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Essai Nissan 370Z Nismo

Pour 2015, Nissan offre un restylage à sa famille 370Z. L'occasion rêvée pour le service presse de Nissan France de nous faire essayer la dernière version de la Nismo, en parallèle à l'essai de la Juke Nismo RS que vous avez déjà pu lire. Au programme, une prise en main sur le col de Turini oùle V6 nippon a pu s'exprimer sans retenue...

+ de photos Nissan 370z Nismo Facelift2015

Joindre l’utile à l’agréable. C’est comme cela que l’on pourrait juger l’opportunité d’essayer la 370Z Nismo restylée dans un cadre magnifique, alors que l’objet de notre venue était l'essai de la Juke Nismo RS. Pas question pour Étienne et moi-même de refuser ce plaisir ; ni une ni deux, nous nous glissons dans les nouveaux baquets Recaro offerts en série sur le millésime 2015 et nous vous emmenons avec nous. Absents les années précédentes, ces sièges peuvent justifier à eux seuls le fait de s’orienter vers la déclinaison Nismo du Z, malgré une différence de prix de 9 800 € avec la 370Z Pack. Déjà que sans eux la Nismo représentait 80 % des ventes du Z en France, on imagine ce que cela va donner cette année…

L’autre bonne raison de craquer est le look de la bestiole, encore plus démonstratif qu’auparavant grâce au nouveau bouclier avant peint en rouge et aux feux diurnes à LED. Les bas de caisse et les rétroviseurs extérieurs ont quant à eux été redessinés. C’est tout l’aérodynamisme qui a été revu, jusqu’à l’aileron, remodelé et rétréci. C’est bien la preuve que ce n’est pas la taille qui compte ! Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué sur les superbes photos de mon confrère la présence de jantes forgées de 19, à la finition diamantée brunie. Une belle route, une belle voiture et un beau soleil, c’est ce que j’appelle gagner le tiercé dans l’ordre. 

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Un gros cœur…

L’intérêt de la 370Z est son gros moteur atmosphérique, un des derniers encore en activité sur le marché et c’est encore plus vrai dans cette catégorie. Le portefeuille de l’acheteur devient par voie de conséquence un dommage collatéral de ce choix du fait que le coupé Nismo écope du malus écologique maximal, la faute à des rejets de CO2 supérieurs à 200 g/km. Cependant, les 8 000 euros ponctionnés par l’État sont amortis par les 45 900 € demandés par le constructeur, d’autant qu’il n’y a pas d’option au catalogue. Un coupé à propulsion suréquipé de 344 chevaux, à ce prix, ça ne se bouscule pas. Surtout depuis que Hyundai a stoppé l’importation de sa Genesis…  
Il est reproché au 3.7 litres de ne pas être assez sonore. Ce n’est toujours pas Woodstock, mais sur la Nismo, l’échappement atténue ce reproche, notamment de l’extérieur. L’insonorisation intérieure a été repensée si bien que pour profiter de la symphonie du V6, mieux vaut baisser les vitres. À moins que Nissan ne se décide à commercialiser le Roadster dont le concept a été dévoilé il y a quelques semaines…

La grosse cylindrée offre de la souplesse, élément manquant trop souvent sur les petits moteurs turbocompressés actuels. Malgré cela, le couple haut perché à 5 200 tr/min et des rapports de boîte trop longs rendent le moteur creux à bas régime. Nous sommes en présence d’un bloc qui demande à être cravaché à l’ancienne. Avec une puissance maximale atteinte à 7 400 tr/min, la cravache, il aime ça ! Malgré son manque de couple à bas régime, l’allonge moteur demeure exceptionnelle. Une caractéristique appréciable sur les routes sinueuses du Turini où il n’y a pas besoin de jouer constamment du levier de vitesse. Mais lorsque le besoin de changer de rapport se fait sentir, on peut compter sur une boîte précise au maniement irréprochable. Le S-Mode permet même de simuler un double débrayage pour ceux que cela amuserait.

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Un comportement sportif ?

Quand même, oui ! Certes, on n’est pas dans la radicalité pure et dure, mais la propulsion permet de se faire plaisir malgré une orientation saupoudrée de « sous-virage préventif ». Comprendre par-là que l’avant chasse, à défaut que ce ne soit l’arrière qui cherche à vous passer devant. Un comportement plutôt sain donc dans le sens où il n'est pas piègeux et qui permet une prise en main facile pour les non-initiés à la propulsion ou bien, plus globalement, à ceux qui cherchent à s’amuser sans se battre avec la voiture.

Le freinage est à la fois efficace et endurant malgré une première ascension du col par deux de nos confrères avant que nous n’essayions la voiture. Reste l’attaque de pédale de frein quelque part spongieuse qui nécessite qu’on l’écrase. En réalité, ce n’est pas forcément un mal puisqu’il en découle un freinage progressif.

La suspension arrière a été repensée pour une prise de roulis amoindrie – bien que toujours palpable en appui – sans que cela nuise au confort. Cela reste un plaisir de voyager à bord de la 370Z et un retour sur Paris à la place de l’avion n’aurait pas été pour me déplaire ! 
Finissons en évoquant les performances symbolisées par le 0 à 100 km/h effectué en 5,2 secondes

Conclusion

La 370Z Nismo est un coupé à l’ancienne avec ses six grosses gamelles et sa boîte mécanique. Les quelques nouveautés apparues en 2015 améliorent sensiblement ce modèle qui mérite d’être redécouvert. Une des dernières occasions de se faire plaisir sans – trop – se ruiner… 

Photos : Étienne Rovillé pour la Revue Automobile

Note : 14/20

Prix : 45 900 €

BIEN VU
Allonge moteur (merci le gros V6 !)
Maniement de la boîte manuelle
Freinage endurant
Confortable
Nouveaux baquets Recaro
Équipement de série/tarifs

À REVOIR
Tendance au sous-virage
Petite prise de roulis
Rapports trop longs
Malus écologique

Maxime Joly

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