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Essai Peugeot 3008 BlueHDI 120 : l

La premi?®re 3008, con?ßue en vitesse pour occuper un segment auquel Peugeot ne croyait pas, connut un v?©ritable succ?®s‚Ķ commercial du moins. Esth?©tiquement c‚Äô?©tait, au mieux, sans int?©r?™t, mais les g?®nes de la marque ?©taient bien pr?©sents ?† la conduite et elle rencontra son public, d?®s 2009 jusqu‚Äô?† aujourd‚Äôhui. L‚Äôattente de sa rempla?ßante se faisait de plus en plus pressante, aupr?®s des acheteurs comme de la presse. Apr?®s une pr?©sentation officielle en mai, nous avons enfin eu la chance de l‚Äôessayer sur les routes d‚Äô?âmilie-Romagne et de Toscane, en Italie.

+ de photos Peugeot 3008 BlueHDi 120

Pour ce faire, j’ai pris possession d’un cœur de gamme, celui qui devrait représenter la majorité des ventes : la Peugeot 3008 1,6 BlueHDI 120 ch en finition Allure. Avec une petite variante sur ma version équipée d’une boîte de vitesses manuelle dite BC (Basse Consommation). Je la choisis avec la teinte métallisée Metallic Copper (640 €) qui me donnera autant de mal en photo qu’elle est sympa à l’œil.

Chacun ses goûts, certes, mais cela ne nous empêche pas d’avoir un avis et encore moins de le donner. Le design de cette nouvelle génération tranche singulièrement avec celui de la 3008 sortante. Place à un vrai et fort caractère, pleinement assumé. L’impact visuel de l’avant est le plus notable avec sa calandre verticale très haute et son capot a contrario très horizontal. La forme des phares se veut féline, agressive. Pour ma part, je ne suis pas conquis, mais ça lui confère un réel caractère. De profil, la ceinture de caisse élevée apporte un côté plus « statutaire », en tout cas plus imposant, tandis que l’arrière paraît presque 'fade' par rapport à cet avant plein de force. Le bandeau noir intégrant les feux « griffe » ajoute tout de même un peu de dynamisme, mais ne fonctionne, selon moi, pas avec toutes les teintes. Ce dessin surprend tant il donne une impression de charisme et de dimensions élevées alors que les proportions restent résolument compactes.



L’intérieur de la nouvelle 3008 :

La Sochalienne apporte autant d’attention à son habitacle qu’à son design extérieur et ça se voit. Passons rapidement sur quelques défauts d’ajustements qui, promesse des ingénieurs présents, sont inhérents à nos modèles d’essais et seront corrigés très vite.

Je suis accueilli par les sièges TEP & Tissu « Piedimonte » Mistral T un peu fermes à mon goût et dont j’ai tenté en vain de positionner l’appui-tête à ma convenance. Le tissu se retrouve également sur les contre-portes et, original et réussi, sur la planche de bord. Face à moi, le minuscule volant dénote sur ce SUV, mais il apporte un vrai plaisir à l’usage et permet, fait non négligeable, une très bonne vision de l’I-Cockpit. Ce dernier s’avère moderne et facile d’accès avec des animations graphiques stylisées assez esthétiques. Je n’ai pas eu trop de temps à lui consacrer, mais si j’ai trouvé comment afficher ma consommation ou mes distances partielles, elles finissaient toujours par repartir. Quelque chose me dit que c’est possible, du moins je l’espère.

La console centrale, sobre, est surplombée par l’écran tactile gérant l’ensemble des fonctionnalités, que ce soit la hi-fi, les nombreuses aides à la conduite, le téléphone et autres. Les gens de chez Peugeot ont tout de même eu la très bonne idée de donner accès aux fonctions principales via les 6 touches piano situées sous ledit écran. C’est ainsi que nous trouvons les accès directs aux principales fonctions de confort : radio, climatisation, navigation, paramètres véhicule, téléphone et applications mobiles.



L’espace intérieur dans son ensemble évolue, notamment l’espace aux jambes arrière qui augmente de 2,4 cm (un adulte de 1,85 m s’y installe sans problème), et la place pour la tête (même avec le toit panoramique). Les volumes de rangement sont également en nette hausse avec un coffre gagnant 90 litres pour s’établir à 520 litres (norme VDA) et jusqu’à 1 482 litres une fois la banquette rabattue. Petit bonus pour les rangements, l’immense vide-poches sous l’accoudoir central semble pouvoir recevoir le contenu des poches de tous les occupants.

Il y a tout de même quelques petits reproches à faire, notamment concernant la connectique. La voiture se veut moderne et technologique et n’accueille qu’une seule prise USB, c’est trop juste même en la présence de 3 prises 12V (dont une dans le coffre). La présence de la recharge par induction ne suffit clairement pas.

Système audio Premium Focal :

Ce système hi-fi signé par la marque française Focal se révèle une vraie réussite et propose tout l’univers de la marque et signature sonore unique. Le spécialiste du son est intervenu jusque sur le choix des matériaux des portières par exemple pour obtenir la meilleure restitution sonore possible. Nous devons bien avouer que le pari est réussi et que le son distribué par les 10 haut-parleurs est fluide, limpide et détaillé sans jamais surjouer. Amoureux de la musique, l’investissement vaut son coût décent de 850 €.


Une vraie Peugeot sur la route, un vrai SUV en dehors :

La nouvelle Peugeot 3008 repose sur la très bonne plateforme EMP2 qui apporte une perte de poids d’une centaine de kilos et un gain de qualités routières de haut niveau. Je passe rapidement sur la quantité d’aides à la conduite telles que le régulateur adaptatif (avec fonction stop sur boîte automatique), l’alerte de distance, le freinage automatique d’urgence, l’alerte active de franchissement de ligne, et cætera.



Sur la route, malgré des jantes de 19" à flanc haut et une hauteur de caisse élevée, la 3008 propose des prestations routières de tout premier ordre. Nous sommes bien au-dessus de ce que peut offrir un Tiguan par exemple. Ici, l’amortissement est doux sans être mou, préservant tant le confort des passagers que la tenue de route. Cette dernière, très bien secondée par la direction précise et bien calibrée, me permet de placer la voiture où bon me semble et d’enchaîner à bonne allure la quantité infinie de virages traversant la Toscane. La 3008 n’a pas besoin de faire appel à des suspensions pilotées ni à une fermeté excessive, le travail fait sur l'amortissement est aussi bon que sur l’incroyable 308 GTI : c’est doux, confortable et pourtant le roulis est très bien contenu. La conduite peut se faire dynamique, avec un sous-virage aussi contenu que le roulis, mais également coulée et silencieuse.

D’ailleurs, avec notre version diesel de 120 ch, c’est ce qu’elle fait le mieux, a fortiori avec la boîte « basse consommation ». Cette dernière allonge les rapports de boîte afin de maîtriser, sur le papier, la consommation. Dans les faits, ces boîtes deviennent souvent une plaie à l’usage, nécessitant de jouer du levier de vitesses sans arrêt. J’ai encore un souvenir désespéré de la BMW 116d EDE. Dans le cas présent, c’est moins vrai. Le moteur n’est pas complètement étouffé par cette boîte et si les accélérations et reprises dans le bas du compte-tours ne sont pas fabuleuses, elles restent correctes. Je pense néanmoins qu’une boîte de vitesses normale constitue un meilleur choix.

La 3008 est un vrai SUV et respecte tous les codes du segment, notamment les angles d’attaque et de sortie de 20 et 29 °. Il est alors étonnant qu’aucune offre en 4 roues motrices ne soit disponible. La marque propose néanmoins son système Grip Control en option (entre 400 et 800 € selon les versions). Mon modèle n’en était pas équipé, ni des pneus M+S plus adaptés au hors-piste. Pourtant, je me suis aventuré sans problème majeur sur des pentes en terre légèrement cassantes avec un dénivelé non négligeable. Le nombre de clients qui se risqueront sur ce type de terrain avec leur 3008 est extrêmement faible, mais sachez que vous pouvez !



La Peugeot 3008 a atteint la maturité et ne se cache plus. Elle s’affirme, avec raison, avec un caractère fort et sans la moindre honte. Notre modèle d’essai, cœur de gamme en finition Allure, offre de série un bel équipement et une tenue de route que beaucoup de concurrents vont lui envier. L’ensemble est proposé à 32 850 € en prix de départ avec ce moteur BlueHDI 120 ch suffisant tant qu’on ne charge pas trop la voiture. La consommation officielle est de 4,2 l/100 km, mais comptez bien 50 % de plus en usage réel.

Note : 17/20

Bien vu :
- Style affirmé
- Confort général
- Tenue de route
- Système hi-fi Focal (option)

À revoir :
- Une seule prise USB
- Certains ajustements (à vérifier si corrigés)

Etienne Roville

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