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Essai Triumph Bonneville Bobber 2021 : il n’en restera qu’un !

En 2017, la cruiser Custom de la marque a fait son apparition dans la gamme, quelque 100 ans après le modèle original. Très typée, elle était comparée à la 1200 Forty Eight chez Harley-Davidson. Le Bobber se voulait être une Américaine à l’ADN anglais. À peine un an plus tard, Triumph sortait la Bobber black, habillée d’une belle robe noire et au comportement plus agressif. 5 ans après, elle suscite de véritables passions, et pour l’honorer, Triumph lui offre une belle mise à niveau.

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Triumph Bobber : Exit le black

La gamme Bonneville s’affine et à partir de cette année 2021, vous ne trouverez plus le Bobber en sa version black. Depuis sa sortie, en 2016, la version black, mieux équipée, était mieux vendue et pour remettre les choses en ordre, Triumph à simplifié la gamme et la Bonneville Bobber black devient purement et simplement la Bonneville Bobber !

Pour ce qui est des coloris, vous aurez désormais la possibilité de l’avoir en trois coloris : noir (jet black), rouge (cordovan, red) ou une combinaison de gris et de noir matt (Matt storm grey/Matt ironstone) que nous avions sur notre version d’essai ; très élégant.

L’équipement est donc quasi similaire à la version Black de 2020. On retrouve la roue avant large de 16 pouces équipée par le partenaire de la marque Avon Tyres, les freins Brembo montés sur des disques de 310 mm et la grosse fourche fournie par Showa de 47 mm de diamètre. Au passage, Triumph lui offre un réservoir de 12 litres, soit un volume de 30 % par rapport à la version précédente. Ce qui permettra aux pilotes d’avaler autour de 220 km de bitume contre environ 160 km auparavant. Joli ! Toutes ces améliorations ont cependant un coût et on dépassera désormais les 250 kg. Alors, il est presque difficile de la mettre par terre tant elle est basse, mais sur route, il faudra tout de même l’emmener.

La motorisation, quant à elle, reste identique malgré les contraintes Euro 5. Toujours équipé du moteur de 1 200 cm3 dont la base technique est commune au Scrambler, à la Bonnie T120, à la Speedmaster et à la Thruxton, le twin de 78 ch à 6 100 tr/min et 106 Nm à 4 000 tr/min s’est vu cartographié par les ingénieurs de Hinckley pour avoir un caractère plus coupleux, très typé des customs. Pour terminer sur la mécanique, vous noterez que l’entretien est espacé tous les 16 000 km, c’est dire si le produit est fiable.

Par ailleurs, vous aurez sans doute remarqué de faux carbus derrière lesquels se cache une vraie injection. L’électronique est donc bien présente et la moto se voit notamment équipée cette année d’un accélérateur ride-by-wire, de feux à LED, d’un régulateur de vitesse, de deux modes de conduite Road et Rain et pour terminer, d’un ABS non désactivable : on ne joue pas avec le couple en virage…


Triumph Bobber : Sur la route

Premier constat en enjambant l’Anglaise : mon mètre soixante-quinze semble dépasser au-dessus de l’assise comme si j’étais installé sur un tabouret ! Genoux pliés à l’équerre et sous les poignets, le dos tout rond, on n’est certainement pas sur une sportive. De fait, j’ai d’abord voulu passer la première sur ce qui était mon cale-pied. Autant dire qu’on part mal.

Difficile à croire même, sauf peut-être sur un piwi, rirait Étienne, mais pour la première fois, j’ai l’impression d’avoir une moto trop petite pour moi.
Bien, je dis souvent qu’une moto c’est comme une paire de skis : on ne juge jamais à la première sortie ! On découvre et on apprend à manier.
Vous noterez tout de même que la position de conduite peut être ajustée via quelques outils pour optimiser (un peu) le confort.

Dès les premiers tours de roue, on sent qu’on est sur du lourd. Ça tape, ça cogne et le couple est toujours présent ; on en a partout et tout le temps. C’est d’ailleurs si grisant que mon impatience pour la moto électrique s’évapore un peu plus à chaque coup de gaz, laissant place à un rictus totalement primitif.

Sur la route, je profite, et après quelques kilomètres pour que nous fassions connaissance, j’ai fini par prendre du plaisir en acceptant deux choses : d’abord, qu’un Fazer 600 me double en m’humiliant comme si j’étais en scooter et ensuite, d’avoir mal au postérieur dès que je veux aller chercher le couple max à 4 000 tr/min. La selle est pourtant plutôt bien rembourrée, mais rien n’y fait, le twin tape et tout vibre, y compris moi !

Lorsqu’on accélérera le rythme, on sentira comme une instabilité de l’arrière, comme une oscillation d’abord inquiétante puis inconfortable du bras oscillant et finalement, c’est là, ça tient, on s’adapte… mais on laisse partir le Fazer 600 qui vient de me snober ! D’ailleurs, lorsque je force un peu sur les freins, surtout l’avant, j’aurais espéré un peu plus de mordant.

En phase de résilience sur quelques kilomètres, j’accepte mon environnement, je redescends à 80 km/h et je retrouve mon plaisir à rouler, pas bien vite de fait, mais juste comme il faut, sans me soucier du reste. C’est une sorte de thérapie, une forme de slow life à l’américaine ou à l’anglaise, peut-être d’ailleurs un peu des deux, c’est ce qui fera le charme de cette force tranquille. Pour couronner le tout, bien que je m’insurge chaque fois qu’un conducteur de Harley passe près de moi en mettant un coup de gaz gratuit, je fais pareil sur mon Bobber.

Allez, il est l’heure de rendre mon tabouret anglais. Je crois qu’après cet essai, ce petit goût de custom m’a fait comprendre un peu plus le « mode de vie » que ça peut représenter pour tous les passionnés de ces machines.


Conclusion:


Avec ce nouvel opus retravaillé, Triumph attaque vraiment la concurrence directe notamment l’Indian et son 1133 Scout Bobber et la Harley-Davidson Forty Eight. Distribuée à partir de 14 850 € (environ 16 000 CHF), elle restera dans la fourchette de prix de l’Indian, mais restera bien plus accessible que la Softail.

Cette nouvelle Bobber respire la transpiration et percute la préparation. Elle s’adresse aux riders barbus, ceux qui portent un casque qui ne protège pas la moitié du visage, les vrais qui s’imaginent fabriquer leur échappement en cognant au marteau tout le week-end des barres d’inox chaudes. Allez, je suis certain qu’elle rendra tout aussi heureux tous les amoureux de balade sans bagages en solo et qui ont récupéré chez Triumph le catalogue de près de 80 équipements pour personnaliser leur monture !

Bonne route,
#Drive safe

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
2 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
2 / 5
Confort
2 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

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