Volkswagen

Essai Volkswagen Touareg Offroad : prétentieuse Allemande !

Volkswagen nous propose en cette fin d'année 2018 son nouveau SUV : le Touareg. Vous l'avez forcément déjà croisé puisqu'il s’agit de la 3e génération et que plus d'un million d’exemplaires roulent à travers le globe. Si ce succès est indéniable, certains disent de lui que ce n’est qu'une machine à avaler du kilomètre sur Autobahn.

+ de photos Volkswagen Touareg Offroad

Sauf que pour ce nouvel opus, les ingénieurs ont eu les moyens de nous proposer un pack Offroad qui augmente ses compétences en tout chemin, afin de lui faire manger la poussière sans crainte. Pour en prendre la mesure, la maison mère m’a invité au Maroc pour un essai dans les pistes de l’Atlas.

Un Touareg au Maroc...

Il est 5 heures du matin lorsque mon smartphone se lance dans des gémissements. C’est le moment de passer en mode automatique pour prendre la direction de la salle de bain, de se dévêtir, d’appuyer sur le manchon (surtout ne pas mettre tout à gauche sou peine d’être punie par une eau bouillante). Pas vraiment adepte du gel douche, je dois me tartiner le corps, sculpté par les excès de soirées entre gens de bonne volonté, d’un savon à base d’huile d’olive. Les yeux se décollent petit à petit. Le passage par la brosse électrique n’est, heureusement, pas oublié. Je m’installe dans mes fringues qui trônent en plein milieu du salon. Je prends mon sac, ma carte Navigo et descends les étages qui m’entraînent vers la bouche de métro. RER B, puis le bus de la RATP direction Orly SUD.

Ici, je patiente 10 minutes devant l’écran, pour apprendre qu’il me faut me diriger vers le secteur B. Il faut passer le contrôle des passeports, qui se fera assez rapidement, mais dans une certaine anarchie. Les vacances scolaires emmènent une foule pas vraiment habituée à tout cela. Il faut faire « contre mauvaise fortune, bon cœur » comme dit le proverbe.

Je passe devant le stand Business et vérifie si notre magazine électronique est bien accessible dans les tablettes mise à disposition des voyageurs et ne peut détourner mon regard d’une borne d’arcade qui diffuse le jeu de ma jeunesse : Street Figther II. Les souvenirs fusent. Je prends en main le stick. Choisis Ryu. Essaie de faire un quart de tour plus le coup de poing pour envoyer un boule de feu… et je me fais défoncer par une vague d’attaque de Blanka. Ce n’est malheureusement pas les 7 autres parties qui changeront la donne. Comme quoi, c’était mieux avant. ;-)

Il est temps d’embarquer dans mon avion de la Royal Air Maroc. J’ai 3 heures et 30 minutes de vol, j’en profite donc pour me lancer dans l’écriture de mon Road Trip avec la Coccinelle Cabriolet au Portugal.

Essai du Volkswagen Touareg V6 TDI dans des pistes Offroad

La machine : le Touareg V6 TDI

L’avion atterrit sur le tarmac marocain en début d’après-midi. Il lui faut encore 15 minutes de va-et-vient pour prendre sa place de parking. Évidemment, il faut prendre un bus, suivre le chemin balisé et s’expliquer avec les douanes.

Une bonne heure plus tard, de l’autre côté, un panneau Volkswagen devient le repère de l’événement. J’espérais prendre le volant du nouveau Touareg en sortant de l’aéroport. Ce vœu, non pieux, n’a pas vraiment été exaucé. Cela dit, le pilote du minibus m’a offert un franc moment de rigolade avec sa conduite, à la couleur bien locale. Il lève le pied aux abords du splendide hôtel Selman. Un 5 étoiles extrêmement apprécié par les VIP du Vieux Continent. Ce n’est d’ailleurs pas la présence de Thierry Ardisson qui démentira cette tendance. Malheureusement pour moi, à peine le badge de ma chambre en main, que je dois me rendre à la conférence de presse.

Une petite armée de spécialistes du Touareg font un laïus pour convaincre l’assemblée des compétences du SUV. C’est là que j’appendrai enfin les informations sur la monture.

L’essai qui se déroulera le lendemain durera presque 6 heures pour faire seulement 165 kilomètres. Le parcours passera rapidement de Marrakech vers les routes de l’Atlas. Le Touareg quant à lui est propulsé par le 3 litres V6 TDI de 286 chevaux pour 600 Nm de couple présent entre 2 250 et 3 250 tours par minutes. La fiche technique annonce un 0 à 100 km/h en 6,1 secondes et une vitesse de pointe de 235 km/h. Des chiffres, que je sais par avance impossibles à vérifier au Maroc. La circulation et les routes ne sont pas du tout adaptées à cela. Par contre, le « Pack Offroad » qui inclut les suspensions pneumatiques, un système de traction intégrale plus « costaud » et quelques protections, lui, me servira bien plus.

Touareg Offroad : la dure réalité…

9 heures. Je prends place derrière le volant. L’intérieur se couvre de cuir agrémenté de surpiqûres, des sièges à la planche de bord, avec quelques incrustations de plastique « glossy » noir du meilleur effet. Le toit panoramique, ouvrant à l’avant, laisse entrer la lumière alors que le système d’infodivertissement se contrôle via un immense écran tactile trônant au centre de la console. Pas de doute, ce Touareg à fière allure lorgne sur le luxe.

Appui sur le bouton « Start » qui lance le V6 TDI. La boîte de vitesses automatique à 8 rapports sur « D ». Et c’est parti !

Les premiers kilomètres sont sous le contrôle des autorités. La circulation est même parfois arrêtée. Ici, je comprends tout le bénéfice des suspensions pneumatiques. Elles avalent les trous béants de la chaussée sans faire remonter les chocs. Tout juste entends-je parfois des booms.

La route laisse place à la terre. Je suis bien sur l’Atlas. Plus j’avance et plus cette terre devient meuble et poussiéreuse. Ici, j’active le mode « Offroad » qui joue sur le moteur, la boîte de vitesses, le 4Motion et les suspensions montent l’assiette de 25 mm.

Voilà déjà deux heures que je pilote. La route a presque entièrement disparu. Le Touareg dévoile des compétences bien au-dessus de ses aïeuls. La 888 pneumatique, qui est un régal sur route, lui offre en tout chemin une autre dimension. Surtout en passage « Offroad Expert ». Ce mode fait encore grimper la caisse du Touareg. Il est ici 70 mm plus haut qu’en mode normale. De quoi m’offrir des passages de gué, des rocailles et des pentes ardues. Je m’aguerris à son pilotage. Un peu trop d’ailleurs. À force de la pousser, j’atteins son palier de compétence sur une pente. Le système 4Motion, qui use des embrayages et pas de boîte courte, surchauffe sur l’une de mes ambitieuses grimpettes.

Obligé de reprendre mes esprits, je contourne cet obstacle, qui demande encore un niveau de compétence en 4x4 un brin supérieur. Tout comme le Land Rover Defender qui passera derrière moi 3 minutes plus tard.

Le Land Rover Defender passe, la où le Touareg s'arrête

Touareg Offroad : un SUV qui en veut !

L’Atlas est franchi. Les chemins reprennent du goudron. Le temps de faire le bilan sur ce nouveau Touareg et son Pack Offroad.

Naturellement, ce Volkswagen est l’un des plus nobles représentants de son espèce. Somptueux sur route avec son V6 TDI, ses suspensions pneumatiques et son train arrière directionnel, il ne rechigne plus à faire de la grimpette. Mais ne le prenez pas pour ce qu’il n’est pas. Il traversera, sans encombre, n’importe quel chemin de montagne dès qu’il est balisé. Ce n’est pas un franchisseur, mais un SUV qui en veut !

Note du Touareg pack Offroad : 15/20

Bien vu :
- Une routière experte
- Le confort de suspension
- Les roues arrière directrices
- De nouvelles compétences en Offroad

À revoir :
- La boîte de vitesses lente en accélération
- Pas encore un vrai franchisseur
- Les tarifs très haut perchés

Video Volkswagen Touareg Offroad - Youtube

Benoit Alves

Votre avis nous intéresse sur :  Essai Volkswagen Touareg Offroad : prétentieuse Allemande !

Ecrivez votre commentaire sur l'article
Envoyer

On parie que vous allez aimer aussi :

La Revue Automobile, c'est plus de 140 000 photos, 13 000 articles mais aussi des milliers de fiches techniques, une cote auto et bien plus encore. Partageons la passion de l'automobile ensemble !
Inscription Newsletter