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Essai Opel Corsa OPC, la rebelle !

Dans les années 80 et 90, des petits bonshommes cagoulés entretenaient l’insoumission et l’indépendance du pays d’Euskadi. Aujourd’hui, le Pays Basque pacifié reçoit sur ses terres une toute nouvelle rebelle : l’Opel Corsa OPC. L’essai de cette citadine énervée dans ce lieu doté d’une nature verdoyante et d’une situation idéale en bord de mer démontrera qu’elle non plus ne manque pas de caractère.

+ de photos Opel Corsa OPC Pack

L’aventure commence !

Le rendez-vous est pris, avec la marque germano-américaine, devant le musée Guggenheim de Bilbao. Ce chef-d’œuvre architectural, imaginé par Frank O. Gehry, offre au regard, à travers sa collection et des expositions changeantes, de nombreux trésors d’art contemporains. Cet endroit semble ne pas avoir été choisi au hasard, puisqu’il exalte avec ses courbes et ses contrastes de lumière, la bombinette d’Opel vêtue d’un bleu intense.

En se rapprochant un peu du bolide, on voit bien que cette Corsa reprend pleinement les gènes de la gamme OPC, en gonflant ses muscles. Les designers ont réussi leur coup ! Ils lui ont offert un look sportif sans tomber dans la dérive facile d’un excès de testostérone. Sa face avant redessinée intègre de belles prises d’air. La petite touche qui fait la différence est l’écope au sommet du capot. De profil se sont les élargisseurs, les bas de caisse généreux et les superbes jantes de 18 pouces chaussées de pneus Michelin Pilot qui font leur effet. Enfin, en poupe, la citadine, avec le spoiler monté sur le coffre et le double échappement Remus avec diffuseur autour des sorties d’échappement, dévoile ses prétentions de sportives.

Je prends la clé…

En actionnant le bouton d’ouverture des portes, la petite Opel annonce la couleur. Elle n’est pas une bourgeoise avec des chevaux. La Corsa OPC, se veut une vraie sportive. La preuve en est avec cet habitacle qui fleure bon la « compète ». Je m’assois dans des sièges Recaro, pose ma main gauche sur un volant cuir avec méplat inférieur, la droite sur le pommeau de levier de vitesse siglé OPC, mes chaussures appuient sur le pédalier sport et mes yeux louchent sur les compteurs habillés aux couleurs d’OPC. C’est sobre et impeccablement fait !

Il est maintenant temps de lancer le 4 cylindres qui servira de propulseur. Au premier contact, pas de doute, la Corsa OPC doit avoir du punch avec ce joli petit son qui s’échappe des échappements. Ce moteur cube a seulement 1,6 litre, mais il est épaulé par un gros turbocompresseur. De quoi débiter 207 chevaux pour un couple maximum de 280 Nm grâce à la fonction overboost. Le 0 à 100 km/h est expédié en 6,8 secondes, tandis que sa vitesse de pointe passe la barre des 230 km/h.

Pour maîtriser au mieux la cavalerie, les ingénieurs Opel se sont alliés aux spécialistes de Koni pour développer un châssis disposant d’un système d’amortissement ingénieux. Ce système d’amortisseur autoréglable FSD (Frequency Selective Damping) permet aux suspensions de s’adapter aux fréquences de rebonds et ainsi d’offrir une adhérence maximum aux trains roulants.

Gazzzz…

Les premiers tours de roue dans les ruelles de Bilbao n’ont pas été désagréables. La climatisation fonctionne parfaitement, la mécanique relance sans aucune difficulté, la boîte bien qu’un peu ferme est bien directive. Ce sont évidemment les suspensions sport et les pneus taille basse qui gâchent un peu le tableau. Mais rien de plus normal. Elle est faite pour les petites routes sinueuses. C’est pour cela qu’après une heure de crispation, j’arrive enfin sur les routes de l’arrière-pays. Pour enfin savoir si elle est capable de rivaliser avec les stars de la catégorie. Car je vais être honnête avec vous, les précédentes Corsa sportives ne nous ont pas laissé un souvenir impérissable, variante « Nürburgring Edition » exceptée. Le châssis agonisait rapidement sous les coups de boutoir mécaniques qui affichent une santé de fer.

À la première grosse accélération, j’ai eu l’impression que les roues avant adhéraient, mais elles cherchaient leur chemin. Un effet amplifié au volant par de petites remontées de couple. En augmentant le rythme, la Corsa OPC révèle ses appétences de sportive ! Le train avant se transforme et devient très précis. En courbe, il faut même remettre les gaz très tôt pour faire fonctionner l’autobloquant qui renvoie la roue avant extérieure dans le tracé du virage. C’est diablement efficace ! L’arrière suit sans broncher, même lors de provocations exagérées, y compris avec l’ESP en mode « Compétition ».

Deux heures après…

La fatigue monte, il me faut lever le pied. Les ingénieurs de Opel nous ont fignolé une Corsa OPC rigoureuse, sans pour autant lui faire perdre son tempérament rageur des anciennes générations. La marque en demande 23 800 €. Un tarif face auquel on se dit que l’on aurait tort de s’en priver. Par contre, le segment est aujourd’hui bien encombré avec la reine française, la Peugeot 208 GTi 30th, qui rafle tous les suffrages.
Note 15/20

Bien vu :
- Le style sportif
- Qualité de fabrication
- Le train avant et son autobloquant

À revoir :
- La conso moyenne de 8 litres
- Confort très ferme
- Manque d’image

Place à notre comparatif de fiches technique, avec un match entre la Peugeot 208 GTi 30th et notre Opel Corsa OPC :

Gentleman Racer

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