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Essai Skoda Octavia RS TDI

Pour sa mi-carri?®re, la Skoda Octavia est pass?©e par la case restylage. Des modifications esth?©tiques qui se retrouvent d?©sormais sur la d?©clinaison RS, qui embarque aussi quelques am?©liorations techniques.

+ de photos Skoda Octavia RS TDI 2017

Notre métier nous impose parfois de composer avec une organisation serrée pour essayer un modèle et vous livrer notre verdict. Pour cet essai, je disposais de l’ensemble de la gamme Octavia dans ses versions Scout et RS. Des voitures qu’il était possible de mener sur des pistes appropriées à chacune des versions, mais aussi sur route. Difficile de faire un choix, mais c’était sans compter sur les capacités étendues de la berline tchèque.

Une géolocalisation efficace :
Je me retrouve, sans vraiment comprendre, au volant de la Skoda Octavia RS, dans sa configuration TDI à deux roues motrices commandées par la boîte manuelle à six rapports. Pour ne rien gâcher, elle porte la voyante, mais superbe livrée Rallye Green. Non, la dénomination ne m’a pas donné d’idées perverses pour rendre, sous les yeux étonnés du staff du constructeur, le modèle d’essai paré d’une couleur sable.

Si l’on m’accorde grâce, le coupable se trouve donc au milieu de la console centrale. Si l’habitacle n’évolue pas par rapport à la précédente mouture de la Skoda Octavia, il embarque néanmoins le nouvel écran multimédia Glass Design de 9,2 pouces. Entièrement tactile, le dispositif intègre l’ensemble des fonctionnalités habituelles, dont le GPS qui, s’il ne manque pas de rapidité ou de visibilité, a préféré rendre un hommage à la teinte.

Le rallye vert :
Le trajet emprunté aurait été idéal pour mettre en perspective les capacités de l’Octavia Scout, mais c’est avec la berline RS, aux jantes de 18 pouces et au châssis sport abaissé de 45 mm par rapport à la baroudeuse, que je dois rallier le point de chute en coupant à travers la campagne et les champs d’éoliennes autrichiennes. Il n’est pas certain que ceci soit considéré comme un rallye vert, même avec seulement 119 g de CO2 envoyés par la berline.

Bien entendu, c’est une déclinaison à quatre roues motrices et à boîte DSG qui se serait montrée plus adaptée pour cette escapade poussiéreuse. Toutefois, le modèle d’essai est très à l’aise. Le couple de 380 Nm de la chaudière de 2,0 litres a été salvateur pour éviter de faire patiner les roues avant : sa courbe, axée vers la disponibilité, permet de jouer avec les limites de l’adhérence, quel que soit le revêtement.

Bonne à tout faire, sans excès :
La Skoda Octavia RS est aussi confortable, même dans ces rares situations. L’amortissement canalise bien les mouvements de caisse et se montre toujours conciliant avec les passagers. Pas de quoi les faire virer au vert sur ce terrain défoncé et glissant. L’impression de confort est également à mettre au crédit des sièges sport de cette version, plutôt bien dessinés, moelleux et au maintien convenable. La quiétude générale est en revanche entachée par le volume sonore en provenance du bloc sans bougies.

À mon arrivée au centre d’essai de Pachfurth, l’occasion m’est donnée d’aligner quelques boucles sur circuit afin de cerner les capacités de la Skoda Octavia RS. Le moteur ne manque pas de punch, mais même si ce type d’exercice n’a pas d’intérêt, l’Octavia RS avoue vite ses limites dans les conditions très sportives, avec une fâcheuse propension au sous-virage. Un comportement qui est toutefois muselé par l’ESP, toujours en veille.

Le cas de l’essence :
Alors que la TDI n’apporte pas de nouveautés techniques, la Skoda Octavia RS dans sa configuration essence évolue. Le moteur 2,0 litres TSI grimpe de 10 ch, pour passer à 230 ch et 350 Nm de couple. Le gain est imperceptible au volant, même si le papier avoue une amélioration avec un 0-100 km/h en 6,7 secondes. La version TSI distille une impression de légèreté grâce à sa mécanique essence et elle est bien plus sympa à écouter avec ses déflagrations à l’échappement entre chaque rapport. Le bourdonnement en mode Sport ne devrait toutefois pas faire l’unanimité à bord sur les longs trajets.

L’évolution trop timide ne permet pas à l’Octavia RS de profiter de son châssis, équipé du différentiel électronique XDS+. Elle est certes plus puissante que ses concurrentes directes, mais une dose supplémentaire de puissance ne lui serait que profitable. Il faudra donc patienter et économiser jusqu’à l’arrivée de la Skoda Octavia RS 245 avec 245 ch et 370 Nm.

 

Pourquoi payer plus  ?

La Skoda Octavia RS prouve encore une fois l’étendue de ses capacités. La sportive tchèque sait tout faire, des trajets de la vie quotidienne aux parcours chaotiques. Un engin capable de concilier la plupart des critères pour les jeunes familles dynamiques. Même si la Skoda Octavia RS TDI n’embarque pas de réelles évolutions techniques, elle affiche plus d’arguments que la version essence. Le bloc diesel ne dispose pas d’une sonorité bien passionnante, mais sa sobriété et sa disponibilité en font un choix cohérent dans une auto aussi homogène. Et une version Combi 4x4 à boîte DSG (seulement disponible avec le TDI) se révélera être le choix idéal.

Disponible à partir de 32 290 euros avec son train avant moteur et la boîte manuelle, la Skoda Octavia RS TDI frappe fort avec un prix très intéressant. La Peugeot 308 GT BlueHDI 180 sera sans doute plus amusante à conduire, mais il faudra composer avec 190 litres de moins dans le coffre et s’acquitter de 34 900 euros. La Seat Leon FR, qui dispose de la même mécanique, est plus abordable avec un ticket d’entrée à 30 085 euros, mais ses volumes intérieurs sont bien plus étriqués.

Note : 15/20

Bien vu :
- Agrément mécanique
- Rapport qualité/prix
- Espace à bord

A revoir :
- Comportement sous-vireur
- Nouveau style discutable
- Nuissances sonores dans les tours

Soufyane Benhammouda

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chris
2017-04-30 22:06:40  

Les labels rs tdi a toujours été usurpé chez skoda, pas eu d'évolution en 10 ans en terme de puissance et performance. L'octavia n'est pas comparable a une 308 ni golf ou leon, l'octavia est une berline donc le segment au dessus et donc mériterait bien plus de puissance sur ses labels sportifs. J'ai eu une seat ibiza cupra tdi 160 qui méritait bien plus son label, quand on voit d'ailleurs les puissances en tdi sur la nouvelle gamme ibiza, cela fait pitié. Pour la rs tdi, il faudrait impérativement mettre le 2 litre biturbo 240 ch diesel minimum pour mériter un label rs.

Même en essence d'ailleurs le label rs est usurpé avec 230 et futur 245 ch. Seat l'a compris sur sa gamme cupra en essence. La puissance des moteurs bitdi 240 ch sont réservés a des modèles trop gros et lourd chez vag, c'est dommage. La golf et leon et faisaient 170 ch en 2006-2007 et aujourd'hui 184 ch en 2017, la loose totale. Même si je sais que les nouvelles directions prises par vag sont les voitures électriques mais on ne va craquer sur une golf électrique a 200 km(300 km nedc) d'autonomie et autres skoda du même style. Donc skoda devrait refaire sa gamme en octavia.

J'ai testé de nombreux kilomètres l'octavia tdi 110 ch, c'était pas mal mais trop grande gabarit par rapport a une golf et leon et 308.

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