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Essai Jeep Compass Trailhawk : pour aller grimper aux arbres

Après un premier essai dans le segment des SUV compacts, Jeep lance la nouvelle génération du Compass. Le petit dernier du constructeur ne manque pas d’arguments pour se faire une place dans un segment saturé.

+ de photos Jeep Compass 2.0 170 2017

Le premier Jeep Compass du nom ne restera pas gravé dans les mémoires. Avec son dessin consensuel et sa qualité de fabrication, le SUV n’a pas vraiment réussi à se démarquer de la concurrence. Jeep corrige sa copie et lance la nouvelle génération, qui efface les premières heures. Si la plupart des SUV actuels s’adressent à une clientèle citadine, le Jeep Compass dispose, sur le papier, de réelles aptitudes au tout-terrain. C’est ce que nous voulions vérifier en prenant les commandes de la version Trailhawk, animée par le 2,0 litres Multijet diesel de 170 ch.

Un style charismatique bienvenu :
Visuellement, le Jeep Compass n’a donc plus rien à voir avec les générations précédentes et il réunit sous une même carrosserie l’ancien Compass et le Patriot. Avec ses 4,39 mètres de long, le SUV permet d’embarquer cinq passagers, dans un habitacle généreux, mais où l’ambiance ne se démarque guère par son originalité.

Si de nombreux plastiques sonnent creux, notamment dans les parties basses, le Jeep Compass se rattrape avec une bonne dotation technologique et une ergonomie bien pensée. On y retrouve notamment le système d’infodivertissement Uconnect intuitif, même si la localisation GPS manque parfois de précision. Le coffre dispose d’un seuil de chargement proche du sol et peut embarquer jusqu’à 438 litres (ou 1 251 litres avec la banquette à plat). Il ne fait pas le poids face au Peugeot 3008 ou au Seat Ateca par exemple, mais ces valeurs devraient faire face aux besoins quotidiens de la clientèle.

Il n’a pas peur d’être secoué :
Pour les plus aventuriers d’entre eux, le Jeep Compass est proposé en version Trailhawk. Un niveau de finition déjà connu avec d’autres modèles de la gamme et qui, comme d’habitude, met l’accent sur les escapades en dehors des sentiers battus : le SUV est ici rehaussé de 2,5 cm (garde au sol totale de 21,6 cm) et affiche des angles d’attaque et de fuite de 30° et 33,6°.

Pour aller grimper aux arbres, le Jeep Compass embarque la transmission intégrale associée au Jeep Active Drive, qui permet de sélectionner quatre modes de conduite (Auto, Neige, Sable et Boue). Le Trailhawk apporte aussi le mode Roche, activable uniquement avec le mode 4WD Low, qui réduit la démultiplication des rapports. Ainsi doté, le SUV s’affranchit de tous les obstacles qu’il pourra rencontrer au cours de sa vie et peut même aller titiller de plus gros baroudeurs sur leur terrain : les croisements de ponts, les parcours rocheux et les descentes chaotiques, aidées par le Descent Control, ne lui causent aucun souci. En revanche, la direction mériterait d’être plus consistante et informative pour savoir où l’on place les roues dans ces conditions.

Un comportement routier docile :
Nous n’en attendions pas moins d’un Jeep, héritier d’un savoir-faire reconnu en la matière et basé sur la plateforme du Renegade. La vraie bonne surprise provient des prestations routières, où le Jeep Compass Trailhawk n’a rien de rustique. Le bloc 2,0 litres diesel de 170 ch et 380 Nm de couple convient parfaitement à ce SUV à vocation familiale. Le caractère est toutefois tempéré par la boîte automatique à neuf rapports fournie d’office avec cette motorisation, dont la technologie lisse l’arrivée du couple. Elle se montre aussi parfois hésitante au rétrogradage quand les dépassements sont nécessaires ou dans la circulation urbaine.

La partie dynamique n’est pas aussi exceptionnelle que sur un Peugeot 3008, ni aussi précise que sur un Seat Ateca. Mais rappelons que le Jeep Compass dispose d’atouts diamétralement opposés en tout-terrain. Même si les réglages de suspensions souples ne contiennent pas aussi efficacement les mouvements de caisse en virage que ses concurrents (ans pour autant se vautrer sur ses appuis), la tenue de route est satisfaisante et le confort préservé. Il répond à sa vocation orientée vers les loisirs, avec une conduite en bon père de famille.

L’homogénéité au centre du cahier des charges :
Le Jeep Compass vient jouer des coudes dans un segment très bien garni. Le SUV ne révolutionne pas le genre, mais il apporte une touche savoureusement US au milieu des références européennes. S’il n’atteint pas le niveau de ses concurrents sur certains aspects pratiques ou au chapitre routier, le Jeep Compass a de sérieuses aptitudes au tout-terrain. Sa polyvalence est l’une des plus intéressantes du marché, notamment en finition haut de gamme Trailhawk.

Le Jeep Compass débute au prix de 24 950 euros avec le moteur essence de 140 ch et la transmission 4x2. Plus puissant que ses concurrents, il est aussi plus accessible, avec un prix inférieur de 1 000 euros en moyenne. La version Trailhawk grimpe au prix de 41 950 euros. Seul le Seat Ateca fait mieux (2.0 TDI 190 DSG7 4Drive à partir de 38 025 euros), mais l’Américain n’a pas peur de prendre les raccourcis les plus escarpés.

Note : 16/20

Bien vu :
- Aptitudes au tout-terrain
- Habitabilité généreuse
- Homogénéité sur la route

À revoir :
- Direction trop légère
- Boîte gourmande
- Modularité perfectible

Soufyane Benhammouda

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