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Essai Golf TSI 150 : lorsque la Golf s

La Golf de Volkswagen est tout simplement l’un des modèles les plus reconnus de la firme avec plus de 33 millions d’unités vendues à travers le monde depuis 1974. La septième génération de Sa Majesté est arrivée à mi-carrière et c’est donc pour elle l’heure de se repoudrer très légèrement le nez.

Et s’il faut vraiment avoir un regard d’expert pour relever les différences stylistiques de cette « nouvelle génération » de Golf 7, ce restylage apporte cependant avec lui son lot d’innovations technologiques empruntées au segment premium. Une mutation vers le haut de gamme qui devrait lui permettre de récupérer son trône de meilleure compacte du marché, arraché il y a peu de temps par la Sochalienne, j’ai nommé la Peugeot 308.

+ de photos Volkswagen Golf 7 TSI 150

Tout est dans le détail…

Une Golf, c’est d’abord une auto qui doit rassurer les acheteurs. Son style est marqué depuis ses débuts par un grand classicisme voire un conservatisme. Il n’était donc pas question de bouleverser le design de Sa Majesté. Pour le coup, pas de grosses modifications, les stylistes se sont contenté de lui greffer des optiques à LED aussi bien l’avant qu’à l’arrière. Pour « magnifier » son regard, le bouclier change légèrement de forme avec la disparition des antibrouillards et le tout est peaufiné par de nouvelles ailes avant. Ce n’est pas ici que les grosses évolutions se trouvent, donc…

Le meilleur est à l’intérieur…

Le travail de groupe, c’est efficace ! Surtout lorsque l’on se nomme Volkswagen et que l’on dispose dans ses arrière-cours d’une pléthore d’innovations technologiques conçues pour ses marques et modèles premium. C’est ainsi que cette nouvelle Golf pioche sans vergogne dans la banque d’organes du groupe.

Elle y récupère des compteurs digitaux et un système multimédia de premier ordre. Concrètement, l’écran central de 9,2 pouces ornant la planche de bord propose un GPS, un HotSpot WiFi, une bonne sono, une compatibilité avec les smartphones de la pomme et ceux tournant avec l’OS du moteur de recherche géant du web.

Interieur nouvelle Golf 7 TSI 150 Carat

Entièrement connectée, cette nouvelle Golf est même capable de prévenir son propriétaire lorsque sa voiture dépasse une certaine vitesse. Une arme de flicage implacable si vous offrez vos clés à votre rejeton. Plus étrange, la Golf propose un nouveau dispositif baptisé « DoorBird ». Il se connecte à la sonnette de votre « chez-vous », pour filmer et retransmettre via une caméra, les images tournées par celle-ci. Tout ceci semble être complexe, mais à l’usage, cette technologie se révèle plutôt simple à l’emploi.

Enfin, et c’est la bonne nouvelle, la Golf récupère également les systèmes de « voiture semi-autonome », c’est-à-dire le « Line Assist », le « régulateur autoadaptatif » et le « Traffic Jam Assist ». En activant l’ensemble de ces fonctions, cette nouvelle Golf est capable de négocier les virages et de gérer ses distances dans le trafic. Une solution presque « magique » qui permet de réaliser de longs trajets, moyennant un minimum de travail.

Compteur digitaux et son écran de 12 pouces sur la nouvelle Golf 7

Sous le capot de la Golf 2017

Volkswagen reprend avec bonheur ses motorisations de dernière génération. En entrée de gamme, la Golf 2017 propose un nouveau moteur essence turbo à injection directe 1.0 TSI de 85 chevaux et 175 Nm de couple. Il se distingue par sa consommation normée de 4,8 l/100 km. Si la cavalerie ne vous sied pas vraiment, ce même bloc est également proposé en 110 chevaux. Ici, il ne demandera que 10,4 s pour le TOP 100 alors que sa vitesse maximum effleurera la barre des 200 km/h avec une pointe à 197 km/h. La gamme moteur essence continue avec un 1.4 TSI de 125 chevaux, les versions GTI disposant de 230 et même 245 chevaux pour la GTI Performance.

Évidemment, les TDI sont de la partie. La gamme s’échelonne de 115 à 184 chevaux. La Golf 1.6 TDI 115 sert d’entrée de gamme au lancement alors que la Golf GTD conserve son onctueux 2.0 l TDI 184 ch. Si sa puissance max est atteinte entre 3 500 et 4 000 tr/min, il délivre un couple généreux de 380 Nm dès 1 750 tr/min et reste surtout constant jusqu’à 3 250 tr/min. Ce bolide carburant au diesel est capable de parcourir un TOP 100 en 7,5 secondes alors que sa vitesse de pointe est interrompue à 231 km/h. Nous avons profité de cette présentation pour en reprendre les commandes sur une cinquantaine de kilomètres. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est convaincante ! La boîte DSG 7 aligne avec gourmandise les rapports, le train avant répond aux sollicitations du volant gainé de cuir et le moteur déborde de vitalité. Pour ne rien gâcher, l’insonorisation ne pâtit pas du carburant de roturier. Voici comment Volkswagen étale son savoir-faire !

Essai Golf TSI 150 millesime 2017

Le nerf de la guerre, avec la Golf 1.5 TSI Evo

Mais nous n’étions pas là pour la belle GTD. Car à l’occasion de ce facelift, Volkswagen élimine de sa gamme le 1.4 TSI pour le remplacer par un tout nouveau 1.5 TSI. Cette nouvelle mécanique promet d’être l’atout majeur de notre nouvelle Golf. Ici, les ingénieurs mécaniques ont optimisé les frottements intérieurs grâce à une pompe à huile entièrement variable, régulée à cartographie. Autre innovation technique, ce 1.5 TSI Evo se distingue par une thermogestion, un turbo à géométrie variable, une injection directe revue et surtout par un système de gestion active des cylindres ACT qui est capable de couper 2 des 4 cylindres pour gagner en efficience.

À l’usage, ce moteur fait preuve d’une grande linéarité. Souple à bas régime, il relance sans sourciller, nous faisant même oublier que c’est un moteur essence. Il se conduit comme un diesel moderne, c’est-à-dire sur le couple. Et c’est une bonne chose, car la boîte n’est pas des plus agréable. Elle manque d’accroche et son guidage n’est pas exempt de tout reproche. Si le troisième rapport supporte les hauts régimes jusqu’à atteindre les 145 km/h, la musicalité du bloc vous rappellera rapidement de changer de rapport. Surtout qu’à ce moment, l’ordinateur de bord fait s’envoler la consommation moyenne de 7 à plus de 10 litres. Oui, ce 1.5 TSI, même pourvu de 150 canassons, est fait pour rouler en douceur, et vous serez alors surpris par sa consommation sur route qui frôlera les 6,5 litres de moyenne.

Bilan : technologie ou mécanique ?

Vous l’aurez compris, cette Golf n’est physiquement pas plus valorisante que « l’ancienne génération », mais elle y apporte son lot de technologies, qui la propulse dans les segments des compactes modernes et technologiquement supérieures. Mais avec un peu rationalité, il faut se poser la question « Est-ce bien nécessaire ? » Car si la technologie vous laisse froid et que vous n’êtes pas prêts à en payer le prix, il reste toujours notre petite Sochalienne qui est bien plus affûtée quant à son comportement routier. La guerre des compactes entre Peugeot 308 et Volkswagen Golf n’est donc pas terminée… et c’est tant mieux.
Note : 14/20

Bien vu :
- La conduite semi-autonome.
- Nouveau système multimédia.
- Compromis qualité/prestation de grand niveau.
- C’est bien une Golf, rassurante !

A revoir :
- Dynamiquement un brin sous la 308.
- Boîte mécanique accrocheuse.
- La consommation s’affole vite à l’attaque + 10 litres.

Benoit Alves

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