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Essai Ford Focus : à la tête de la catégorie ?

Apparue en 1998, la Ford Focus s’est régulièrement imposée comme l’une des références de la catégorie. La nouvelle copie, de quatrième génération, tend à confirmer sa position dans un segment très disputé.

+ de photos Ford Focus Titanium 1.5 Ecoboost 2018

Après avoir renouvelé une partie de sa gamme, Ford lance la nouvelle génération de Ford Focus. Un passage de cap important pour le constructeur, qui envisage de regagner le haut du tableau en matière de volumes de vente sur les différents marchés européens.

Un style plus doux
Pour revenir en force dans la catégorie des berlines compactes, la Ford Focus s’assagit nettement au chapitre stylistique. Plus que les diverses inspirations cosmétiques trop marquées, la compacte s’habille d’une carrosserie consensuelle, signe d’une entrée dans les rangs pour ratisser large.

L’habitacle n’est pas non plus exotique, se concentrant sur l’essentiel et sur la qualité perçue, en hausse par rapport à la précédente génération. L’ambiance intérieure n’est pas nouvelle, mais l’aménagement des commandes est plus ergonomique. Le nouvel écran fixe de 8 pouces permet d’avaler quelques-unes d’entre elles, et de les rendre disponibles à travers une dalle tactile réactive. Le système embarqué, à fonction Mirror Link, peut également recevoir l’application Waze depuis le smartphone. Un atout pour ceux qui ne peuvent plus se passer de ce GPS complet.

L’espace à bord est plus généreux que par le passé, notamment grâce à l’empattement allongé de 5 cm. Tous les occupants peuvent y trouver leurs aises, mais les plus grandes personnes seront chatouillées par le pavillon : s’il reste quelques centimètres confortables sur les versions d’entrée de gamme, les modèles équipés du toit panoramique sacrifient quelques graduations en garde au toit. Côté coffre, la Ford Focus ne se distingue guère, avec un volume de 375 litres situé dans la moyenne de la catégorie.

Une partition technique satisfaisante
La Ford Focus repose sur la nouvelle plateforme modulaire C2. Plus légère de l’ordre de 88 kg, cette nouvelle base apporte de nouveaux aménagements en termes de liaison au sol. Notamment à l’arrière, où la Ford Focus peut recevoir un train arrière multibras sur les versions haut de gamme et une suspension pilotée.

Le train avant de la compacte, mordant et précis, ne sombre jamais dans le sous-virage, alors que la poupe, souvent sérieuse, peut se montrer plus vivante en conduite dynamique. Dans tous les cas de figure, les mouvements de caisse sont bien canalisés, effaçant ainsi toute notion de roulis. Si elle n’a pas le caractère acéré d’une Honda Civic, la partie dynamique n’a rien à envier à la Peugeot 308, régulièrement reconnue comme la référence de la catégorie. Plusieurs modes de conduite permettent de jouer sur le tarage de la suspension pilotée optionnelle. Si les frontières entre chacun sont perceptibles, leurs interventions restent cependant très fines. Hormis, sans doute, en matière d’amortissement en mode Confort, bien trop souple pour profiter pleinement du châssis de la Focus.

Cet excellent comportement est aussi aidé par les pneus Continental ContiSport Contact de nos modèles d’essai, mais aussi par le train arrière multibras. Spécifique aux versions haut de gamme (2,0 litres diesel Ecoblue et 1,5 litre EcoBoost), la configuration mécanique équipait notre Ford Focus 1,5 litre Ecoboost de 150 ch. Associé à la transmission automatique à huit rapports, ce tandem nous est apparu comme l’un des meilleurs compromis entre efficacité, agrément d’utilisation et consommation. Un sentiment d’autant plus frappant après être descendu de la version diesel, où le train avant est greffé d’une masse plus importante.

Le cas du 1,0 litre Ecoboost 125 ch
Moins puissant, ce moteur devrait représenter la majorité des ventes au rayon essence. Logiquement moins volontaire que son homologue de 150 ch, il ne se montre pas particulièrement paresseux pour autant, même si, de rares fois, il sera nécessaire d’aller chercher le rapport inférieur sur certaines relances (un exercice pas désagréable avec la boîte manuelle ferme, mais précise et bien verrouillée).

Cette version se passe de l’essieu arrière multibras pour une configuration plus traditionnelle à barre de torsion. C’est là que tout le travail des ingénieurs se fait remarquer puisque, malgré à peine plus de paresse à rythme soutenu, le châssis délivre presque les mêmes sensations que les versions mieux équipées.

 

Toujours une référence
Plus sage dans sa présentation, fortement teintée d’inspirations stylistiques diverses, la Ford Focus prend le large au chapitre technologique et routier. Même si elle n’est parfois pas rassurante dans ses réactions avec le dispositif Co-Pilot 360, la Ford Focus est la seule compacte de la catégorie à embarquer un système de conduite semi-autonome. Mais la berline brille surtout par ses prestations dynamiques, clairement en haut du tableau et ce quels que soit les choix techniques retenus sur les différentes versions.

Disponible à partir de 19 550 euros, La Ford Focus affiche un rapport prix/équipement des plus intéressant avec la finition Titanium, qui débute à partir de 24 650 euros avec le 1,0 litre EcoBoost de 125 ch.

Note : 4/5

Bien vu :
Un des meilleurs comportements dynamiques
1,5 litre Ecoboost 150 ch satisfaisant
Rapport prix/équipement

À revoir :
Style trop consensuel
Volume de coffre dans la moyenne
Consommation à rythme soutenu

Soufyane Benhammouda

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