Suzuki

Essai Suzuki Celerio : la citadine mini-prix

Suzuki remplace l’Alto et la Splash par un seul modèle baptisé Celerio. Avec un gabarit limité à 3,60 mètres, cette petite citadine se pose en concurrente de modèles aussi divers que la Kia Picanto, la Volkswagen up! et même la Renault Twingo. Avec une gamme simplifiée, des atouts bien identifiés et surtout des tarifs véritablement imbattables. Si elle ne paye pas de mine à première vue, elle mérite qu’on s’intéresse à elle. Vous avez cinq minutes ? On vous explique.

+ de photos Suzuki Celerio

Outre les crossovers/SUV et les véritables 4x4, Suzuki s’est fait une spécialité des petites citadines comme l’a montré le succès de la Swift. Avec la Celerio, on descend un cran en-dessous, sur le segment A des Peugeot 108/Citroën C1 et de la Renault Twingo, avec un modèle à la destinée mondiale. Il sera en effet commercialisé en Europe mais également en Asie, là où il est produit (Inde, Thaïlande), dans le but de remplacer à la fois l’Alto et la Splash.

Une voiture deux-en-un

Voilà qui tombe bien, avec 3,60 mètres de long, la Suzuki Celerio se place à mi-chemin de ses deux aînées. Grâce à un empattement de 2,42 mètres qui a pour effet de rejeter les roues aux extrémités de la carrosserie, l’habitabilité est presque digne du segment supérieur. A l’avant, on est très à l’aise et le conducteur est même un peu en hauteur . A l’arrière, un adulte s’installe sans peine et dispose d'une place suffisante pour caser ses genoux. Quant au coffre, d'une contenance de 254 litres, il fait référence pour une telle citadine, d’autant que banquette rabattue, son volume grimpe à 756 litres.

Bien sûr, cette configuration a quelques limites. Même en version homologuée à 5 places (4 places à la base), la Celerio transportera très difficilement trois personnes à l’arrière. Et la contenance du réservoir est limitée à 35 litres. Mais sur ce point, elle ne fait pas moins bien que la concurrence. Côté ligne par contre, c’est un peu fade, malgré quelques efforts sur les flancs pour dynamiser le dessin. A noter que notre version d’essai bénéficiait de quelques accessoires stylistiques bienvenus comme des jantes alliage, des protections de caisse latérales et un petit spoiler de toit.

Ambiance sympathique

A bord, l’ambiance est agréable en dépit d’une présentation intérieure assez simple. Bien entendu, la majorité des plastiques de la planche de bord et des contreportes sont durs, mais les ajustages sont corrects et l’ergonomie des commandes bien étudiée. Dans la finition « cœur de gamme » Privilège, qui fera la majorité des ventes, le volant à trois branches est réglable en hauteur, tout comme le siège conducteur, tandis que le tableau de bord très lisible intègre un compte-tours, que la climatisation manuelle est de série et que l’autoradio CD MP3 dispose d’une connexion Bluetooth et d’une prise USB. De son côté, la banquette arrière homologuée pour trois passagers devient fractionnable en 60/40. Le régulateur de vitesse est quant à lui absent.

Ceux qui en voudraient plus pourront choisir le pack Auto (calandre chromée, antibrouillards, jantes alliage, rétroviseurs extérieurs ton carrosserie) ou le pack Plus (Stop & Start, feux de jour à LED, aide au démarrage en pente) ; dans le premier cas, ce sera avec boîte automatique, et dans le deuxième, ce sera plus cher car le moteur est le plus optimisé de la gamme.

Prestations logiques

Ce moteur « optimisé » est en fait le même que dans la Celerio que nous avons essayée, un 3 cylindres 1.2 litres de 68 chevaux, mais en version VVT, c’est-à-dire avec double injection, taux de compression boosté, variateur de phase et Stop & Start. De quoi gagner 3 Nm de couple (de 90 à 93 Nm) mais surtout faire passer la consommation théorique de 4,3 à 3,6 litres/100 et faire descendre les émissions de CO2 de 99 à 84 grammes/km.

Voilà qui peut être agréable au quotidien mais n’apportera rien sur le bonus écologique, celui-ci ayant disparu en 2015 pour les voitures thermiques. De toute manière, même sans ces artifices, le moteur de la Celerio s’en tire déjà relativement bien. Il faut dire qu’il n’a que 805 kilos à tracter et qu’avec sa belle vivacité, surtout sur les premiers rapports, il rend les voyages assez agréables. Sans compter qu’il se montre très silencieux, même sur autoroute où il s’essouffle cependant assez vite en raison de la longueur des rapports de la boîte manuelle. La boîte robotisée qui arrivera en mars fera-t-elle mieux ? Côté consommation, une conduite douce permet de passer sous la barre des 6.0 litres/100 km, même en ville, ce qui est raisonnable.

Prix imbattables

Evidemment, on ne fait pas de folies au volant de la Celerio, mais la petite nipponne dispose d’un châssis sain et d’une direction assez précise, tout juste ce qu’il faut pour être tranquille lorsqu’on circule en et hors agglomération. Le confort est bon mais sur les trajets les plus longs, la faible épaisseur des sièges finira sans doute par tasser les dos les plus sensibles. En fait, la Celerio fait tout juste ce qu’elle doit faire, sans chichi et sans plus, mais à ce prix-là, qui oserait en demander plus ?

En effet, la version de base 1.2 68 ch Avantage est à 8 890 euros mais avec l’offre de lancement assurant un rabais de 1 500 euros contre reprise, on obtient un prix imbattable de 7 390 euros ! Mais mieux vaut monter à 10 490 euros (8 990 euros avec l’offre de lancement) et choisir la Celerio 1.2 68 ch Privilège, au rapport équipement/prix imbattable. La version 1.2 68 ch Pack Auto est à 12 690 euros (11 190 euros avec l’offre de lancement) et la version 1.2 VVT 68 ch Pack Plus est à 12 190 euros (10 690 euros avec l’offre).

Note : 14/20

Bien vu
- Le tarif de base sous les 9 000 €, sans malus
- L’habitabilité
- Le rapport prix/équipement de la finition Privilège

A revoir
- Le régulateur de vitesse indisponible sur toute la gamme
- La boîte de vitesses trop longue
- La ligne qui manque de peps

Photos Emmanuel Genty & Emmanuel Bordonado

 

Emmanuel Genty

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