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Essai Volkswagen Passat GTE : l'hybride rechargeable

Après la Volkswagen Golf, la huitième génération de Passat est le deuxième modèle de la gamme du constructeur à recevoir une motorisation "propre". Plutôt qu'une solution entièrement électrique, les Allemands ont fait le choix d'une motorisation hybride rechargeable pour la familiale, qui annonce des consommations très maîtrisées. Nous sommes allés le vérifier en essayant la Volkswagen Passat GTE.

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Depuis quelques années, nous prenons un virage dans nos modes de déplacement. Avec des normes devenant de plus en plus drastiques, les constructeurs s’intéressent tous à des solutions de mobilité plus propres. Avec ce tournant écolo-technologique, Volkswagen estime que les hybrides représenteront une part importante des voitures en circulation dans une dizaine d'années. Un marché important et très juteux, sur lequel Volkswagen entame son offensive. Après la berline compacte, c’est au tour de la Passat d’adopter une motorisation hybride.

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Trois modes de conduite selon les besoins :

La Volkswagen Passat GTE est donc dotée du duo mécanique déjà connu sous le capot de la Golf GTE, à savoir le 1,4 litre TSI essence et un moteur électrique, le tout associé à la boîte DSG à six rapports. Compte tenu du poids plus important et d’une utilisation différente de celle de la Golf, la familiale et un peu plus puissante, avec un total de 218 ch et 400 Nm de couple.

Avec cette version apparaissent de nouveaux modes de conduite avec les E-Mode et GTE, qui s’ajoutent aux différents profils déjà présents sur les Volkswagen Passat conventionnelles. Avec le bouton E-Mode, situé sur la gauche de la commande boîte, le conducteur peut choisir entre un mode tout électrique, qui lui permet, sur le papier, jusqu’à 50 km d’autonomie, un mode hybride et un mode de recharge de batterie, qui n’utilise que le 1,4 litre pour déplacer l’auto et prolonger l’autonomie totale.

Sur le plan du style, peu de changements sont à noter avec ses sœurs. La Volkswagen Passat GTE se distingue par de nouveaux feux diurnes sur le bouclier avant, une calandre spécifique qui cache la prise de recharge, un liseré bleu et différents badges GTE. Même combat à l’intérieur où de simples inserts marquent la différence. Le combiné d’instrumentation numérique, connu sous le nom d’Active Info Display, adapte l’affichage au mode de conduite choisi. Notons que cet équipement est livré en série sur les modèles vendus dans l’Hexagone.

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Un système hybride au point :

Au chapitre conduite, la Volkswagen Passat GTE n’étonnera guère les habitués du modèle, mais toutes les qualités des versions diesel ou essence se retrouvent ici améliorées. Avec le E-Mode, qui nous permet tout juste d’atteindre les 35 km d'autonomie dans la réalité, la Passat étale ses qualités acoustiques, avec des bruits de roulement et aérodynamiques maitrisés. Et ce quelle que soit la vitesse, puisque ce mode fait toujours appel aux batteries, même en cas de fortes sollicitations.

En revanche, cette quiétude est rapidement troublée en mode Hybride, lorsque le bloc 1,4 litre TSI est appelé en renfort. Le passage entre les deux moteurs se fait dans la plus grande discrétion, mais la sonorité du bloc thermique dans les tours n’est pas des plus agréables. Même le mode GTE, qui libère la puissance et diffuse une sonorité artificielle, n’arrivera pas à nous donner le sourire.

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La banane revient en revanche lorsqu’on regarde les moyennes de consommation. Nous sommes loin des valeurs annoncées par le constructeur, mais notre compteur affichait un joli 4,5 l/100 km de moyenne, sans adopter une quelconque écoconduite mais bien aidé, il est vrai, par le profil ennuyeux des routes des Pays-Bas.

Vous l’aurez compris, nous n’avons pas mené la Volkswagen Passat GTE comme le laisse penser son patronyme, mais cela ne nous a pas empêchés de nous offrir quelques relances sur autoroute. En mode tout électrique, le système n’a plus à faire ses preuves. En conduite hybride en revanche, on a apprécié le fonctionnement transparent des deux mécaniques et le passage en phase boost, qui libère la totalité des 400 Nm de couple.

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La proposition la plus intéressante de sa catégorie :

Sur le papier, la Volkswagen Passat GTE annonce une consommation moyenne de 1,6 l/100 km et une autonomie totale de 1 100 km. Le 1er avril est passé... Dans la réalité on est loin du compte, à moins d’avouer certaines compétences en matière d’éco-conduite, et encore. Toutefois, les chiffres ne sont pas si décevants et l’agrément de conduite de ce véhicule est des plus appréciable.

Bien plus homogène et utilisable qu’une voiture entièrement électrique, le système hybride est pour le moment l’une des meilleures alternatives pour concilier respect de l’environnement et du portefeuille, sans être pieds et mains liés aux trop rares prises de recharge. Dénuée de réelle concurrence, la Passat GTE a donc la voie libre pour se faire une place au soleil. D’autant qu’elle est plus intéressante que celles qui se présentent sur son chemin pour le moment, comme les Peugeot 508 RXH ou Volvo V60 Hybrid.

Conclusion:


La nouvelle hybride de Volkswagen est affichée à partir de 47 360 euros, soit 990 euros de plus que la 2.0 TDI 190 Carat Edition. Avec le barème des bonus/malus, elle devient même plus abordable de 3 160 euros (bonus de 4 000 euros pour la Passat GTE). La version break réclame 1 320 euros de plus que la berline.

Note : 15/20

Bien vu :
– Fonctionnement du système hybride
– Confort d'utilisation
– Consommations

À revoir :
–Niveau sonore du moteur essence
– Instrumentation Active Info Display compliquée
– Espace de coffre moindre (- 184 l sur berline)

Crédit photo : Soufyane Benhammouda / La Revue Automobile