Jaguar

Essai Jaguar F-Type V6 S, 2eme partie

Essai de la version V6-S qui compte 40 chevaux de plus que sa petite sœur soit 380 chevaux. On ressent la différence à l’accélération, plus marquée. Côté sensations et sonorité on ressent un petit plus mais la V6 simple n’a pas à rougir de son statut. 5 tours sur piste permettent de confirmer que la F-Type attaque sévèrement et qu’elle peut être joueuse, même si les petits lâchés de grip sont rapidement récupérés. En fonction des avis on peut trouver ou non la longueur du capot un peu gênante, on n’en voit pas très facilement le bout et cela peut nuire parfois pour appréhender le point de braquage mais cela reste un détail. Point de freinage, braquage, la corde et tout de suite le point de sortie ! Ca va très vite, ça freine fort mais sans violence les disques de 380 mm remplissent bien leur rôle. C’est parti pour un essai route dans la région qui borde l’Arga sur les terres fertiles de la Province de Navarre.

+ de photos Jaguar F Type S

La V6-S dispose comme sa petite sœur d’un différentiel autobloquant manuel, il est électronique sur la version V8. Elle dispose également de série du système Active Exhaust, l’échappement actif qui permet d’ouvrir les clapets d’admission et laisser l’échappement s’exprimer en version course, il est en option sur la V6. Le son est aussi rageur que sur la version précédente, avec un tout petit peu plus de couple (on passe de 450 à 460 Nm) mais surtout plus de chevaux ce qui se ressent dans les dépassements.

Pour l’agrément, le plaisir de conduire et la tenue de route pas de changement, la V6 et V6-S sont toutes aussi joueuses et rageuses. Baptiste, mon confrère d’Option Auto avec qui je partage cet essai envoie la gomme et commence à tutoyer la zone rouge (qui débute à 6500 tours/mn), comme le moteur de la F-Type je crois qu’il est chaud, un peu énervé par le circuit mais toujours d’une totale zénitude au volant il commence à secouer la bête. Le son émis par les pots commence à ressembler à celui d’une voiture de course sur circuit, ça hurle carrément dans les tours, ça feule en bas et ça explose au rétrogradage. Les virages sont plus nombreux non ? Ah non, ça va juste plus vite il faut dire que mon voisin sait bien piloter et qu’on ressent grâce à cela le vrai côté sportif de l’engin. Moins surprenant que chez Jaguar le staff n’hésite pas à comparer la F-Type à des Porsche 911, Ferrari Daytona ou autre Aston Martin.

Sans pour autant détourner les pures Porschistes de leur 911 la F-Type peut faire réfléchir à 2 fois pour qui hésiterait entre l’allemande et l’anglaise. La V-6S est un plaisir à piloter, et une douceur raffinée pour la ballade parce que dès qu’on décide de rouler léger la belle sait se faire aussi docile et tranquille qu’une grosse berline, pourvu qu’on ait pensé à déconnecter le bouton d’activation de l’échappement actif.

Arrivée à l’hôtel, un pare-brise surchargé en moustiques (tiens donc, pourquoi cela ?..) et un plein d’essence bien diminué. Une vingtaine de litres au 100km ont été nécessaires en mode de conduite sportif. Le réservoir contient 72 litres il en reste un peu.

Pour nous rappeler que la F-Type est LA voiture sportive de la marque, Jaguar a décidé d’exposer 3 superbes modèles : une C-Type de 1951 (qui a remporté les 24H du Mans en 1951 et 1953), une D-Type de 1954 (Championne au Mans en 1955/56 et 57) et la craquante E-Type de 1961 dans un état remarquable.

Pour lire la fin de l'essai Jaguar F-Type
Ici retrouvez la 1er partie de l'essai Jaguar F-Type.

Pour connaître les performances, les consommations, les dimensions, etc... Nous vous proposons les fiches techniques :
Jaguar F-Type V6
Jaguar F-Type V6 S
Jaguar F-Type V8 S

Philippe Pillon

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