McLaren

Essai McLaren 570GT : le compromis parfait

Pour ceux souhaitant s‚Äôoffrir une McLaren sans faire une croix sur une certaine id?©e du confort et de la praticit?©, la marque anglaise propose la ¬´ petite ¬ª 570 GT. Celle-ci prend place dans la gamme Sport Series aux c?¥t?©s de la 540C et de la 570S, la premi?®re ?©tant une version d?©gonfl?©e, en puissance et en prix, de la deuxi?®me qui repr?©sente la d?©clinaison sportive. La GT, donc, se veut plus civilis?©e, dans son comportement, mais ?©galement dans sa vie ?† bord. Je vous emm?®ne l‚Äôessayer dans les environs de Nice.

+ de photos McLaren 570GT 2016

J’arrive à l’aéroport par l’avion de 8 h 30 et prends possession d’une 570GT avec pour seule et unique contrainte de rentrer vers 20 h afin de ne pas rater mon vol retour. J’ai connu plus contraignant comme programme.

Un tour de la belle, parée de sa teinte Ice Silver, s’impose. La définition se veut Grand Tourisme, plus facile à vivre au quotidien. Les appuis aérodynamiques sont différents, les suspensions légèrement moins fermes et surtout le volume de rangement nettement en hausse. Pensez-vous, c’est même la toute première McLaren à s’offrir… une boîte à gants ! Côté coffre, en plus de celui de 150 litres à l’avant de la voiture, je trouve sous le pare-brise arrière – qui s’ouvre latéralement – un rangement supplémentaire de 220 litres où je place mon sac photo, l’accès étant bien plus simple. En contrepartie de ce rangement bienvenu, le moteur n’est plus visible sous son capot transparent.
intérieur McLaren 570GT
Pour pénétrer dans l’habitacle, j’ouvre la porte dièdre. La cinématique d’ouverture est différente de celle en élytre de la McLaren 650S et l’accès à bord est très largement facilité, un très bon point. Le tableau de bord, les contre-portes, la soute arrière et les sièges sont recouverts d’un très beau rouge Harissa. Ces derniers m’accueillent à la perfection, avec confort, mais le plafond se révèle bas pour les grands gabarits. Pendant que je parle du plafond, sachez qu’il est en fait entièrement vitré, donnant une impression d’espace et une luminosité très agréable, bien en phase avec la définition GT.

Une McLaren 570GT, une journée totalement libre, que faire ?

Je pourrais choisir d’effectuer des allers et retours entre la Croisette et la Promenade des Anglais pour me montrer et ainsi flatter virtuellement mon ego en étant regardé, jouissant de ce rare privilège de conduire une voiture d’un tel prestige. Mon choix sera peut-être encore plus égoïste, celui de rouler quasiment seul, ne laissant pas les badauds profiter visuellement de mon jouet, sur des routes on ne peut plus tournantes, direction les Alpes !
McLaren 570GT
Je m’empresse de sortir de la zone urbaine, où la McLaren offre confort et facilité d’utilisation, et rejoins les gorges du Cians. Outre le fait que le lieu est superbe, j’ai une revanche photographique à prendre depuis mon essai de l’Audi R8 V10 Plus. Les Sport Series se passent de la suspension magique de leurs grandes sœurs, mais sur route, même en présence de revêtement imparfait, le confort demeure complet. Il en va de même pour la motricité que je ne mets pas en défaut, là où d’autres voitures rebondiraient de droite à gauche sur les protubérances du bitume. Là encore, la définition Grand Tourisme prime, ne m’obligeant pas à me battre avec le volant.

Et le sport dans tout ça ?

La définition GT n’implique pas un oubli du plaisir de conduire, loin de là. La belle développe 570 ch et 600 Nm de son V8 3,8 biturbo et ce n’est pas pour rien. La McLaren me propulse de 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et si je prends soin d’être sur le bon rapport d’une boîte 7 pas toujours optimale, alors les relances sont foudroyantes. Virage après virage, dans les gorges du Cians, mais plus encore dans les cols alpins ensuite, j’ai construit mon bonheur, mon plaisir de me retrouver pour un tango endiablé avec la belle Anglaise. La tenue de route est royale et les aides à la conduite, qui veillent au grain, sont imperceptibles. Le calibrage est bien trouvé, mais la permissivité quasi inexistante. Alors je m’en débarrasse et découvre un comportement plus fougueux avec un arrière très mobile, a fortiori par ce temps froid. Pour autant, je ne me bats pas avec la voiture, tant elle reste relativement facile à maîtriser. Mais tout de même, elle m’impose une concentration de tous les instants en échange d’un bel amusement dans les quelques épingles que j’emprunte. Elle semble moins "sérieuse" que la Honda NSX qui opte aussi pour une définition GT. Le freinage, loin de me brimer, offre une consistance et une endurance à toute épreuve. J’ai d’ailleurs dû vérifier qu’il s’agissait bien de frein en carbone-céramique (option à 9 500 €) tant mon ressenti diffère d’avec la 650S (qui avait peut-être un problème, une bonne raison de la réessayer !).
McLaren 570GT
Avec son poids supérieur et sa puissance inférieure à ceux de la 650S, la McLaren 570GT est plus facile à emmener loin tout en paraissant plus amusante, voire un peu plus fougueuse. Ajoutez à cet ensemble déjà réussi un confort de premier ordre, une finition à l’avenant et un usage quotidien envisageable. Vous obtenez alors un très bon compromis qui s’échange contre 196 500 €, hors option.

Note : 17/20

Bien vu :
- Confort
- Finition
- Porte dièdre bien plus accessible
- Performances

À revoir :
- Gestion de la boîte parfois surprenante

Etienne Roville

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matiou
2017-01-05 17:22:04  

Belle voiture ! J'ai eu la chance de la voir de près lors de ce reportage, ce jour-là, je faisais le col de la Cayolle en vélo et elle m'a depassée à plusieurs reprises.

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