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Essai Renault Captur DCi 90 Eco2

Succ?®s commercial ind?©niable depuis son lancement en 2013, la Renault Captur se croise ?† tous les coins de rue. C‚Äôest simple, vous tournez la t?™te avant de traverser la route et vous avez toutes les chances d‚Äôen voir une. Mais ce succ?®s est-il m?©rit?©?? ?âl?©ments de r?©ponse apr?®s un essai vari?© d‚Äôune semaine.

+ de photos Renault Captur DCi 90 EDC

Le style est un critère important pour l’achat d’une automobile et sur ce segment précis c’est même la raison principale pour plus de 50 % des acheteurs. Sur ce point, Renault ne s’est pas contenté de surélever une Clio et soigne sa clientèle avec un vrai style affirmé et abouti.

Renault a d’ailleurs réussi avec la Captur, comme en son temps avec la première Twingo, à mettre un peu de couleur dans nos rues. En effet, le catalogue propose des couleurs sympas et voyantes et les gens osent. De plus, les acheteurs peuvent personnaliser leur Captur comme ils le souhaitent avec différentes teintes de carrosserie, de toit et même de jantes. (D’ailleurs, chacun ses goûts, mais les jantes orange ne me plaisent vraiment pas.)

L’intérieur se rapproche de celui d’une Clio, on y retrouve une console centrale proéminente recouverte d’un plastique noir brillant, que je ne supporte définitivement pas. Mais c’est comme pour les jantes orange, certains adorent et c’est tant mieux. L’ensemble donne une image un peu cheap, mais les ajustements ont l’air sérieux. Les sièges offrent un maintien latéral précaire et se révèlent peu confortables à la longue. Cependant, ils ne posent aucun problème pour des trajets quotidiens et c’est tout de même l’usage principal de la Captur.

Le coffre est de taille correcte, avec un plancher plat facilitant le chargement et le déchargement, notamment d’objets lourds. Mais si besoin, on peut enlever ce plancher pour gagner une belle profondeur supplémentaire. Autre côté pratique, la banquette arrière coulissante qui permet de passer de 380 à 450 litres en cas de besoin. Mais dans ce cas, l’espace aux jambes des passagers arrière est considérablement réduit.

Sur la route

La Renault Captur est une citadine, mais surélevée et se veut donc capable de sortir des sentiers battus. C’est pourquoi je l’ai emmenée partout, en ville, sur route, sur autoroute et sur chemin, sans chercher à la mettre en difficulté, j’ai bien conscience que ce n’est pas un 4x4.

En ville, elle roule à son aise avec son gabarit de citadine et une direction bien assistée. Son petit 1,5 DCi de 90 ch et 220 Nm suffit largement et fait preuve de dynamisme si besoin. La boîte EDC à 6 rapports n’est malheureusement pas exempte de défauts. Elle met un temps trop long pour passer le rapport supérieur et reste parfois en surrégime sans raison apparente. Elle se montre finalement plus agréable en mode Eco où les vitesses passent plus tôt sans pour autant casser toute la puissance. Seul un léger manque peut se faire sentir lorsqu’on souhaiterait toute la puissance pour un dépassement un peu « juste ». D’ailleurs, en mode normal, le bruit à l’accélération s’avère très présent et peu agréable, alors que, là encore le mode Eco est plus plaisant, l’accélération se faisant plus douce, le bruit paraît nettement plus léger.

Sur route, et a fortiori sur autoroute, la Captur ne pose pas de problème, d’autant qu’à vitesse stabilisée le moteur fait preuve de discrétion. Néanmoins, les suspensions sont un peu trop fermes en compression et ce n’est pas toujours une sinécure pour le dos. Sur route dégradée, ou bien en ville sur les nombreux dos-d’âne et autres coussins berlinois qui poussent comme de la mauvaise herbe, il faut réduire le rythme en conséquence. Si une Peugeot 2008 fait mieux sur ce point, le reste de la concurrence n’est pas spécialement mieux loti.
Cependant, malgré cette fermeté, la Captur s’écrase un peu sur l’avant en virage. Certes, plutôt dans les virages serrés, mais cela devient tout de même gênant par moment.

Sur chemin

Comme je l’ai dit plus haut, je n’ai pas cherché à mettre la Captur en difficulté ni à la pousser dans ses derniers retranchements. Combien de propriétaires le feraient ? Mais tout de même, sur les petits chemins que j’ai empruntés, par un temps humide apportant son lot de boue, la Renault s’en est bien sortie. Elle a gardé une bonne motricité et pour le coup la boîte, toujours en mode éco, a bien géré les changements de rapports. Sa garde au sol légèrement surélevée permet de passer quelques obstacles sans se poser de question, mais là encore ses suspensions me dissuadent de toute forme d’ardeur, pour sauvegarder mon dos.

La Captur mérite son succès sur son segment, si elle n’est pas parfaite, la concurrence ne l’est pas plus. Mais la nouvelle 2008 qui arrive très prochainement risque bien de changer la donne. La Renault a pour elle une bouille sympa, une construction tout à fait correcte et des qualités routières à la hauteur. Au niveau de la consommation, il n’y a pas de miracle, malgré l’usage quasi exclusif du mode Eco et une conduite pour le moins normale. J’arrive à 6,7 L de moyenne pour 100 km avec un score Eco2 de 68/100 d’après l’ordinateur de bord.

Mon modèle, proposé à partir de 23 500 € (hors options), est une Captur Intens DCi 90 EDC Eco2. Elle est équipée en plus du pack techno (Pack R-link + caméra de recul), des jantes alliage de 17" et d’une roue de secours galette.

Note : 13/20

Bien vu :
- Style
- Choix de couleur
- Performance

À revoir :
- Intérieur cheap
- Suspensions fermes

Etienne Roville

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