Volkswagen

Essai Volkswagen e-Up : la plus branchée des citadines

L’e-Up a été la première voiture 100 % électrique de Volkswagen. Nous avons profité de son restylage pour en prendre le volant…

Vous l’aurez sans doute deviné, notre séjour à Oslo avec Volkswagen aura été sous le signe de l’électrique. Après notre essai de l’e-Golf restylée, place maintenant à la plus petite de la gamme. Plus petite, mais pas dénuée d’intérêt…

L’histoire commence en octobre 2013…

… après une première présentation du concept au salon de Francfort en 2009. Son restylage est nettement plus récent puisque datant de novembre dernier. Au sein de la même famille, je viens de publier l’essai de sa cousine tchèque, la Citigo, mais en moteur thermique cette fois. L’électrique ne date pas d’hier chez VW. Il y eut l’Elektro Golf en 1976, suivie des City Stromer sur base de Golf 2 et 3. Aujourd’hui, les énergies alternatives représentent 4 % des immatriculations en France. Les 100 % électriques ont fait un bond de 271 % contre 24 % pour les hybrides classiques. Ce sont les hybrides rechargeables (dites PHEV) qui marquent la hausse la plus spectaculaire avec un joli +996 %. Merci aux Golf GTE et Passat GTE

Bien équipée ...

Il reste l’absence de GPS, comme sur toutes les versions, remplacé par la possibilité de brancher son smartphone et de dupliquer l’application avec l’ordinateur de bord pour servir de navigation. Pour l’avoir testé à plusieurs reprises, ça fonctionne bien. De série, l’Allemande embarque notamment le City Brake Assist (le freinage automatique d’urgence en ville), le Pack visibilité (allumage automatique des feux et des essuie-glaces), la climatisation automatique, les sièges avant chauffants et le volant cuir multifonctions. Il faut, au tarif de 27 600 €, déduire les aides de l’État.

Hausse de poids, mais du couple !

Le passage à l’électrique ne se fait pas sans se ressentir sur la balance. L’e-Up est annoncée pour 1 120 kg, ce qui, pour une microcitadine, est élevé. Mais comme toujours avec l’électrique, on peut compter sur une bonne valeur de couple pour compenser ce défaut. Et c’est encore plus vrai avec son déclenchement instantané et son absence de creux à bas régime. Dans le cas de la petite Volkswagen, la fiche technique annonce 210 Nm pour 82 chevaux (mécanique inchangée). Loin d’être un foudre de guerre (seulement 12 secondes pour le 0 à 100 km/h), cette caractéristique offre une réactivité appréciable en ville pour se faufiler facilement. L’argument utile reste, à mes yeux, le niveau sonore très apaisant…

160 km de charge annoncée ...

Pour des trajets exclusivement urbains, c’est objectivement plus qu’il n’en faut. Certes, cette valeur est à modérer selon les températures (usage de la climatisation...), mais c’est également valable dans l’autre sens à partir du moment où l’on utilise la voiture électrique comme il le faut. Pour l’avoir encore testé, la récupération d’énergie au lever de pied est un moyen non négligeable d’accroître l’autonomie.

Il y a toujours trois modes de recharge : 80 % en 30 minutes en recharge super rapide (CCS Combo), 6 heures sur un réseau public et 9 heures sur un réseau classique domestique.

Bonne pioche ...

Destinée aux personnes prêtes à mettre une certaine somme dans un véhicule presque urbain ou proche périphérie, l’e-Up représente un investissement qui peut s’avérer intéressant si l’on se réfère ensuite aux coûts d’utilisation et au confort acoustique incomparable…

Bien vu :
- Agrément de conduite/silence
- Autonomie suffisante pour de la ville

À revoir :
- Ne se vend que grâce aux aides fiscales

Note : 15/20

Maxime Joly

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