Mini Cooper D

Essai Mini Cooper D : A la recherche de la consommation la plus Mini

Lorsque l’on associe une Mini avec le concept de rallye, l’on s’imagine tout de suite une course de voiture digne des Fous du volant. Cette fois-ci, toujours dans une quête d’originalité, mais également dans le souci de démontrer son implication pour développer des voitures toujours plus efficientes, Mini a voulu prendre le contre-pied des habituelles courses automobiles en organisant le Minimalism Trophy.

Un rallye où l’on partirait à la recherche de Spike, le bouledogue que l’on peut apercevoir dans le dernier spot publicitaire de la marque. Jusque là, tout va bien… Sauf que la destination se trouve au bout d’une succession d’étapes mystères. Et pour corser le tout, notre mission principale serait de relier le parcours en consommant le moins de carburant possible. Notre seul point de référence, faire mieux que l’expert Mini soit, atteindre une moyenne de consommation de 4,7l/100. Idéal utopique ? Vérifions jusqu’où l’on peut optimiser les consommations du véhicule.

Parce que ce serait trop facile de mettre un conducteur prônant l’éco-conduite, j’ai décidé de mettre à l’épreuve les consommations de notre nouvelle Mini Cooper D 1,5l, 116ch en mettant au volant Johan Pierre-Louis, un expert du pilotage à grande vitesse, qui n’a pas spécialement l’habitude de lever le pied pendant la conduite. Cette troisième génération de Mini Cooper D, dispose d’un mode de conduite “GREEN” qui permet notamment d’optimiser les consommations. Pour l’activer, il suffit de pousser une molette située devant le levier de vitesses. Une fois activé, l’anneau à LED central s’anime en vert. Nous démarrons ensuite le MINIMALISM Analyser, un programme qui analyse la conduite du conducteur et “récompense” son efficience en termes d’accélérations, d’anticipation et de changements de rapports.

Récompenser la conduite efficiente de façon ludique

Afin d’optimiser nos chances et de gagner ce rallye, Johan décide de désactiver tous les agréments au confort de conduite pour réduire au maximum la consommation d’énergie : radio, phares et surtout la climatisation. Au cours de la conduite, la Mini nous attribue des étoiles en fonction de notre conduite. Notre pilote stresse, il surveille devant lui une jauge verte qui affiche un indicateur blanc. Si l’indicateur est au centre tout va bien. Toujours sur ce même écran, un autre indicateur conseille le meilleur rapport à passer lors de la conduite. On retient son souffle, on se prend au jeu. On accélère, on prend de l’élan et l’on profite des descentes pour relâcher l’accélérateur et emmagasiner l’énergie cinétique. La buée commence à apparaître sur le parebrise. A la question d’activer le désembuage, la réponse fut négative. Il ne faudrait pas fausser nos résultats. Alors quand j’ai voulu baisser la fenêtre, Johan m’a prévenu : “Même pas un liseré !”. Il ne me restait plus que la vitre du toit ouvrant mais ce n’était même pas la peine d’y penser.

Après quelques kilomètres d’efforts, de souffrances et de concentration, nous sommes gratifiés par la Mini de 5 étoiles pour l’anticipation et, l’accélération se voit affectée de 3 étoiles sur 5. Le compteur affiche que l’on vient de gagner + 6,0 km d’autonomie. La buée devient omniprésente sur le parebrise, heureusement nous arrivons à notre première étape. L’on respire enfin, la rigueur a été récompensée : 4,2l/100. L’huissier chargé de relever le compteur, John (Cooper Works) n’en revient pas.

Du plaisir de conduite malgré un exercice technique

Des suspicions s’éveillent à notre encontre. Aurait-on quelque peu triché ? Que nenni ! Nous repartons tel Satanas et Diabolo dans les Fous du volant. Or, dans notre situation, il faut l’avouer, on n’a jamais roulé aussi lentement. Les yeux toujours rivés sur la jauge et l’écran central afin d’harmoniser au mieux les consommations en vue de gagner le plus d’étoiles, mon pilote me confie qu’il “éprouve du plaisir de conduite mais que l’exercice est technique car cela demande beaucoup de concentration”. Le retour de la buée ne tarde pas. +9km d’autonomie gagnés. Nos doigts sont cependant frigorifiés et tentant le tout pour le tout, on essaie de se projeter comme dans une balançoire pour donner plus d’élan à la voiture. Encore une 5ème étoile qui vient couronner notre Anticipation, l’Accélération obtient sa 4ème étoile. On pourrait presque se croire au ski eu égard au froid et au nombre d’étoiles décrochées en si peu de temps. Notre consommation elle, sera de 4,5l/100.

Notre fin d’étape intermédiaire nous mène à Houdan, au garage My Mini Revolution, plus précisément. Nous pénétrons dans le temple de la restauration d’anciennes Mini. Ici, les Mini Austin, celle de Mister Bean, se refont une petite beauté. L’occasion pour nous d’admirer l’authenticité de l’ancêtre de notre Mini réadaptée au goût du jour. L’ADN et l’esprit british Mini sont toujours là. Presque rien n’a changé, la Mini Cooper D est toujours fabriquée en Angleterre, dans l’usine d’Oxford. Elle est toujours le symbole de la voiture décalée et fait autant rêver. Après tant de privations, je me réconforte avec un burger préparé par Eat the road. Rien de tel qu’un burger au foie gras pour reprendre des forces. Mon pilote calme mon envie d’un deuxième burger et me rappelle qu’il ne faudrait pas trop alourdir la voiture. Le décalage entre “à jeun le matin” et “rempli le midi” sera-t-il notoire ? Réponse à la prochaine étape.

Des consommations qui vont déplaire aux pétroliers

Nous voilà repartis toujours à la quête de Spike, toujours dans les mêmes conditions. Il fait bien brumeux par ici. Hélas, il ne s’agissait pas de la brume mais du parebrise en proie de nouveau à la buée. Nous persistons dans notre conduite des plus sobres et nos efforts se voient plus que récompensés, l’écran indique une autonomie en constante évolution : 800, 900 et plus de 1 000 km. En voilà des performances qui ne vont pas plaire aux pétroliers.

Ce n’est qu’après moult efforts que nous arrivons enfin à l’ultime récompense et obtenons ainsi 5 étoiles pour l’anticipation, l’accélération et le passage de rapports. L’écran central nous gratifie alors du titre de “Allstar Timer”.
Nous retrouvons enfin le sacré farceur de Spike et arrivons à ce terme à enregistrer une consommation moyenne record de 4,1l/100. Une performance record pour une sportive de 1,5l de cylindrée.

A l’issue de ce rallye, force est de constater que Mini a bel et bien optimisé au maximum tous les éléments de confort, de sécurité et d’assistance à la conduite car, qu’ils soient actifs ou non, la consommation du véhicule reste plus que raisonnable et quasi semblable.

Daniel Latif

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