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Essai MAZDA CX-5 Skyactiv D 2.2:une réussite

Le Mazda CX-5 apparu en 2012 a toujours constitué un bon atout pour la marque, à preuve les très nombreux prix et distinctions collectionnés. Rien d’étonnant à ce que les responsables japonais n’aient envisagé d’apporter une évolution 2015, visant à tenir compte des remarques des clients. Dans la catégorie des SUV compacts, il faut bien dire que la guerre est farouche et sur le chemin du véhicule que nous avons testé sur les routes accidentées et sinueuses de la montagne de Montserrat au-dessus de Barcelone, se dressent des concurrents déterminés comme le 3008 Peugeot, le Nissan Quashqai ou le Tiguan de chez Volkswagen.

+ de photos Mazda CX 5 Skyactiv D 2.2

Qu’importe notre Mazda CX-5 se présente sans complexe dans sa tenue rouge (Soul Red), perché sur ses très belles jantes ouvragées de 19 pouces. Le design extérieur inspiré par le Kodo-âme du mouvement- exprime visuellement toute la vitalité et l’agilité inspirée par la gestuelle des animaux sauvages, en apportant au CX-5 une expression de puissance et félinité renforcée.

La calandre à lames horizontales au lieu des nids d’abeille, les optiques «  full LED » à l’avant et à l’arrière, sont à près les seuls points que l’on peut caractériser de nouveaux.

Une évolution qualitative

Il faut pousser plus avant la visite pour constater à quel point la sécurité, la fonctionnalité, l’économie, l’ergonomie et la finition ont fait l’objet de toutes les attentions pour faire évoluer qualitativement l’auto.

Sans pouvoir nous lancer dans un inventaire exhaustif, il nous faut souligner combien l’habitabilité et le confort nous convainquent d‘entrée de jeu, de la réussite du pari de Mazda d’offrir un intérieur, beau, pratique et convivial. D’instinct, en prenant place à bord nous nous sommes sentis bien. Il semble que tout soit positionné de manière rationnelle avec un souci d’efficacité et de confort. Trois niveaux d’équipement sont proposés : Elégance, Dynamique et Sélection (notre essai). Les sièges en cuir blanc s’harmonisent bien avec  les matériaux de qualité à l’assemblage parfait, qui façonnent de manière harmonieuse, console et tableau de bord. Des espaces de rangement nombreux et astucieusement répartis contribuent au bien vivre à bord, tout comme l’écran 7 pouces faisant office de plateforme  pour le système MZD Connect et permettant, à partir d’une molette ou d’une commande vocale, de bénéficier du guidage efficace, des équipements d’info divertissement ou d’un environnement sonore Premium Bose. 

Le frein à main, remplacé par une discrète commande électrique, est apprécié surtout pour cette catégorie de véhicule.

L’accès aux places arrière est aussi aisé qu’à l’avant, même pour les grandes tailles. La grande surface de vitrage et le toit ouvrant transparent contribuent pleinement à la luminosité agréable dans l’habitacle. Le coffre lui aussi se veut pratique et vaste (de 503 litres à 1 060 litres).

L’offre moteur pour le Mazda CX- 5 se compose de deux versions essence et deux diesel. Sur ces blocs de la génération Skyactiv, des recherches d’optimisations de rendement ont conduit à pousser le taux de compression sur l’essence, alors qu’on l’abaissait sur le diesel. On dispose donc d’unités de puissance allant de 150  à 192 chevaux. De la même manière, on peut choisir une boîte de vitesse mécanique ou automatique, toutes les deux à six rapports, tout comme l’on pourra opter pour une deux ou une quatre roues motrices.

En route...

Nous voilà donc en route à bord de notre CX-5 au moteur diesel de 175 chevaux à quatre roues motrices et pourvu d’une boîte méca.

Avec les réglages électriques du siège nous trouvons la position de conduite idéale. Il faut dire que l’angle de vison est parfait et que nous prenons nos marques sans aucune difficulté. L’instrumentation habituelle bénéficie d’une gamme impressionnante de systèmes de sécurité active et  de pré-collision i-Activsense. Le maintien de trajectoire, la surveillance des angles morts et le système d’alerte du conducteur en cas de moindre vigilance font leur apparition chez Mazda à ce niveau de gamme. Nous avons également noté le système de phares à LED adaptatifs particulièrement élaboré et facteur important de sécurité et d’agrément de conduite nocturne.

A ce niveau d’élaboration, un démarrage sans clé s’impose.

 Dès les premiers tours de roue c’est le grand silence de fonctionnement du moteur et l’excellente gestion des bruits de roulage, qui nous étonnent. Nous sommes vraiment à bord d’un salon roulant très cossu, au comportement fort rassurant. La boîte à six rapports, d’une grande précision, sert au mieux un moteur qui pousse bien et l’on se surprend à monter un peu dans les tours pour tenter de percevoir le déclenchement du second turbo. A ce petit jeu, sur les routes tortueuses des montagnes catalanes nous constatons un certain roulis de la caisse, un peu haut perchée avec 21 cm de garde au sol, alors que nous percevons également les limites d’une direction un peu molle et pas assez directe, surtout qu’un léger sous virage se manifeste parfois. Pour dire vrai, il est quasiment traité par les quatre roues motrices, tant la répartition automatique de la puissance en fonction de l’adhérence sait se montrer aussi discrète qu’efficace. Le freinage s’avère convaincant en toute situation. Le confort de suspension contribue, avec l’espace disponible, les nombreux rangements  et le silence de fonctionnement à rendre la voiture plaisante à vivre pour les passagers. 

Du point de vue économique l’investissement de départ peut paraître excessif pour cette version d’un coût de 39 200 €, mais à l’usage, les prestations en termes de confort, d’habitabilité et de  performances, associées à une consommation inférieure à 7 litres en usage intensif, militent pour ce type de produit, qui devrait servir fort à propos l’esprit de reconquête affiché par Mazda. Précisons que la gamme débute à 29 500 € avec un moteur essence de 165 chevaux en deux roues motrices.

Nous avons voulu essayer le même modèle avec une boîte automatique. Le mariage du couple du moteur diesel performant avec l’onctuosité et la progressivité de la boîte auto, transcende le plaisir de conduite et fera oublier les 2 000 € de surcoût de l’option.

Crédit photographique : Gilles Vitry, La Revue Automobile

Note: 15/20

BIEN VU :

Excellent moteur diesel

Confort/Silence de fonctionnement

Habitabilité

Niveau d’équipements de sécurité

A REVOIR :

Roulis 

Direction perfectible

 

FICHE TECHNIQUE

Moteur diesel 4 cylindres en ligne de 2 191 cm3 injection directe double turbo

Puissance : 175 ch 4 500 tr/min

Couple : 420 Nm à 2 000 tr/min

Dimensions :

Longueur : 4 540mm

Largeur : 1 840mm

Hauteur : 1 710 mm

Empattement : 2 700 mm

Poids : 1 606 kilos

Volume du coffre : 503 l/1 620 l (sièges rabattus)

Suspension avant : à éléments MacPherson

Suspension arrière : multi biellettes

Freinage : Disques ventilés avant  297 mm ; disques pleins arrière 303 mm

Pneumatiques : 225/55 R 19 Toyo

Vitesse maxi : 207 km/h

0 à 100 km/h : 8,8 s

Consommation 

Cycle mixte : 5,2 l

Cycle extra urbain : 4,7 l

Cycle urbain : 6,0 l

Rejets CO2 : 136 g/l

Norme antipollution  EURO 6

Prix : 39 200 €

Alain Monnot

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