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Essai Skoda Kodiaq 2.0 TDI 150 : le gros et paisible ours tchèque

Profitant d’un groupe Volkswagen très dynamique, Skoda a dévoilé son tout premier SUV, le Kodiaq. Avec ses sept places, son volume de chargement à faire pâlir un utilitaire et de bonnes prestations routières, le SUV va en dévorer plus d’un.

+ de photos Skoda Kodiaq TDI 150

Reprenant le nom du célèbre ours mangeur de saumon en Alaska (avec l’orthographe originelle d’après ses géniteurs), le Skoda Kodiaq est le premier SUV de la marque tchèque. Un modèle qui, à l’instar de Seat avec l’Ateca, devrait permettre au constructeur de multiplier encore ses ventes déjà florissantes.

Le cargo polyvalent des routes :

Devant moi, le Skoda Kodiaq est finalement moins imposant que je l’imaginais. Sans doute grâce au tour de passe-passe des designers qui, pas très inspirés, ont esquissé le SUV avec des arrêtes vives. Le style est propre aux récentes créations de la marque et tranche avec les bourrelets habituels dans le segment, mais l’ensemble manque d’audace, en rappelant fortement le Seat Ateca, en version longue.

Pourtant, le SUV tchèque en impose : avec ses 4,70 mètres de long et son 1,65 mètre de haut, le Kodiaq n’a – presque – rien à envier au Volkswagen Touareg. L’empattement généreux permet de caser jusqu’à trois rangées de sièges (820 euros pour les deux dernières places), tout en conservant un volume de chargement très satisfaisant. Les chiffres : 270 litres avec les sept places, 720 litres avec cinq places et 2 065 litres avec les deux places à l’avant. De quoi permettre d’embarquer des objets d’une longueur de 2,80 mètres. On regrettera toutefois l’absence de siège passager rabattable (uniquement en finition Style) et le seuil de chargement très haut perché.

Comme à l’extérieur, le dessin de l’habitacle est parfaitement exécuté. L’ensemble n’est pas vraiment inédit, mais la finition n’a pas à rougir face à certaines références (allemandes C.Q.F.D.). Les rangements sont omniprésents, l’ergonomie bien pensée et l’équipement pléthorique. Le Skoda Kodiaq inaugure aussi un nouveau système d’infodivertissement, retransmis à travers un écran entièrement tactile de 8 pouces.

Il n’aime pas être dérangé : 

À son lancement, le Skoda Kodiaq est disponible avec quatre motorisations. Au rayon diesel on retrouve le 2,0 litres TDI avec 150 ch ou 190 ch, alors que le 1,4 litre TSI promet 125 ch ou 150 ch. J’ai fait le choix d’une version 2,0 litres TDI de 150 ch, accouplé à la transmission intégrale à boîte manuelle.

Le bloc sans bougies et ses 340 Nm de couple ne peinent pas à déplacer les 1 705 kg du gros SUV. Les relances sont satisfaisantes, évitant ainsi de jongler avec la commande manuelle, ferme au demeurant, mais aux verrouillages certains. Aussi, l’aiguille tenue dans le bas du compte-tours permet de ne pas entacher la sérénité à bord par les nuisances sonores de ce moteur. L’ensemble moteur/boîte colle bien à l’esprit du SUV, mais à choisir, une unité DSG (1 600 euros) serait plus indiquée.

Serenity Utility Vehicle :
Profitant de la plateforme MQB de Volkswagen (doit-on encore en faire l’éloge ?), le Skoda Kodiaq affiche des prestations routières de premier ordre. Sur autoroute, l’ensemble des aides à la conduite permettent de filer avec quiétude, en l’absence de bruits d’air et de roulement. Les passagers arrière, notamment celui du milieu, payent la rançon de la modularité avec des dossiers verticaux.

Le SUV montre ses réglages spécifiques sur le réseau secondaire, orientés vers le confort. Les mouvements de caisse sont bien canalisés, mais l’avant a tendance à élargir la trajectoire sur certains virages serrés quand le rythme s’accélère. Faute à la transmission intégrale qui permet en revanche de s’aventurer hors de la route. Le SUV est pourvu de dispositifs électroniques comme le mode Off Road et le Hill Descent Assist qui aident à s’affranchir de petits obstacles. Seule la garde au sol de 18,8 cm limite ses prestations en tout-terrain.

Le carnivore tchèque :
Le Skoda Kodiaq fait partie d’un nouveau segment de familiales, les super-polyvalentes. Il est bon à tout faire (sauf grimper aux arbres, certes) avec un confort typé, un ensemble bien fini et énormément de place à bord, même pour les deux derniers passagers. Toutefois, il conviendrait d’opter pour les motorisations plus puissantes et la boîte DSG pour profiter d’un niveau de prestations optimal.

Le Skoda Kodiaq est disponible avec un ticket d’entrée de 24 950 euros avec le 1,4 litre TSI 125 ch et 32 050 euros avec le 2,0 litres TDI 150 ch à transmission intégrale. Les hauts de gamme respectifs s’établissent à 36 850 euros et 41 650 euros. Notre modèle d’essai, équipé du 2,0 litres TDI 150 ch 4x4 en finition Style est affiché au prix de 38 850 euros hors options. Face à ses concurrents qui prennent parfois l’avantage, de peu, sur certains critères pratiques, le Skoda Kodiaq se rattrape avec son rapport prix/équipement et une rigueur germanique.

Note : 16/20

Bien vu :
- Capacité de chargement
- Intuitivité du système d’infodivertissement
- Agrément de conduite
- Prix attractifs

À revoir :
- Poids considérable
- Hauteur du seuil de coffre
- Confort d’assise sur la deuxième rangée
- Moteurs soumis au malus

Crédit photo : Soufyane Benhammouda/La Revue Automobile

Soufyane Benhammouda

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