Smart

Smart ForTwo Electric Drive

La Smart est l‚Äôune des premi?®res citadines ?† avoir utilis?© la f?©e ?âlectricit?©. Apr?®s de premi?®res g?©n?©rations timides, la nouvelle mouture se met ?† la mobilit?© propre. Plus aboutie que ses pr?©d?©cesseurs, la nouvelle Smart ForTwo Electric Drive en devient tr?®s int?©ressante.

+ de photos Smart ForTwo Electric Drive 2017

À l’origine, la Smart que nous connaissons devait recourir à la force électrique pour se faufiler dans les grandes agglomérations du globe. Toutefois, les diverses contraintes industrielles et financières ont poussé les entités à l’origine de la voiture à poser un moteur thermique. La suite de l’histoire nous la connaissons tous. À l’heure où les normes de pollutions et indices de consommation sont au centre de tous les débats, la Smart revient en force à la mobilité électrique : pour la première fois, toute la gamme est concernée, avec les ForTwo Cabrio et ForFour. Il n’en demeure pas moins que la Smart ForTwo reste la formule la plus cohérente.

La citadine par excellence :
Avec ses dimensions très compactes et son agilité, la Smart ForTwo est l’engin idéal des métropoles. La nouvelle génération a fait un énorme bond en avant sur les différents aspects de la voiture, que ce soit en termes de présentation intérieure et extérieure, mais également au chapitre dynamique. À l’instar de sa plastique attachante, la conduite n’est pas aussi atypique que sur d’autres microcitadines électriques. Nous n’en espérions pas moins avec ses dessous qui ont déjà fait leurs preuves.

Si ses batteries alourdissent l’auto de 160 kg et musellent les performances, le centre de gravité bas en fait une citadine relativement marrante à mener, avec une direction ultra-directe, secondée par un angle de braquage bluffant : la voiture réclame seulement 7,30 m entre deux murs pour faire demi-tour, ce qui s’avère très utile pour contrer les nombreuses étourderies du GPS. Nous regretterons simplement la suspension extrêmement sèche à basse vitesse, notamment sur les ralentisseurs où les deux passagers se font violemment secouer.

L’autonomie s’envole aussi vite que l’éclair :
La Smart FortTwo Electric Drive est toujours le fruit d’une alliance franco-allemande. Sur le plan industriel, avec une usine basée à Hambach, en France, mais aussi sur le plan technique : la batterie est fournie par ACCUmotive, une société allemande, alors que le moteur codifié R240 dérive de celui de la Renault Zoé. La mécanique électrique produit 81 ch et 160 Nm de couple, tandis que la batterie affiche une capacité de 17,6 kWh.

La puissance est parfaitement similaire à la génération précédente. La puissance disponible est absolument suffisante pour animer la Smart ForTwo en ville. Plus intéressant qu’un 0-100 km/h (11,5 secondes) sur ce type d’engin, le 0-60 km/h est annoncé en 4,9 secondes. Une valeur qui correspond à toute bonne citadine, mais les reprises s’essoufflent rapidement au fil du tachymètre. Il n’est pas impossible non plus d’emprunter certaines voies rapides ou autoroutes, avec une vitesse bridée à 130 km/h, à condition de ne pas trop solliciter la citadine : le 80-120 km/h réclame près de 11 secondes.

Mais c’est la consommation qu’il faut surveiller de près dans ce type d’utilisation. Déjà très gourmande en ville, la Smart ForTwo Electric Drive n’apprécie guère les escapades extra-urbaines. Preuve en est avec notre essai mixte, où l’autonomie de 160 km annoncée au départ est rapidement descendue sous les 90 km. Dans tous les cas de figure, même avec le mode Eco activé, la Smart ForTwo Electric Drive ne devrait pas aller au-delà des 100 km d’autonomie. Le constrcuteur justifie cette autonomie par un nombre maîtrisé de batterie, résultat d'un arbritage financier en faveur du prix de vente final.

Une ForFour E.D. moins convaincante :
Pour la première fois, la Smart ForFour adopte le badge Electric Drive. La Smart à vocation plus "familiale" fait appel à la même mécanique électrique que sa sœur amputée de deux ouvrants. Avec un poids plus important, la ForFour Electric Drive avoue une autonomie de 155 km, soit 5 km de moins que dans la ForTwo. Dans les faits, cela se traduit par une autonomie moins importante de 10 km. Étonnant pour une citadine plus appelée à sortir de la ville que la version à deux places.

Si l’angle de braquage n’est pas aussi déroutant que dans la ForTwo, mais tout de même satisfaisant (8,65 m), la Smart ForFour est plus confortable grâce à son empattement allongé avec des secousses moins violentes sur les bosses et un confort acoustique à peine meilleur. Les places arrière sont suffisantes pour faire face au quotidien, alors que le coffre peut monter jusqu’à 975 litres, ce qui est, vous en conviendrez, impossible avec la ForTwo.

Merci au bonus écologique :
La nouvelle Smart Electric Drive ne révolutionne pas la formule de la précédente génération. En revanche, les améliorations apportées en font la citadine électrique par excellence. C’est même un tandem très cohérent, avec une voiture et un groupe motopropulseur électrique adaptés à la ville et aux besoins quotidiens de la grande majorité des automobilistes. C'est une des raisons pour laquelle Smart va être le premier constrcuteur à proposer uniquement des versions électriques aux Etats-Unis et au Canada.

Si l’on peut regretter son manque d’autonomie, la Smart Electric Drive se recharge toutefois plus vite qu’auparavant : il lui faut six heures sur une prise murale habituelle et trois heures et demie sur la Wall Box de Smart. Cette installation permet en revanche de récupérer 80 % en 45 minutes.

La Smart ForFour a peut-être un peu de mal à justifier ses 22 600 euros face à la Renault Zoe annoncée avec 400 km d’autonomie mais, affichée à partir de 23 600 euros, la Smart ForTwo Electric Drive est une meilleure proposition, qui plus est sans concurrence. Son ratio de 11 475 euros le siège n’est pas raisonnable, c’est un fait, mais les batteries ne sont pas en location et le bonus écologique de 6 000 euros permet de faire baisser la facture à 16 950 euros. Mieux encore, une aide de 4 000 euros est versée si vous envoyez un véhicule diesel de plus de dix ans à la casse, soit un prix final de 12 950 euros dans ce cas.

Note : 15/20

Bien vu :
- Bouille sympathique
- Agilité et angle de braquage
- Bonne insonorisation
- Performances suffisantes

À revoir :
- Autonomie très limitée
- Suspensions très sèches en ville
- GPS lent
- Prix salé pour deux places (hors bonus et aides gouvernementales)

Soufyane Benhammouda

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