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Essai Mercedes SL : une l?

La Mercedes SL est un engin roulant ?† part qui affronte le temps et les modes depuis 1952. Forte de son histoire, la SL a su garder son concept originel : celui du cabriolet 2 places qui d?©ploie tout le luxe, le confort et la sportivit?© que sont capables d‚Äôoffrir les ing?©nieurs de la firme ?©toil?©e.

64 ans apr?®s la naissance de la l?©gendaire 300 SL, reconnue ?† travers le monde avec ses mythiques portes papillon, Mercedes peaufine sa 6e g?©n?©ration de roadster SL, avec une ribambelle de modifications qui la rend plus que jamais d?©sirable. Pour m‚Äôen rendre compte, j‚Äôai pris la direction de Marseille, pour un essai exclusif de cette nouvelle Mercedes SL.

+ de photos Mercedes SL 500

Pour la rendre meilleure !

La génération actuelle de la SL date « déjà » de 2011. Pas de quoi en faire une voiture « has been » me diriez-vous. Cependant, depuis ces 5 dernières années, la haute technologie s’est approprié en profondeur nos autos. Mercedes a, quant à elle, fait un pas de géant sur ses nouveaux modèles. À tel point qu’on voit apparaître les premières bribes de la voiture autonome (cf. : essai du nouveau Mercedes Classe E).

De fait, le luxueux roadster de Mercedes ne pouvait pas faire l’impasse sur ce savoir-faire. Outre les feux full LED, le régulateur de vitesse Distronic Plus intègre une fonction « Line Assist ». Ce système corrige les erreurs de trajectoire, en agissant sur le volant. Il va même plus loin. Sur autoroute, avec les lignes blanches bien marquées, l’auto est capable de prendre un virage sans l’intervention du pilote. À cela, Mercedes rajoute le freinage d’urgence, le système d’alerte de trafic, les capteurs d’angles morts ainsi que le Pre-Safe Plus qui tente de minimiser les blessures à l’approche d’un choc.

Les ingénieurs n’ont pas oublié l’agrément de conduite, car cette nouvelle SL adopte la dernière génération de suspensions active ABC (pour Active Body Control) qui, grâce à des ressorts ancrés sur des vérins hydrauliques, peuvent faire varier le tarage des amortisseurs en quelques fractions de seconde. Le mode Curve, déjà présenté sur le coupé S, va même jusqu’à faire prendre un angle de 2,65 ° en virage. De quoi annihiler les forces latérales et le phénomène de roulis. À noter que cette fonction n’est toutefois pas disponible sur les versions AMG. Enfin, la Mercedes SL reçoit la toute nouvelle boîte de vitesses automatique à neuf rapports 9G-TRONIC (hors version AMG qui conserve sa boîte à 7 rapports).

Ouverture du coffre nouvelle Mercedes SL

Évidemment, le toit rigide rétractable est reconduit, mais il est désormais actionnable en roulant jusqu’à 40 km/h. L’accès à la soute à bagages est électrique et lorsque la « capote » est bien au chaud dans son compartiment, le système relève la malle et le toit. Une astuce qui facilite l’accès aux petits sacs de voyage. Petits, car si les 345 dm3 de volume semblent convenables, il faudra être un expert en Tetris pour pouvoir les utiliser.

Mon bolide !

La gamme s’articule autour de 4 motorisations. En entrée de gamme, la SL 400 propose un V6 biturbo de 367 chevaux et 500 Nm de couple. En haut de gamme, les sorciers d’AMG proposent : la SL 63 AMG qui développe 585 chevaux et 900 Nm de couple, alors que la SL 65 AMG franchit le cap des 600 bourrins avec une cavalerie de 630 chevaux et 1 000 Nm de couple, issue d’un V12. Pour ma part, j’ai choisi la SL 500, avec son V8 biturbo de 455 chevaux pour 700 Nm de couple, qui représente le milieu de gamme. Un choix raisonnable, car elle expédie le 0 à 100 km/h en 4,3 secondes soit 2 dixièmes de plus que la SL 63 AMG…

Passons aux choses sérieuses…

Après un temps de vol assez court entre Orly et Marignane, une navette m’attend pour m’emmener à la concession Mercedes de Vitrolles. Son chef des ventes, Mr Fabrice Guerenne, qui m’accueille avec le sourire, m’offre la clé de mon bolide. Après une nécessaire prise en mains, j’appuie sur le bouton « Start ». Le V8 y va d’un joli son rauque. Les rayons du soleil et les 20 °C ne me laissent pas le choix : je vais devoir rouler sans le toit ! Dur métier, n’est-ce pas ?

test Mercedes SL 500 V8

Mon essai commencera par un petit voyage vers Cassis. Les premiers hectomètres à bord sont étonnants. La nouvelle boîte de vitesses est d’une grande douceur, tout comme les suspensions actives. Sans bruit, sans percussion, elle avale avec une infinie douceur les imperfections du bitume. La stéréo Bang & Olufsen aux haut-parleurs intégrés dans la structure me permet de m’immerger dans ce monde du haut perché que l’on surnomme : l’ultra luxe.

À ce stade, la SL semble plus axée vers le confort que le sport. Pourtant, sitôt arrivé à destination, je suis dirigé vers la « Route des Crêtes », car une portion de cette spectaculaire chaussée m’a été réservée.

D’un côté la mer, de l’autre la montagne et environ 7 km fermés à la circulation pour arriver à La Ciotat. Alors que les premiers virages serrés commencent à s’enchaîner, j’en profite pour « jouer » avec le bouton du Ride Control, passant du mode Confort à Sport +. Je me rends très vite compte que la SL est capable de beaucoup. Oubliez les précédentes versions, cette mouture se transforme assez rapidement en voiture de sport. Le V8 bien sage devient même enragé.

essai nouvelle Mercedes SL V8

Écraser les gaz c’est comme recevoir un coup de pied au derrière donné par Teddy Riner, mais en charentaises. Car si le 8 cylindres vous plaque en un instant au siège, sa poussée continue vous enlace avec douceur. Et ce n’est pas l’arrière-train devenu joueur qui vous incitera à lever le pied, car il suffit d’un petit contre-braquage pour la remettre sur les bons rails.

Ma chère étoile…

La gamme SL commence au prix de 105 700 €, mais en choisissant ma belle SL 500 Executive, l’addition grimpe à 135 600 €. À ceci se rajoutent 9 450 € d’options, dont le nécessaire système AIRSCARF (chauffage de nuque intégré dans les sièges) à 700 €. Vraiment pingre pour une voiture de ce niveau ! À ceci se rajoute également une consommation moyenne au-dessus des 14 litres, et même 20 litres à belle allure. Cependant, cette nouvelle SL 500 dévoile un immense potentiel, capable de donner du fil à retordre à des sportives bien plus typées et surtout… la tête baignée par le soleil ! Ma grand-mère me dit toujours : tout ce qui est bon à un prix… et là, c’est celui de l’exclusivité de la légendaire Mercedes SL.
Note : 16/20

Bien vu :
- Le V8 biturbo
- Les prestations dynamiques
- Double usage : confort et sport
- Technologie moderne

À revoir :
- Les consos
- Le prix et les options
- Le GPS compliqué et non tactile

© Vidéo : André Julkowski & Andrez Ktopotowski

Benoit Alves

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