Circulation alternée à Paris en 2014

Après la baisse de limitation de vitesse sur le périphérique parisien à 70 km/h, la mairie de Paris et le gouvernement souhaitent instaurer la circulation alternée dès l’année prochaine dans la capitale.

Sous l’impulsion de Bertrand Delanöe, Paris a adopté ces dernières années plusieurs mesures visant à réduire la pollution au sein de la capitale, qu’elle soit sonore ou gazeuse. Recouvrement du périphérique, mise en place de murs anti-bruit, fermeture des berges rive gauche, développement des Velib’ et Autolib’, développement du Tramway, augmentation du nombre de pistes cyclables, baisse du prix du tarif résidentiel pour le parking, sans oublier dernièrement la diminution de la limitation de vitesse du périphérique à 70 km/h. 

Un des derniers projets du maire de Paris avant de rendre les clefs de l’hôtel de ville le 30 Mars 2014 sera de faire passer le projet de circulation alternée en cas de pic de pollution. La circulation alternée était jusqu’à ce jour mise en place uniquement dans des cas de pollution à l’ozone, et non pas en cas d’atteinte à la santé publique liée à la qualité de l’air. On devine déjà la gronde d’une population parisienne mais aussi et surtout francilienne pour qui se déplacer sans voiture n’est pas toujours évident quand il s’agit de se rendre dans la capitale pour y travailler. 

Quand on sait que le nombre de décès liés à la mauvaise qualité de l’air à Paris est de 42 000 par an, et que le nombre d’enfants asthmatiques ne cesse d’augmenter, on peut sérieusement envisager de prendre des mesures pour réduire l’émission de particules fines au sein de la capitale. Le principe de cette alternance sera d’autoriser la circulation des véhicules dont la plaque se termine par un numéro impair les jours impairs, et les jours pairs pour les plaques d’immatriculation se terminant par un nombre pair. 

Philippe Martin, Ministre de l’Ecologie, a annoncé qu’il était favorable à la mise en place de cette nouvelle mesure en cas de pic de pollution, qu’elle soit due aux particules fines, ou aux oxydes d’azote. Il y va de la santé publique d’une part et surtout, de directives européennes qui pourraient amener la France à devoir payer plusieurs dizaines de millions d’euros par an d’amende, jusqu’à obtention d’un niveau de pollution qui entre dans les normes de la CEE. Economiquement, c’est aussi un coût pour la collectivité de 20 à 30 milliards d’euros, dont 10% uniquement pour les frais de soins. 

Ce projet de loi sera discuté dès le mois prochain entre la mairie de Paris, les collectivités locales, les sociétés de transport et le gouvernement afin de mettre à plat toutes les modalités de mise en place de ce système. 

Photo A-P

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