BYD Han : la berline électrique des empereurs chinois

BYD, pour Build Your Dreams, n’est pas encore une marque automobile présente sur le sol du Vieux Continent. Mais les patrons se débrideraient volontiers afin de poser leurs valises chez nous. Pour ce faire, BYD a tout simplement commencé par se présenter au grand public lors du Mondial de l’Automobile. Ils sont venus avec 3 modèles : un SUV compact électrique, le BYD ATTO 3, un grand SUV, la BYD Tang, et une grande berline zéro émission, la BYD Han… et c’est elle qui attirera notre attention.


BYD est surtout reconnu comme fabricant de batteries, que ce soit pour les téléphones ou les voitures.

Comme l’appétit vient en mangeant, BYD s’est depuis quelques années lancé dans la fabrication de voitures 100 % électriques. Si jusqu’à présent la marque se contentait de son marché intérieur, il semblerait qu’elle regarde du côté de l’Europe pour son expansion. C’est certainement cette raison qui a poussé la marque à prendre un stand au Mondial de l’Automobile.

C’est en même temps une bonne chose, puisque c’est ici que l’on a fait la rencontre de cette BYD Han.

La BYD Han est une grande berline. Avec ses 4,99 m de longueur, elle se positionne en concurrente des BMW Série 5, Audi A6 ou encore Mercedes Classe E. La différence la plus notoire est évidemment son système de propulsion. Les allemandes sont de fabuleuses voitures à moteur à combustion, alors que cette chinoise se positionne en voiture zéro émission avec son système électrique.

En spécialiste de la batterie, BYD nous propose des accumulateurs somme toute « raisonnables » pour un tel engin. On est sur une batterie de 85,4 kWh. Elle alimente 2 moteurs électriques d’une puissance de 517 ch pour 700 Nm de couple. Malgré le poids colossal de ses piles, 592 kg, la BYD Han pousse très fort. Il ne lui faut que 3,9 secondes pour passer de 0 à 100 km/h.
Qui dit voiture électrique dit recharge. Ici, la Han dispose de 11 kW en AC et d’un chargeur DC de 120 kW, ce qui lui demanderait en moyenne plus de 35 minutes pour le 20 à 80 %. L’autonomie, dont l’homologation WLTP est encore en cours, serait de 521 km. Une bonne performance, qui doit beaucoup à l’aérodynamique de la BYD Han.


Si je trouve son allure valorisante pour une chinoise, l’intérieur est un peu plus simpliste dans sa réalisation. Ce ne sont pas les matériaux ni les assemblages qui heurtent, mais plutôt l’environnement global qui semble provenir d’une voiture du début des années 2010. Cela dit, la BYD Han sait accueillir ses passagers. Avec un empattement de 2,92 m, il y a de l’espace à bord. On se croirait même dans une limousine, à l’arrière. Ici, on peut piloter le siège du passager avant pour l’avancer au maximum et ainsi allonger ses jambes. Des écrans permettent de piloter l’infodivertissement ou la climatisation.

À l’avant, la BYD Han reçoit un grand écran multimédia qui peut pivoter en mode paysage pour regarder un film pendant la recharge. En mode portrait, le système optimise la lecture du GPS.


Quel étrange nom ? N’est-ce pas ?

Eh bien, sachez qu’elle fait référence à la dynastie Han, tout comme le gros SUV fait référence à la dynastie Tang.

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