litre développant 150 chevaux. Puis, juste devant la boîte de vitesses DSG à 6 rapports, un moteur électrique. Alimenté par une batterie rechargeable au lithium-ion de 8,7 kWh, il offre la bagatelle de 102 canassons. Ensemble, ils produisent une puissance totale de 204 chevaux pour un couple maximum de 350 Nm. Des chiffres qui la rapprochent inexorablement des 230 pur-sang et 370 Nm de couple de la Golf GTI.

Question performances, là aussi elle se rapproche de la GTI. Le 0 à 100 km/h est expédié en 7,6 secondes alors que sa vitesse de pointe est de 222 km/h. À ceci se rajoute le fait qu’elle puisse se déplacer à l’aide de son unique moteur électrique sur 50 km. Ne consommant pas une goutte d’essence sur cette distance, son rendement énergétique devient spectaculaire, avec une consommation normée de 1,8 litre pour 100 km, soit 40gr de CO2. Mais ça, ce sont les chiffres sur banc d’essai…

… Non, une Golf GTI bleue !

Les ingénieurs Volkswagen veulent que cette Golf GTE soit une automobile mixant la passion, la raison et l’émotion. Pour réussir ce mélange complexe, ils ont positionné cette GTE comme une GTI « verte ». Ou plutôt… « bleue », puisqu’elle s’habille d’un liseré bleu qui s’étire d’une optique à l’autre en passant par la calandre. Du bleu, il en est aussi question sur les étriers de freins, les flancs et dans l’habitacle qui, exhibant une sellerie à carreaux, fait également penser à celui des versions GTI. Avec ses boucliers avant et arrière sport, sa double sortie d’échappement placée à gauche et son petit spoiler, cette GTE s’affiche bel et bien comme une variante des Golf GTI.

Dans l’habitacle, cette nouvelle GTE reçoit la panoplie inédite d’infodivertissement de la dernière Golf. Derrière le volant, un écran couleur de 12,3 pouces donne les informations du GPS, de la consommation de carburant, du niveau de la batterie, ainsi que les radios. Au centre du tableau de bord, un second écran de 9,2 pouces fait son apparition. Il est tactile et doté de la reconnaissance de mouvement. En clair, d’un simple geste vous pourrez changer de radio. Rien de bien intéressant, en fait !

Essai Golf GTE Hybride sur route

La route en bleue…

Il lui faut 4 heures sur une prise domestique et environ la moitié si vous avez la chance de disposer d’une Wall Box pour charger la batterie à son maximum. Batterie pleine, la Golf GTE dévoile alors tous ses atouts, avec une autonomie électrique annoncée à 50 km. Dans les faits, j’ai pu vadrouiller sur 38 km dans un parcours mélangeant ville et voie rapide. Bon à savoir, le mode électrique fonctionne jusqu’à une vitesse de 130 km/h. Et rouler en mode 100 % électrique, c’est un vrai régal pour les oreilles !

Pour ne pas épuiser les quelques kilowatts de la batterie, le conducteur peut sélectionner le mode « charge ». Il fait tourner le moteur thermique à un plus grand rendement pour recharger les accumulateurs. Le mode « hybride » laisse la machine gérer le système. Grâce à de multiples données comme l’appui sur accélérateur, la cartographie, ou les conditions de route, le calculateur se permet d’adoucir les velléités de folie du conducteur afin d’économiser du carburant. Ce qui est parfait et efficace pour le portefeuille avec une moyenne relevée de 4,8 litres aux 100 km. Mais où sont cachés ces 204 fichus pur-sang  ?

Ils se cachent dans le mode GTE.

En appuyant sur le bouton « GTE » positionné juste à côté du manche de la boîte DSG, on sent de suite que la bête se réveille ! Le compte-tours change pour privilégier les informations du moteur thermique. La réponse à l’accélérateur est extrêmement rapide et les clapotis du TSI se font plus présents. (D’ailleurs, on se serait bien passé de ce dernier point.) Mais les performances annoncées par le constructeur ne font plus aucun doute !

Bouton sport de la Golf GTE hybride rechargeable

La Golf GTE révèle enfin son potentiel en restant comme collée au tarmac. Tout comme la Golf GTI, elle est équipée d’un différentiel électronique de dernière génération XDS qui, au lieu de freiner la roue à l’intérieur du virage, accélère celle qui demeure motrice à l’extérieur. En gros, il ne faut surtout pas lever le pied, mais bien au contraire mettre plein gaz dès la corde franchie. Avec cette méthode, vous sortirez comme un boulet de canon de chaque virage.

En revanche, cette GTE semble avoir un train arrière vissé au sol. Les roues arrière suivent le train avant sans jamais chercher à le dépasser. Efficace, mais pas très funky… D’autant que la conso monte dès lors à 13 litres aux 100.

Un prix pas très vert ...

Volkswagen ne propose qu’une seule et unique version de sa Golf Hybride. Lookée à la façon d’une GTI, incluant un équipement complet et un arsenal technologique de dernier cri, elle ne pouvait s’affranchir d’une addition salée. En effet, le constructeur en demande 40 500 €, desquels on peut déduire 1 000 € de bonus, 2 500 € de super bonus et une carte grise réduite. Un prix digne du savant mélange « écologie et sport » que la Golf GTE propose, mais en même temps plus pimenté qu’une GTI

Son intérêt ?

Si vous n’êtes pas très loin de votre lieu de travail, vous pourrez peut-être vous y rendre sans brûler une seule goutte de carburant… Et dès que l’envie de vacances vous prendra, vous pourrez alors partir l’esprit tranquille grâce au moteur thermique ! La Golf GTE est bien le meilleur compromis des deux mondes « essence » et « électrique ».

Mais il me reste une question à laquelle je n’ai pas eu de réponse de la part des ingénieurs Volkswagen : « Quid du nombre de recharges avant le changement de batterie ? » Car comme votre smartphone, elle s’épuise avec le temps… et ce phénomène demeure le talon d’Achille des voitures électriques…

Note 15/20

Bien vu :
- Performances sportives
- Autonomie électrique
- Style et équipements

À revoir :
- Le prix au-dessus de la Golf GTI
- Vie de la batterie ?

Benoit Alves

Votre avis nous intéresse sur :  Essai Golf GTE : lorsque la Golf GTI passe à l'électrqiue

Ecrivez votre commentaire sur l'article
Envoyer

On parie que vous allez aimer aussi :

La Revue Automobile, c'est plus de 140 000 photos, 13 000 articles mais aussi des milliers de fiches techniques, une cote auto et bien plus encore. Partageons la passion de l'automobile ensemble !
Inscription Newsletter