Suzuki

Essai : Vitara des villes, Vitara des champs

C‚Äôest la mode actuelle, ils sont petits et hauts sur pattes, se permettent des styles plus ou moins d?©lur?©s et affirm?©s et font fureur un peu partout en Europe. Ce sont les crossover urbains. L‚Äôoffre est rapidement devenue pl?©thorique ces derni?®res ann?©es entre le best-seller Renault Captur et autres Fiat 500X. Nous avons opt?© pour le moins connu dans nos contr?©es, le Suzuki Vitara.

+ de photos Suzuki Vitara 1.6DDiS

Manque de style le nouveau Vitara ?

C’est malheureusement ce que nous remarquons en premier lors de la prise de contact, un style dépassé. Objectivement, ce Vitara n’est pas laid, mais il n’est pas beau non plus et il nous rappelle plus les années 90 avec un dessin très basique, que le léger décochement sur le profil n’arrive pas à sauver. Mais ce dessin bénéficie pleinement à l’espace intérieur, avec une garde au toit très satisfaisante à l’avant, mais aussi à l’arrière qui est souvent oublié au profit du style. Son allure de petit break se justifie par un coffre tout à fait correct sur le segment avec 375 L. C’est un plancher plat, pratique pour y entrer et sortir des charges lourdes et, si nécessaire, on peut gagner quelques litres en profondeur en enlevant la planche. À l’intérieur, même si les ajustements semblent sérieux, le constat est le même : tout paraît un peu vieillot dans la présentation, des plastiques durs à foison – de la console centrale aux contre-portes – des loquets de portières qui font peine à voir, et le summum est atteint avec de longues tiges de part et d’autre des compteurs qui servent à afficher les différentes données de l’ordinateur de bord…

Pour autant, le confort des sièges est somme toute correct, les réglages de l’assise et du volant sont aisés et trouver sa position de conduite ne demande pas d’effort particulier. Comme nous l'avons dit, les places arrière n’ont pas été lésées en hauteur, et il en va de même pour l’espace aux jambes qui conviendra pour des adultes.

Équipement décent

Sur notre version 1,6 DDiS Pack, facturé 23 950 €, les équipements ne manquent pas : caméra de recul, aide au stationnement avant et arrière, GPS, régulateur de vitesse adaptatif avec maintien des distances (celles-ci peuvent être prédéfinies) ou encore alerte de freinage d’urgence. Cette dernière est bien trop intrusive et semble se désactiver d’elle-même dans les bouchons, ce qui est une bonne idée en soi, mais le tableau de bord indique cette désactivation, ce qui empêche de voir les autres informations. L’interface multimédia tactile est sommaire, mais efficace. S'il n’y a pas de déferlement de fonctions (souvent inutiles), celles que l’on utilise vraiment sont là et faciles d’accès (Bluetooth rapide, radio, navigation, Mirror Link). À noter le système audio, s’il n’exhibe pas fièrement un grand nom de la Hi-Fi, il est d'excellente facture et certains constructeurs allemands ne proposent pas de sono aussi qualitative, de série, sur des véhicules s’affichant au double de ce prix.

Bitume ou terre ?

À l’instar des gros Crossover et autres SUV, très peu de ces crossover urbains poseront leurs pneus sur un chemin de terre, et pourtant, certains possèdent de vraies aptitudes sur ces terrains. Le Vitara, dans cette version 2 roues motrices (il est disponible en traction intégrale intelligente), peut s’aventurer hors des sentiers battus, sans pour autant montrer de réelles capacités de franchissement. Mais les chemins de terre accidentés, même avec de belles ornières, ne lui causent pas de problèmes et la Suzuki préserve les occupants avec un amortissement très correct. Cela permet de s’éloigner du bitume et du monde sans se poser de questions.

Sur route, son comportement est sain et démontre une stabilité convaincante, petit bémol sur les variations de l’assistance électrique de la direction qui apportent, par moments, un certain inconfort. Le Vitara s'avère à l’aise en ville, plutôt agile et avec un rayon de braquage intéressant, mais sa suspension est un peu ferme à faible allure, se montrant plus agréable sur voie rapide. Le moteur de 120 ch, totalement creux sous 1 500 tr/min, se révèle bien différent au-dessus avec des accélérations franches, permettant de s’extirper facilement du trafic. Dommage que ce moteur soit excessivement bruyant à bas régime ou en accélération, alors qu’à vitesse stabilisée il sait se faire très discret. Ce moteur diesel, couplé à une boîte mécanique à 6 rapports nous a donné une consommation d’un peu moins de 6L/100km sur l’ensemble de l’essai, comprenant donc de la ville (avec pas mal d’embouteillages), de l’autoroute à allure soutenue ou encore du « hors-piste ». Il est sans conteste possible de faire baisser cette consommation avec un usage plus classique.

Le Suzuki Vitara n’est pas le meilleur du segment, marquant le pas sur ses concurrents sur le plan du style. Ce n’est pas une offre exaltante, mais sans aucun doute une offre cohérente. Pour ceux pour qui le style extérieur et intérieur n’ont que peu d’intérêt, mais qui recherchent une voiture fonctionnelle et habitable, disposant de capacités satisfaisantes et de facilités de chargement, ainsi que d'équipements modernes devenus indispensables, le Vitara peut se poser comme alternative, surtout avec son prix bien placé offrant d’office une bonne puissance.

Note : 13/20

Bien vu :
- Espace intérieur
- Coffre
- Utilisable partout

A revoir :
- Présentation générale
- Bruit du moteur en phase d'accélération

Laetitia Jezequel

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Attention
2016-05-30 19:02:23  

Avertissement aux futurs acheteurs : le GPS est une véritable daube !!!

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