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Bugatti Veyron : déjà 20 ans !

Quatre turbocompresseurs, plus de 1 000 ch et une vitesse de pointe de plus de 400 km/h : jamais auparavant le monde n’avait connu une telle supercar... jusqu’à ce que la Veyron soit dévoilée, en 2000. Renaissant de ses cendres, la marque de luxe française Bugatti présentait alors, après des décennies, sa première série de voitures. Mais le concept de supercar ne suffisait plus.

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Bugatti Veyron : le chef d'oeuvre, son moteur W16

Le nouveau moteur emblématique W16 de 8,0 litres de cylindrée constitue la pièce maîtresse du véhicule, produisant un couple de 1 250 Newton mètres, entre 2 200 et 5 000 tr/min. Avec quatre turbocompresseurs, le groupe moteur fournit initialement 1 001 ch à 6 000 tours et accélère de 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et de 0 à 200 km/h en 7,3 secondes. La vitesse de pointe, à couper le souffle, s’élève à 407 km/h. Au début de sa fabrication, la Veyron était d’ailleurs la voiture de sport la plus rapide au monde. En 2010, la Veyron Super Sport de 883 kW/1 200 ch a établi un nouveau record de vitesse de 431 km/h. Pour dépasser cette vitesse incroyable de 400 km/h, une deuxième clé, la « Speed-Key », doit être activée. La Veyron s’abaisse alors, l’aileron arrière est ajusté et les clapets de diffusion se ferment pour réduire la résistance aérodynamique. C'est une véritable prouesse technique.

À cette époque, réunir autant de puissance, de sportivité et de luxe dans une voiture de 4,46 mètres de long relevait de l’exploit. Au début de la phase de développement, les ingénieurs de Bugatti ont dû faire face à de nouveaux défis, difficiles à résoudre, posés par la puissance du moteur et par la vitesse élevée de plus de 400 km/h. À lui seul, le développement des pneus par un fournisseur nécessita près de cinq ans pour qu’ils puissent supporter la vitesse supérieure à 400 km/h prévue dans le cahier des charges. Dix radiateurs maintiennent le groupe moteur et les éléments de montage dans une plage de température idéale. La boîte à double embrayage (DSG) à sept vitesses répartit la puissance sur les quatre roues, tandis que la transmission intégrale, jointe à une aérodynamique sophistiquée, garantit une traction suffisante, quelle que soit la vitesse. Les disques de frein en carbone céramique et le mode Airbrake assurent une décélération sécurisée.


Stephan Winkelmann, Président de Bugatti déclare :

« Avec la Veyron, Bugatti entrait dans une nouvelle dimension. Notre première hypercar de luxe, sortie il y a près de 20 ans, révolutionnait les normes du secteur. Aujourd’hui encore, nous en sommes fiers » ... « La Veyron est d’ailleurs une voiture de tous les superlatifs : elle a battu plusieurs records de vitesse et redéfini ce qu’il est possible d’accomplir dans la construction automobile de pointe ».

Cette hypercar doit son nom au pilote français Pierre Veyron qui a couru de 1933 à 1953 et travaillait pour Bugatti, notamment en tant que pilote d’essai et ingénieur de développement. En 1939, partageant le volant d’une Bugatti Type 57C Tank avec le pilote français Jean-Pierre Wimille, il a remporté les 24 heures du Mans.