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Essai nouvelle Opel Astra 2016 : Un très bon cru

Présentée au salon de Francfort, qui se termine ce week-end, la nouvelle Opel Astra offre une grande évolution par rapport à la précédente et si le style s’affirme sans donner l’impression de grands changements, tout est nouveau. De la structure à l’intérieur en passant par les moteurs, rien ou presque n’est repris de sa grande sœur. Nous avons pu l’essayer avec le diesel de 136 ch entre Bratislava et les Carpates.

+ de photos Opel Astra CDTI 2016

Nous vous en parlions lors de la présentation statique il y a un peu moins d’un mois. Sur le papier, cette nouvelle Opel Astra avait de quoi séduire et nous étions curieux d’en prendre le volant et de vérifier cette idée. C’est maintenant chose faite, sur un parcours varié, avec une finition « Innovation » équipée du moteur diesel 1.6 CDTI de 136 ch et de la boîte mécanique à 6 rapports. Ce modèle est proposé à 25 900 € en prix de base auquel nous pouvons rajouter quelques options plus ou moins coûteuses. Notre modèle d’essai était, lui, doté du Pack Cuir à 1 900 €, du Pack sièges électriques à 1 800 €, du Navi 900 IntelliLink à 590 € et des phares Matrix Adaptatif à 1 350 €.

Notre Astra était parée du très beau rouge piment mettant en valeur ses lignes tendues. Nous lui trouvons pour notre part un air un peu trop haut, pourtant les dimensions ont diminué de 50 mm en longueur et 25 en hauteur. Mais ce ne sont pas les seules à avoir diminué, le poids suit avec un régime drastique effaçant jusqu’à 200 kg (120 kg minimum) sur certaines versions grâce notamment à l’utilisation d’acier à ultra haute élasticité. Dans les faits, cela se traduit par un réel apport de dynamisme. Sur les routes sinueuses des Carpates, l’Astra, dotée d’une belle agilité, s’est comportée de façon très sereine, enchaînant les virages avec une certaine vivacité, même à allure soutenue. Les ingénieurs ont trouvé un bon compromis avec des suspensions préservant un bon confort, filtrant très bien les aspérités de la route sans pour autant tomber dans la mollesse, bien au contraire, elles participent grandement au dynamisme de l’auto.

La direction pour sa part manque très légèrement de fermeté à notre goût, mais plaira probablement au plus grand nombre. Le freinage est puissant et nous a surpris au début, mais il est in fine facile à doser. Le levier de vitesse, quant à lui, ne souffre pas plus la critique que le reste.

Un intérieur en grand progrès

Tout d’abord, le tableau de bord. Il a fini sa puberté ingrate perturbée par une acné féroce et a fait disparaître quantité de boutons de sa surface, gagnant grandement en sobriété et en style. Les commandes les plus utiles comme l’ensemble du contrôle de climatisation restent accessibles via quelques boutons bien placés, mais une bonne partie des fonctions se trouve désormais utilisable via l’écran média.

Le Navi 900 ne nous a pas semblé très ergonomique, ni même très réactif, entre autres pour changer la musique d’un appareil branché en Bluetooth. Nous déplorons également l’absence d’un bouton physique donnant un accès direct au menu de navigation. Dans l’ensemble, il reste néanmoins dans la norme et n’est pas désagréable à manipuler.

Si les dimensions de la voiture ont diminué, ce n’est pas aux dépens de l’habitacle qui, au contraire, gagne en volume au profit immédiat des occupants avec par exemple 35 mm de plus pour les jambes à l’arrière. Les places arrière sont d’ailleurs tout à fait vivables pour des adultes de taille normale. À l’avant, a fortiori avec nos packs cuir et sièges électriques, c’est tout confort. Les sièges siglés AGR offrent un maintien égal au confort, en plus d’être chauffants et massants et permettent d’avaler des heures de conduite sans fatigue physique.

Et ce diesel, dit « murmure », alors ?

Nous n’allons pas garder le suspense bien longtemps, ce n’est pas encore ça et son surnom nous paraît un peu usurpé. Non pas qu’il soit spécialement bruyant ou qu’il n’y ait pas de progrès sur le sujet, mais ça reste un moteur diesel avec ses inconvénients sonore. En phase de roulement, rien à dire, il se fait discret à l’instar d’une grosse partie des moteurs diesel récents. Par contre, en phase d’accélération, s’il y a un mieux significatif il n’y a tout de même pas de miracle.

Il n’en demeure pas moins un bon moteur, Opel a eu la bonne idée, qui plus est, de ne pas le massacrer avec une boîte longue pour grappiller quelques grammes de CO2 sur le papier. Nous avons donc eu le plaisir de découvrir un moteur réactif, pouvant reprendre en bas du compte-tours, permettant de laisser couler la voiture et de juste la relancer comme il faut, sans changer de vitesse, c’est agréable. Les 136 ch se montrent, qui plus est, volontaires, bien secondés par les 320 Nm de couple, les dépassements se font aisément, même sur le sixième rapport.

À l’arrivée, un moteur énergique et plein, qui ne demande pas de toujours rétrograder, se traduit par une consommation tout à fait respectable. Sur l’ensemble de notre parcours, alliant autoroutes à allure soutenue, petites routes sinueuses prises à un bon rythme et un peu de ville avec son lot de ralentissements, nous arrivons sous les 6 L/100 km. Nul doute qu’en usage plus courant la consommation moyenne doit être aux environs des 5 L/100 km.

Technologies modernes :

La nouvelle Opel Astra amène sa part de technologies comme l’assistant de franchissement de ligne, l’aide au freinage d’urgence, l’alerte de collision ou encore l’ESP. Elle embarque également le nouveau système OnStar (cf. notre présentation statique), pratique, mais dont l'emploi ne nous a pas paru indispensable. Par contre, en échange d’un chèque de 1 350 € vous pouvez vous offrir les phares adaptatifs Matrix IntelliLux LED.

Cette technologie encore peu répandue sur les modèles très haut de gamme fait son entrée en première mondiale sur une compacte. Autant vous le dire tout de suite, nous avons été conquis par l’efficacité du système. Le principe est simple : ne plus du tout s’occuper de ses phares, très pratique pour les têtes en l’air qui oublient d’enlever les plein phares en croisant quelqu’un. L’Astra gère absolument tout via 8 LED dans chaque phare et avec l’aide de la caméra Opel Eye. Cette dernière détecte la présence de véhicules venant en face ou roulant dans le même sens et allume ou éteint les LED selon les besoins pour éclairer le maximum de choses sans jamais éblouir les autres usagers de la route. Elle nous a semblé détecter les panneaux, qu’elle éclaire également. D’ailleurs, seul petit bémol du dispositif, les panneaux nous ont paru être éclairés trop fortement, d’autant plus pour les passagers.

Opel est parti d’une feuille blanche pour la nouvelle Astra et avec cette version diesel de 136 ch la marque allemande nous offre une vraie bonne voiture à utiliser au quotidien, légère et dynamique autant que confortable et économique en carburant. Ses dimensions réduites la rendent plus à l’aise en ville et son intérieur plus spacieux nous permet d’envisager de longs trajets. En somme, c’est une belle réussite.

 

Note : 15/20 (presque 16)

 

Bien vu :

- Poids en baisse

- Consommation

- Confort

- Dynamisme

 

A revoir :

- Système multimédia

Etienne Roville

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