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Essai Opel Adam S, du punch ?

En cette nouvelle ann?©e 2015, l‚ÄôADAM se d?©vergonde. Pour en d?©coudre avec ses concurrentes Fiat 500 et Mini Cooper, les dirigeants de la marque au Blitz n‚Äôavaient pas d‚Äôautre choix que de sortir une version sportive. Apr?®s plusieurs mois de gestation et d‚Äôessais, voici qu‚ÄôOpel nous donne enfin les cl?©s de son ¬´ Adam S ¬ª.

+ de photos Opel ADAM S

Le tour du proprio …

La voilà enfin devant mes yeux. Je remarque tout de suite les changements esthétiques. Cette « ADAM S » en impose ! Elle semble être passée par la salle de musculation avec ses ailes avant et voies arrière bien campées au sol. De face, on retrouve la large calandre avec en son centre un gros logo Opel. Autour, les optiques effilées passent aux LED avec une signature lumineuse en forme d’ailes. De profil, on retrouve les nervures en forme de virgules qui sculptent les portières, ainsi que des jantes de 18 pouces équipées d’étriers de frein rouges. La poupe fait naturellement écho à la proue, avec un bouclier arrière plus massif qui laisse apparaître une sortie d’échappement sport et un spoiler planté sur le toit qui permet d’augmenter l’adhérence à haute vitesse.

Dans l’habitacle, on retrouve avec plaisir le tableau de bord de l’Adam, dont la finition, les plastiques et l’ergonomie ne souffrent d’aucune critique. Notre bombinette se permet même de nous proposer en plus des équipements de série bien fournis, des sièges Recaro haute performance en cuir. Un cuir que l’on retrouve également sur les contreportes, tandis que le volant et le soufflet de la boîte de vitesses passe au bi-ton noir et bleu. Au centre du tableau de bord trône le système multimédia exclusif d’Opel, l’Intelilink, qui dispose d’un écran tactile de 7 pouces. Avec sa fonction de synchronisation avancée de Smartphone, il permet notamment de streamer votre musique et de naviguer avec l’application « BringGo ».

Sous le capot moteur, les ingénieurs motoristes ont placé un tout nouveau 4 cylindres turbo à injection directe. Cubant 1.4 litre, il développe 150 chevaux et 220 Nm de couple. Une puissance, qui en s’associant à une masse de 1.163 kg seulement, promet de bonne sensations sportives.

Les présentations sont faites, place à la route.

C’est bien une clé qui rentre dans le barillet et non une carte mains libres. Un quart de tour et le petit moteur vrombit. Le son est bien travaillé, sans pour autant en faire trop, il n’est pas question ici de faire plus de bruit que nécessaire. J’enclenche la première et commence mon périple de 250 Km.

En ville, la petite puce se sort aisément des difficultés de la ville. Sa direction précise, sa petite taille de 3,70m et ses reprises énergiques à bas régime y sont pour quelque chose. Par contre, les trains roulants, qui ont été retravaillés pour affirmer son caractère sportif, font remonter les imperfections de la route directement sur les lombaires. Mais heureusement, les sièges Recaro, au maintien impeccable, atténuent un peu le problème.

Les kilomètres défilent et me voilà enfin dans ce qui semble être son terrain de prédilection : les petites routes sinueuses. Son moteur associé à sa boîte de vitesses courte fait merveille ! Dès le second rapport, le couple distribue la force nécessaire pour gravir n’importe quelle côte. Le châssis et les trains roulants adhèrent parfaitement à la route. La motricité est excellente et si vous vous êtes un peu emballés sur la vitesse dans les courbes, l’ESP se charge de rétablir la motricité nécessaire, sans que cela soit trop intrusif. Les freins ? Tout simplement parfaits ! Ils sont puissants, faciles à doser, progressifs et endurants. Pas grand-chose à redire, car n’oublions pas qu’ils proviennent de la Corsa OPC, qui dénombre plus de 190 chevaux. Sur les petites routes de campagne, piloter cette ADAM S fût un vrai moment de plaisir !

C’est la fin de l’essai, il me faut revenir sur mes pas. Cette dernière tranche de route se fera sur autoroute. Bien calé dans le siège baquet et en 6ème, l’ordinateur de bord annonce une moyenne de 7,2 litres. Plutôt frugale, la bestiole ! L’insonorisation se situe dans la bonne moyenne et il suffit de descendre un ou deux rapports pour avoir des reprises fulgurantes.

Elle a du répondant ...

Même si l’essai fût court, j’ai pu apprécier le caractère bien trempé de cette nouvelle bombinette. Car du caractère, elle en a ! Son comportement sportif, sain et joueur en fait un outil idéal pour les citadins pressés qui n’ont pas de problème de sciatique. J’ai particulièrement apprécié ses reprises à bas régime, qui font grimper rapidement le compteur de vitesses. Son habitacle est de qualité, mais pensé pour deux personnes car les sièges arrières sont anecdotiques. Si la « douloureuse » de base chez un concessionnaire Opel est de 18.900€, notre modèle d’essai qui n’est pas « full option », fait grimper son prix à 22.900€.
Note 15/20



Bien vu :
- Reprises énergiques
- Design sportif de GT
- Freins efficaces

A revoir :
- Places arrière
- Prix qui monte rapidement
- Amortissement un brin sec

Benoit Alves

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