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Essai Kia Niro Hybride : lÂ’alternative

Présenté en début d’année au salon automobile de Genève, le Kia Niro a fait une apparition remarquée. Embarquant un groupe motopropulseur hybride-essence, ce crossover du segment C se retrouve presque sans concurrent direct et risque bien de faire de l’ombre à certains véhicules établis. La marque coréenne nous a conviés à en prendre le volant dans les environs de Francfort.

+ de photos Kia Niro Hybrid 2016

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, pour autant on ne peut pas dire que le nouveau Kia Niro soit beau, ni laid d’ailleurs. Il respecte les codes stylistiques de la marque, principalement avec la calandre Tiger Nose, mais semble bien moins affirmé que la Cee’d ou le Sportage. Pour notre part, nous le trouvons un peu fade, mais son style est plutôt sobre et passe partout. Et c’est bien là que résidera, selon nous, une partie de son succès. En effet, le Niro et sa motorisation essence hybride vont chasser sur les terres de la Toyota Prius et de son style très clivant, tout en offrant le côté crossover de plus en plus prisé par les acheteurs.

L’intérieur vaut l’extérieur, c’est sobre et bien présenté, mais sans folie. Mais au moins, c’est fonctionnel, ergonomique et les ajustements ont l’air sérieux. Nous retrouvons un écran tactile avec un système d’infodivertissement complet dont les abonnements aux services connectés tels que Tomtom Live sont offerts pendant 7 ans, durée également de la garantie. Cependant, la marque coréenne n’a pas cédé à la mode du tout tactile et nous propose les fonctionnalités les plus utiles accessibles directement par bouton, simple et efficace. Les sièges sont habillés de vrai cuir et offrent un confort respectable tandis qu’ici ou là des inserts laqué noir font leur apparition.

Le Kia Niro a été étudié dès le début en tant que véhicule hybride, ainsi la batterie a été intégrée au mieux pour préserver l’espace des occupants. Ces derniers bénéficient donc d’une place aux jambes et aux épaules satisfaisante ainsi que d’un coffre de 427 litres (jusqu’à 1 425 litres, banquette rabattue).

Les véhicules hybrides offrent le plus d’efficacité en ville où les freinages et ralentissements sont fréquents, permettant ainsi de recharger la batterie et donc de bénéficier de son apport le plus souvent possible. Dans ces conditions, la Kia fait très bien son travail, le moteur électrique de 44 ch aidant parfaitement le moteur essence 1,6 GDI de 105 ch. La puissance combinée de 141 ch et le couple nominal de 265 Nm paraissent parfois un peu justes, mais restent suffisants dans la majorité des cas. Le moteur thermique, cependant, offre une sonorité très peu agréable, principalement en phase d’accélération.

Avec une longueur de 4,36 mètres, le Niro est une quinzaine de centimètres plus court que le Toyota RAV4 Hybrid, ce qui est un vrai plus en conditions urbaines pour se garer ou simplement pour manœuvrer. Ce dernier risque également de voir quelques clients potentiels se tourner du côté de la marque coréenne.

En dehors de la ville :

L’Allemagne étant ce qu’elle est, nous avons quitté la ville pour les fameuses Autobahn en direction du Taunus et de ses routes et chemins vallonnés et sinueux. Sur voie rapide, rien à signaler, le crossover nous emmène à bon rythme tant que nous ne lui demandons pas d’atteindre ce rythme trop rapidement. Parfois, quand la route s’élève, la boîte DCT à double embrayage rétrograde afin de maintenir la vitesse et nous nous retrouvons de nouveau avec un bruit trop présent du moteur thermique au point de nous demander si ce n’est pas un diesel.

Sur petites routes, a fortiori avec le temps humide que nous avons eu, la tenue de route ne se montre pas toujours rassurante, l’avant semblant manquer de grip. Nous imputons ce fait plutôt à notre modèle d’essai monté sur des jantes de 16" équipées de pneus Michelin Energy Saver (18" dès le deuxième niveau de gamme). En dehors de cela, la conduite est agréable, mais la direction un peu molle convient bien mieux à l’usage citadin. L’attaque de la pédale demande également un temps d’adaptation en étant trop spongieuse à notre goût. Les suspensions, de leur côté, filtrent les aléas de la route, avec un bémol sur les petites aspérités qui savent se faire sentir.

Et la consommation ?

C’est le gros bon point de la voiture, sans faire le moindre effort, notamment avec de l’autoroute à plus de 170 km/h, nous arrivons à la fin de notre essai à une moyenne de 5,4 litres aux 100 km. C’est également pour ça que la Prius peut se faire du souci : le Kia Niro touche une cible plus large avec son style plus simple autant qu’avec sa définition de crossover et en plus il se paie le luxe de faire aussi bien sur le plan de la consommation, sans faire moins bien ailleurs, à peu de chose près. Le prix se veut tout aussi intéressant avec un prix d’appel de 26 990 € et un cœur de gamme à 28 990 €, bonus écologique de 750 € non inclus.

Note : 14/20

Bien vu :
- Consommation
- Prix
- Garantie et abonnement 7 ans

À revoir :
- Tenue de route en 16" (pneus)
- Freinage spongieux
- Bruit du moteur thermique

Etienne Roville

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