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Essai BMW 530d xDrive : du bel ouvrage

Le segment de la grande berline, par les tarifs pratiqu?©s, cible une client?®le relativement ?©litiste, rendant la concurrence rude. Mercedes vient de mettre sur le march?© sa nouvelle Classe E, bard?©e d‚Äô?©lectronique, tandis que la S?©rie 5 prend gentiment de l‚Äô?¢ge. Alors, vaut-elle encore le coup?? Pour r?©pondre ?† cette question, j‚Äôai pris possession d‚Äôune 530d xDrive le temps d‚Äôun long week-end.

+ de photos Bmw 530d xDrive

Je récupère « ma » Série 5 en finition M Sport dans le sud-ouest de la région parisienne, la veille de mon départ, pour la ramener chez moi, dans le nord-est de l’Île-de-France. Les conditions idéales pour tester la berline et sa boîte automatique pourvue de 8 rapports. Je m’installe dans l’habitacle lumineux à la finition proche de la perfection. Du cuir Nappa Exclusive Elfenbeinweiss recouvre les sièges, les contre-portes ou encore la planche de bord, sur laquelle des inserts noir laqué se mêlent harmonieusement à la peau tannée. Je trouve rapidement ma position de conduite grâce aux réglages totalement électriques des sièges et appuie sur le bouton de démarrage.

Le 6 cylindres 3,0 l turbo carburant au diesel émet un son feutré et régulier, bien loin du « clac clac » caractéristique de ce type de motorisation. Je tire le sélecteur de boîte vers moi afin de passer en mode Drive et m’attaque aux vicissitudes de la circulation parisienne. En mode confort, les passages de vitesse sont transparents et l’accélération douce, à l’instar des suspensions. Dans les bouchons, les vitesses s’égrènent dans un sens ou dans l’autre sans rien me demander, me laissant profiter de ce temps mort pour appairer mon téléphone et brancher ma musique. Cette dernière est diffusée via le système hi-fi Harman Kardon de très bonne qualité. Tout cela est de bon augure pour le reste du week-end.

Étretat, me voilà.

Après un bout de périphérique à 70 km/h, j’emprunte l’autoroute A13. Sortant d’une portion d’un ennui profond, je lâche les chevaux et écrase la pédale de droite. La boîte de vitesses rétrograde rapidement sur le rapport idéal et les 258 ch me propulsent avec aisance à une vitesse inavouable. Lors de cette libération, le moteur m’étonne avec une sonorité plutôt sportive et agréable. Décidément, ce bloc diesel me surprend. Si la BMW Série 5 est parfaitement adaptée à l’autoroute, je sors néanmoins à Pacy-sur-Eure afin de tester son dynamisme sur route.

Dès les premiers virages, j’augmente le rythme et si la BMW préserve un grand confort, le comportement m’étonne par des sous-virages assez notables. Elle tient la route, certes, même avec mon allure élevée et le système xDrive s’acquitte de son office, mais je suis presque déçu. La firme de Munich aurait produit une voiture très confortable, mais pas dynamique ? Ça serait une première !

Berline 2 en 1.

Je vous rassure, il n’en est rien ! Je passe la 530d en mode Sport +, la direction se fait plus franche, la boîte plus rapide, les suspensions plus fermes… Ma berline confortable et presque pataude en conduite dynamique se trouve métamorphosée. Du sous-virage il ne reste rien, le train avant gagne en précision et vivacité, et entre dans les virages sans la moindre hésitation tandis que l’essieu arrière suit sans jamais me mettre en défaut. Le moteur offre des performances de premier ordre, les 560 Nm permettant de reprendre avec force à n’importe quel régime. La boîte est très bien gérée et quasiment toujours sur le bon rapport, mais elle n’anticipe pas comme je peux le faire, alors je passe en mode manuel et utilise les (petites) palettes au volant. Dans ces conditions encore plus, le moteur me gratifie d’une sonorité plaisante et seul le régime moteur maximal me persuade que c’est bien un moteur diesel que j’ai sous le capot.

Retour à la civilisation, retour au mode confort et à la conduite coulée. Tout redevient doux d’une simple pression sur un bouton. La conduite en ville se révèle très agréable, seul le Start & Stop vient gâcher le moment. Ce dernier se montre aussi lent à réagir que présent en fonctionnement, faisant vibrer la voiture. C’est triste de ternir aussi bêtement un tableau de maître.

Si la nouvelle Mercedes Classe E se targue d’être la berline la plus intelligente, en embarquant pléthore d’aides à la conduite qui la rapprochent de la conduite autonome – notre essai n’avait d’ailleurs pas été des plus concluant – la BMW Série 5 demeure une voiture qui se conduit. Ajoutez à cela une belle performance en termes de consommation, puisque malgré un poids de 1 810 kg (à vide) et 4 roues à entraîner, je finis avec une moyenne de 8,5 l/100 km sans effort. Tout ceci à un coût, 59 500 € hors pack et option et 86 115 € pour le modèle essayé. La prochaine génération sera obligatoirement plus technologique, mais gageons que BMW ne perdra pas de vue ce qui fait leur renommée.

Note : 18/20

Bien vu :
- Confort
- Dynamisme en mode sport
- Consommation
- Sonorité

À revoir :
- Start & Stop lamentable à ce niveau de gamme
- Espace de rangement un peu juste dans l’habitacle

Etienne Roville

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2016-07-12 09:11:09  

Un minimum de sérieux lors de la rédaction de l'essai... Boîte double embrayage alors que c'est la boîte automatique à convertisseur la plus connue au monde... Le moteur c'est pas un biturbo mais un monoturbo...

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Curieux
2016-07-12 16:59:53  

Pour moins cher on peut avoir aussi vaste (moins large mais plus pour les jambes), un peu moins confortable notamment pour les assises arrière mais aussi moins lourd et toujours Xdrive à 258 CH diesel : Série 3GT 30D XDRIVE. 
Question agrément/comportement et pour avoir conduit les deux la Série 3GT 30D XDRIVE est plus vive mais moins impériale et silencieuse.

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