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Essai Mini Countryman Cooper S

?Ä nouvelle g?©n?©ration de Mini, nouveau Countryman. Apr?®s une premi?®re mouture qui a cartonn?© avec plus de 550¬†000 unit?©s, le crossover change de g?©n?©ration. Plus grand et aussi plus m?ªr, le Countryman rentre dans les rangs. Au risque de d?©cevoir les quelques irr?©ductibles du genre‚Äâ?

+ de photos Mini Countryman Cooper S 2017

La Mini gonflée aux stéroïdes :
Quand on mesure 3,29 m de long pour 1,41 m de large, on peut aisément adopter le nom de Mini. En revanche, quand celle qui se nomme encore Mini occupe 7,8 m2 au sol, le patronyme est difficilement justifiable. C’est pourtant bien le cas avec le nouveau Countryman, devenu le plus gros véhicule dans l’histoire du constructeur anglais.

Avec 19 cm de plus sur la longueur, dont 7,5 cm gagnés sur l’empattement, le Mini Countryman est forcément plus habitable que la précédente génération. Tout y est plus grand, avec des volumes généreux à l’avant, mais aussi et surtout à l’arrière. Le gain permet même au Countryman d’embarquer, de série, une banquette coulissante sur 13 cm. Le coffre de 450 litres (100 litres de plus que la précédente génération) peut profiter de 95 litres supplémentaires avec cette modularité.

L’ambiance intérieure reste toujours atypique, une marque de fabrique Mini. La finition est en hausse, même s’il existe encore quelques plastiques qui sonnent creux à bord. L’énorme afficheur rond, déjà présent sur les autres modèles, intègre un écran tactile qui regroupe l’infodivertissement du véhicule. Forcément, il est visible, au contraire du tachymètre derrière le volant. Le dispositif est contrôlable avec le nouvel iDrive, lui aussi tactile, mais l’habitacle conserve encore de nombreux boutons dispersés aux quatre coins. Un point pratique sacrifié sur l’autel du style et qui demande un temps d’accoutumance.

Un peu moins de fun sur la route :
Avec sa plateforme UKL, née pour les tractions de BMW comme le X1 ou le Série 2 Active Tourer, le Mini Countryman rentre dans les rangs avec une conduite moins atypique que la précédente génération. L’ensemble est configuré pour satisfaire une jeune famille et est donc à peine moins fun sur la route. D’emblée, la partie dynamique n’est pas aussi tranchante que par le passé. Le Mini Countryman Cooper S conserve une certaine vivacité et sa direction est très précise (commandée par un volant à l’épaisseur caricaturale), mais elle se montre plus collante et les roues avant motrices son souvent débordées par la cavalerie à la remise des gaz. Ce n’est plus un kart, mais il n’est pas non plus paresseux : l’amortissement, qui s’est révélé plus doux, quoiqu’empreint de trépidations à un rythme plus calme, parvient à contenir les mouvements de caisse et ainsi à rehausser le chapitre dynamique.

Fidèle à son badge et ses peintures de guerre, le crossover sportif met l’accent sur le dynamisme, avec un châssis alerte et un moteur plein de vitamines : le 2,0 litres TwinPower Turbo, agréablement sonore, sort 192 ch et 280 Nm de couple. Une poignée de chevaux en plus, suffisante pour déplacer – ce n’est pas une surprise – ses quelques kilos en trop. En moyenne, le Mini Countryman prend 100 kilos sur la balance, ce qui se répercute forcément au chapitre dynamique. Contrairement à ce que son survêtement laisse présager, le Countryman Cooper S penche plus du côté chic que du côté sport : le freinage, mordant un temps, s’effondre vite en dehors des beaux quartiers et le mode Sport configure la suspension à un niveau de fermeté parodique. Il n’y avait pas besoin d’en faire autant.

Finalement, le comportement plus édulcoré n’est-il pas plus en phase avec celui que l’on attend d’un crossover, dont la vocation première se trouve dans les différents trajets du quotidien ? Dans le cas d’un Cooper S, ses configurations s’accordent assez mal, mais elles permettent finalement de conserver l’esprit atypique de la marque. Dans le cas d’une version conventionnelle, la réponse est on ne peut plus naturelle.

Du côté des versions plus sages :
Le large éventail du Mini Countryman est composé de moteurs essence, mais aussi d’une gamme sans bougies. Lors de cette présentation, nous avons également pris le volant d’une version Cooper SD. Toujours sportive dans la dénomination, mais bien plus sage avec un moteur 2,0 litres turbo, désagréablement sonore, de 190 ch et 400 Nm de couple. Cette version était aussi équipée de la boîte automatique à huit rapports et de la transmission intégrale All4.

Dans cette configuration, le Mini Countryman montre tout le travail effectué en matière de confort en comparaison de la précédente génération. Il est effectivement moins fun à conduire que les versions se voulant plus dynamiques, mais il est bien plus polyvalent et confortable. La boîte automatique brille par sa douceur, alors que la transmission intégrale digère efficacement le couple généreux. Mieux encore, il améliore un peu le comportement routier par rapport à la version traction. En revanche, n’espérez pas utiliser le Countryman All4 pour le franchissement.

Dans les rangs, sauf pour les prix :
En passant à la seconde génération et en prenant une base qui a même apporté une bonne dose de pragmatisme chez BMW, le Mini Countryman devient plus sage. À l’extérieur comme à l’intérieur, son style semble toujours échappé d’une production de la Warner Bros, mais l’ensemble gagne en praticité et en modularité. La partie dynamique s’avère moins fun qu’auparavant, pour un peu plus d’homogénéité.

Dans ses déclinaisons conventionnelles, le Countryman est plus polyvalent, plus confortable et répond mieux aux attentes des acheteurs de ce type de véhicule. La version Cooper S évolue aussi dans le même sens par rapport à la précédente mouture, mais elle reste clairement la déclinaison la plus originale de la gamme avec un comportement global plus marrant que ses frères. Une transmission All4 (2 000 euros) est en revanche à prévoir pour profiter de tout le potentiel mécanique.

Côté tarifs, c’est franchement moins la rigolade : le Mini Countryman débute à partir de 26 900 euros au rayon essence et 29 900 euros côté diesel. La déclinaison Cooper S débute au prix de 31 500 euros, hors innombrables options nécessaires sur ce véhicule.

Note : 14/20

Bien vu :
- Style original
- Santé du moteur (2,0 Litres 192 ch)
- Volumes en hausse

À revoir :
- Suspensions encore fermes
- Catalogue d’options interminable
- Grille tarifaire qui s’envole

Soufyane Benhammouda

Votre avis nous intéresse sur :  Essai Mini Countryman Cooper S

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Nelly
2017-02-22 19:55:31  

Article très intéressant mais on oublie l'essai de la version diesel 150 ch. All4 indispensable ou pas ?

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