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Essai nouvelle DS 3 : un moteur turbo, une toile, une jolie recette

Ayant abandonné le logo Citroën, la DS 3 en profite pour faire peau neuve. Ce lifting, à un peu plus de la moitié de sa vie, relance fortement l’intérêt de la petite Française. En plus d’une nouvelle identité qui se veut glamour, les ingénieurs lui ont greffé la toute dernière génération de moteur turbo à injection directe. Afin que je puisse me rendre compte des évolutions de leur petit bijou, les gens du marketing m’ont convié à en faire l’essai sur les routes du golfe de Saint-Tropez.

+ de photos DS 3 PureTech 130

Mes deux compères

La température affichée à 14°C à l’ombre ne correspond pas à celle ressentie sous le soleil. Le t-shirt manches courtes est obligatoire et l’envie de profiter du printemps qui s’annonce est bien trop forte pour résister à la petite DS 3 Cabrio PureTech 130 rouge juste en bas de l’Hôtel de Paris.

Cette nouvelle petite DS marque véritablement la rupture avec son aïeule. La DS 3 de 2016 abandonne les chevrons de sa face avant pour accueillir la dernière calandre hexagonale chromée des nouveaux produits DS. Large et profonde, elle affirme un caractère inédit, mêlant le chic et le sport. Ses optiques avant à LED lui confèrent un regard perçant, alors que ses feux de jours – qui font leur apparition sur les flancs du bouclier – semblent taillés d’un franc coup de couteau. Si le profil n’évolue pas, la poupe avec sa malle flanquée du logo DS fait un peu plus d’effort pour se différencier. De plus, DS 3 offre 78 combinaisons de teintes carrosserie/toit à son catalogue. Largement de quoi posséder une DS 3 unique ! La mienne est d’ailleurs bien mignonne avec sa livrée rouge, sa finition « Sport Chic » et sa toile agrémentée du logo DS.

Sous le capot moteur, un petit 3-cylindres remplira son office. La fiche technique annonce 130 chevaux et 230 Nm de couple dès 1 750 tr/min pour une masse globale de 1 120 kg. Un poids plume dans la catégorie, car son système de capote coulissante ne lui fait prendre que 30 kg. Une prouesse lorsqu’on sait qu’en moyenne le greffon d’une toile demande plus de 100 kilos. Les performances, sur le papier, figurent de fait en haut du panier avec un 0 à 100 km/h en 9 secondes, un 1 000 mètres départ arrêté en 30,3 secondes et une vitesse max de 202 km/h. Et le tout avec une consommation moyenne normée de 4,5 litres aux 100 km.

DS 3 Cabriolet et sa toile coulissante

Sous le soleil exactement

Il est temps de s’emparer du joli petit volant et de voir que, si le style général ne change pas, les matériaux utilisés pour fabriquer l’habitacle sont toujours de qualité. Leur assemblage est de bonne facture et les agencements sont précis. Il faut tout de même remarquer que l’arrivée du GPS tactile a permis de supprimer quelques menus boutons (exactement 20) sur la console centrale.

En tournant la clé, le 3-cylindres se met en branle avec le son caractéristique des trois pattes. Première enclenchée, la belle se met en route et je navigue facilement dans les ruelles de Saint-Trop' grâce à une direction douce. Les suspensions, parfaitement calibrées, gomment confortablement les irrégularités de la chaussée. Une pression sur la commande d’ouverture de toit et la capote laisse place au soleil. Encore une et elle se range au-dessus du coffre. L’avantage du système c’est qu’il peut s’enclencher jusqu’à une vitesse de 120 km/h.

Le GPS me demande de hausser le ton, en prenant l’A8. Il me faut rejoindre, 70 km plus loin, une surprise. Les attachés de presse de DS m’ont promis une expérience inoubliable. Me voilà, régulateur de vitesse calé à 130, égrenant les kilomètres, le soleil au-dessus de ma tête. Les bruits aérodynamiques sont d’ailleurs bien maîtrisés. Le moteur semble à son aise et sa consommation se maintient à 7,2 litres aux 100 km.

Il me reste 15 km de petites routes sinueuses pour rejoindre le point de ralliement. En attaquant virage après virage, la DS 3 cabrio démontre le savoir-faire des ingénieurs de PSA. Le châssis encaisse les gros appuis et les changements de rythme. Les freinages sont puissants, endurants et faciles à doser. Les consommations font évidemment un bond en avant, car je relance pied au plancher après chaque courbe. Le moteur est une réussite ! Coupleux, nerveux à souhait, il relance franchement au vu de sa cavalerie. Son allonge évite de jouer un peu trop du manche.

Toutes les bonnes choses ont une fin, affirme le dicton. Sauf que la surprise promise par les gens de DS se tient là, devant moi. Toute de noire vêtue, une DS 3 Performance se chauffe déjà la voix. Avec ses 208 chevaux, son différentiel à glissement limité Torsen, ses pneumatiques Michelin Super Sport, sa boîte mécanique à 6 rapports renforcés et ses gros disques de freins sport, cette DS 3 entre dans un autre monde. Celui des bombinettes ultra sportives. Pour me permettre de l’exploiter au maximum de son potentiel, DS a privatisé 16 km d’une route de rallye… Mais ceci est une autre histoire, que vous pouvez vivre en cliquant ici : Essai DS 3 Performance Cabrio.

Essai nouvelle DS 3 Performance ou Racing

La DS 3 Cabrio PureTech 130

Depuis que DS a pris son indépendance, les chevrons se voient bannis des capots des modèles DS. La DS 3 est la dernière de la gamme à afficher le nouveau visage… Mais ce museau n’est pas la seule nouveauté ! Les ingénieurs en ont profité pour introduire sous le capot moteur le dernier-né de la gamme PureTech : un 3-cylindres turbo aussi docile en ville que performant à l’attaque. Ma version Cabrio offre une polyvalence plaisante et si sa technique de toile coulissante est pratique au quotidien, elle ne transforme pas totalement la petite DS en véritable cabriolet comme sa concurrente directe la Mini Cabrio Cooper. La Française le sait et propose des tarifs attractifs et un équipement complet (prix de base à 20. 000 € avec le PureTech 82).
Note : 14/20

Bien vu :
- Le confort général
- La polyvalence
- Les performances du PureTech 130

À revoir :
- Ce n’est pas un vrai cabriolet
- Le rendu sonore du 3-cylindres

Place au comaparatif de fiches techniques entre notre petite française, la DS 3 Cabrio PureTech 130 et la belle anglaise, la Mini Cooper Cabriolet :


Photos :Julien Fautrat

Benoit Alves

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COBRA
2016-03-21 19:55:49  

Ca me conforte dans la conviction que les petits moteurs ne sont pas les plus économiques ! Une Mercedes à 130 km/h sur autoroute, c'est la même conso, donc non merci.

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