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Essai Golf Sportsvan : elle en offre toujours PLUS !

Si la Golf et sa version break sont bien connues de tous, la Sportsvan, qui en est la version monospace, l’est beaucoup moins. Pourtant, avant de se prénommer Sportsvan, elle se nommait Golf PLUS. Et tout comme son « ancêtre », la Sportsvan propose des prestations PLUS familiales, PLUS spacieuses et PLUS polyvalentes que la célèbre Golf !

On profite donc de sa mise à jour technique pour en prendre le volant aux abords de Barcelone.

+ de photos Volkswagen Golf Sportsvan TSI

Une Golf qui en offre PLUS

La Sportsvan n’usurpe vraiment pas son nom de Golf puisqu’elle utilise la fameuse plateforme MQB qui sert également de base aux Golf 3 portes, 5 portes et break (Variant). Pour gagner en habitabilité et répondre à ses ambitions d’être une Golf à la sauce Monospace, les ingénieurs ont augmenté son empattement de 50 mm (2 670 mm au total) par rapport à la compacte. De fait, cette longueur accrue entre les roues se retrouve dans ses mensurations. Pour être plus précis, avec une taille de 4 351 mm, la Sportsvan se positionne entre la Golf (4 258 mm) et le break (4 567 mm).

Sa soute à bagages prend également de l’envergure, avec ses 500 litres d’espace disponible, elle atteint presque le niveau de la Golf SW (605 l) qui est pourtant bien plus longue. Quand la Golf Sportsvan fait tomber sa banquette arrière, le volume monte à une impressionnante capacité de 1 520 litres (SW : 1 620 l). Le volume de chargement de la Golf classique ne peut rivaliser avec ses 380 l et 1 270 l.

Revenons sur la banquette arrière rabattable (60/40). On ne peut oublier son côté pratique. Elle coulisse sur 18 centimètres. Le chef de famille (qu’il soit en jupe ou en pantalon) peut ainsi moduler à sa guise l’espace alloué entre l’habitabilité arrière et le coffre.

Le style de la Golf Sportsvan est très proche de la Golf compacte

Sous le capot moteur du nouveau…

La Golf Sportvan démarre sa nouvelle carrière avec la nouvelle génération de moteur « écolo » du groupe. On compte exactement six moteurs dont trois sont inédits. C’est le cas du moteur d’entrée de gamme, un turbo essence trois cylindres à injection directe de 85 chevaux. Selon les cycles normés, il ne demanderait que 5,9 l/100 km.

Plus haut dans la gamme essence, on trouve les fameux 1,5 TSI ACT de 130 et 150 chevaux. Ils ont la particularité de pouvoir couper deux de leurs 4 cylindres pour économiser du carburant. Résultats, Volkswagen annonce une consommation mixte située entre 5,2 et 5,1 l/100 km selon la puissance et la boîte de vitesses associée, car si en manuelle on se contente d’une classique 6 rapports, en boîte auto ce moteur accepte une boîte à double embrayage 7 rapports sur le TSI 150.

Si le budget demandé par ses moteurs essence haut de gamme (28 130 à 34 500 €) ne vous convient pas, le 1,0 TSI de 110 ch saura combler ce vide avec une consommation entre 5,1 et 5,0 l/100 km, qu’il soit associé à la boîte 6 vitesses ou à la boîte DSG 7 rapports et des prix allant de 21 990 à 26 830 €).

Deux turbo diesel à injection directe de 115 ch et 150 ch compléteront la gamme de moteurs à une date ultérieure.

La Golf Sportsvan offre un habitacle généreux
Montons à bord !

Ici, on comprend bien que nous sommes à bord d’une Golf. La planche de bord est strictement la même. Les sièges et les contre-portes le sont tout autant. Sauf que, lorsqu’on s’y assoit, y en à PLUS. Plus de visibilité, de luminosité et… de facilité d’accès.

En effet, c’est vraiment plus simple de monter à bord avec cette position de conduite surélevée de 7 à 8 cm environ. À l’arrière, on peut même placer deux grands bestiaux sur la banquette. Ils apprécieront, d’ailleurs, les tablettes escamotables au dossier des sièges avant ainsi que le dossier inclinable.

La Golf Sportsvan embarque en effet les systèmes multimédias les plus récents. Le système Audio « Composition Colour » a un écran tactile 6,5" de série dès Trendline. Le système « Composition Media » fait passer son écran tactile à 8 pouces, alors que le « Discover Pro » fait grimper sa taille d’écran à 9,2 pouces. Ce dernier peut, soi-disant, être piloté par commandes vocales et gestuelles. Mais en pratique, vous ne l’utiliserez qu’avec le tactile, bien plus réactif et efficace.

L’armada des assistances à la conduite…

Plusieurs nouveaux systèmes d’aide à la conduite renforcent le confort et la sécurité à bord de la Golf Sportsvan. Le conducteur peut ainsi être aidé par : la détection des piétons (faisant partie intégrante du système de surveillance périmétrique Front Assist incluant le freinage automatique d’urgence en ville), l’assistant de conduite dans les embouteillages (conduite partiellement automatisée jusqu’à 60 km/h), l’Emergency Assist, la dernière génération de Park Assist et le système de protection proactive des occupants, ainsi que le Trailer Assist (avec fonction Park Assist), qui facilite les marches arrière en mode attelé.

Essai sur toute de la Golf Sportsvan, offre une dynamique intéressante
Sur la route !

Bon, après tout ce bavardage, il est tout de même temps de se lancer sur le macadam avec cette nouvelle proposition de Golf Sportsvan.

Volkswagen m’a proposé la version TSI 150 couplée à la boîte DSG7. Certes, c’est le haut de gamme, surtout qu’il n’est proposé qu’avec la finition « Carat », très bien pourvue, au prix de 34 500 €. Mais pour ce prix, la petite famille profitera d’un habitacle soigné, spacieux et ultra connecté.

Le conducteur quant à lui ne se rongera pas les ongles pour exécuter un dépassement. Les 150 canassons sont bien présents et son couple de 250 Nm répond sans rechigner à la moindre sollicitation du pied droit. La cavalerie ne le transforme pas en sportive, bien entendu ! Pourtant sa verve et son silence en font un excellent choix, d’autant qu’il est couplé au châssis dynamique. En deux pressions, ce système permet de passer d’une voiture confortable à une automobile plus ferme et sportive qui est capable de tenir la trajectoire en attaquant les virolos.

Je terminerai cet essai avec une consommation moyenne de 7,7 litres. Une consommation raisonnable au vu de mes petites cavalcades et du temps passé dans les bouchons barcelonais. Il faut dire que ce moteur est équipé d’un système de coupure des cylindres. Totalement transparent à la conduite, l’ordinateur s’occupe tout seul « d’éteindre » deux de ses cylindres pour grappiller quelques centilitres d’essence.

Qu’offre-t-elle de plus, cette Golf Sportsvan ?

Tout d’abord, elle ne tombe pas dans la tendance actuelle des SUV. Plus classique par son style, elle restera toujours discrète et n’attirera pas les regards trop indiscrets. Elle se chargera surtout de véhiculer, sans sourciller, le matériel de loisir d’une petite famille. Sans pour autant sacrifier ses aptitudes routières. En somme, une Golf, PLUS pratique et PLUS logeable qui ne révolutionne pas le genre, mais qui s’applique à proposer un bon compromis.

Note : 13/20

Bien vu :
- Comportement routier.
- Assistances à la conduite.
- Espace intérieur.
- Banquette coulissante.

À revoir :
- Manque de caractère moteur.
- Addition qui grimpe vite.

Benoit Alves

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