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Essai BMW 540dA xDrive M Sport Steptronic : The One and Only

Nous y voilà, avec le combo ultime à essayer et rappelant ce que fut autrefois l’automobile, à savoir enchaîner les kilomètres dans un confort absolu, voire avec des performances à vous redonner le sourire. Cette fois-ci, je vous sors le grand jeu avec l’équation Série 5 + break + 6 cylindres diesel. Mais de l’eau a coulé sous les ponts, et SUV ainsi que véhicules 100 % électriques ont maintenant pris le pouvoir. La nostalgie est-elle toujours aussi justifiée ?

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COMME LE BON VIN

Oui, cette Série 5 est parfaite, merci d’avoir cet essai !

OK, c’était très facile de ma part, mais comprenez par là que la révolution lancée depuis quelques années, aussi bien chez BMW que sur le marché automobile, est à l’origine de cette nostalgie. Ça ne ressemble pas à grand-chose, c’est haut, peu pratique, pèse plus, et pour couronner le tout, cela consomme plus. Bref, pourquoi continuer dans cette voie avec les SUV ?!

La marque à l’hélice n’est toutefois pas dupe et sait que la Série 5 reste un modèle demandé et iconique. Cette dernière conserve ainsi sa légitimité, et c’est pourquoi son restyling introduit en 2020 n’a pas révolutionné ses lignes.

Les phares adoptent ainsi un style effilé, tandis que les doubles haricots, malgré un léger embonpoint, restent tolérables visuellement, contrairement aux récentes BMW Série 1 ou Série 2 Active Tourer (ou cela devient disproportionné, voir mon essai au soleil).

Le profil est tout simplement la vue la plus mémorable de la Série 5 Touring, lui conférant prestance et dynamisme, tandis qu’à l’arrière, le break reprend les feux épais de la berline et arbore un diffuseur englobant les 2 sorties d’échappement. Ce dernier est spécifique à la finition M Sport (+ 4 940 euros par rapport à la finition de base), mais pour autant, cette configuration ne permet pas à la Série 5 d’être si distinctive tant les équipements de série sont plus centrés sur l’intérieur.


Celui-ci, malgré les récentes productions de la marque (hors Série 7), n’a pas pris de rides, ce qui explique que le restyling a seulement intégré les nouveaux compteurs numériques, un nouveau volant et une taille supérieure pour l’écran tactile. La Série 5 sait toujours recevoir avec une qualité des matériaux et des assemblages dignes du premium, à l’instar de cet intérieur cuir Dakota Cognac (option à 1 400 euros).

La position de conduite typique d’une routière réveille cette nostalgie éteinte depuis pas mal d’essais (hors sportives), tant celle-ci est équilibrée et ramène au ras du sol. À l’arrière, vous pourrez inviter vos passagers (uniquement 2) à y prendre place sans trop d’hésitation, avec assez d’espace pour les jambes, des sièges creusés ainsi qu’une bonne garde au toit.

Côté bagages, les passages chez Ikea ne devraient pas vous réserver de mauvaises surprises, avec 560 l de volume, et jusqu’à 1 700 l une fois les banquettes rabattues. Pratique, mais faisant jeu égal avec un X5, la Série 5 Touring se démarque par un seuil de chargement abaissé, et surtout, par cette petite lunette arrière ouvrante bien pratique pour charger une fois le hayon refermé.

VERSATILE SUR LA ROUTE

La 540d représente le fleuron du diesel sur cette Série 5, avec 340 ch, 700 Nm de couple et 4,8 s pour abattre le 0 à 100 km/h. En mettant le contact, aucun doute possible : c’est bien un diesel. Mais vous avez cette sonorité si caractéristique des 6 cylindres qui vous rappelle que la cavalerie est présente sous le capot, tandis qu’à la première franche accélération, on se retrouve gentiment plaqué contre le siège : OK, il va y avoir du fun.

Comme j’aime faire les choses à l’envers, je démarre avec le mode Sport (parmi les 4 modes de conduites que sont Eco, Confort, Sport et Sport Plus). Si la Série 5 affiche une bonne forme en ligne droite, elle tend à se montrer légèrement molle dans les enchaînements, tant au niveau de la suspension que des reprises. En réalité, il faut passer par le mode Sport Plus qui donne alors entière satisfaction.

Le break de luxe devient très affûté sur la route, faisant oublier aussi bien son poids (1 925 kg à vide) que son gabarit. Malgré un léger surpoids sur le train avant, celui-ci n’est pas pris en défaut, tandis que le train arrière se replace sans problème à chaque sortie.

Mais c’est surtout le punch du moteur L6, associé à la réactive boîte de vitesse à 8 rapports, qui impressionne tant il est rageur sans toutefois tomber dans une forme d’agressivité. Plein comme un œuf, il ne rechigne pas à la tâche jusqu’à 4 400 tr/min, et chaque relance est ainsi faite sans effort, à tel point que l’on perd rapidement notion de la vitesse à laquelle on se trouve.


Mais la 540d sait aussi se montrer bien urbaine grâce à sa micro-hybridation de 48 V qui la rend silencieuse à chaque feu ou stop. Ce système permet également de couper le moteur au lever de pied, histoire d’économiser de précieuses gouttes de carburant.

Ainsi, pour un Paris-Bruxelles, il a été possible d’économiser l’équivalent de 25 km moyennant un peu d’écoconduite. En mode Eco, il a même été possible d’effectuer et de relever un faible 6,3 l/100, démontrant qu’un diesel fera toujours mieux qu’un hybride au gabarit équivalent sur les longs trajets. Cerise sur le gâteau, la suspension Adaptative Drive (en option à 3 300 euros sur la finition M Sport) ajuste la suspension en fonction des informations perçues sur la route.

Celle-ci offre une expérience de confort tellement lissée que les kilomètres peuvent s’enchaîner sans problème. Malgré tout, avec les jantes optionnelles de 19 pouces, le confort se montre un peu sec à haute vitesse. Je ne vous la joue pas commercial, mais rouler en Série 5 redonne une forme de plaisir au fil des kilomètres, et bien plus dans les virages, en ayant l’impression de renouer avec la route.

FAITES DES ÉCONOMIES

Mais si la version 540d reste polyvalente, elle souffre d’un manque de légitimité étant donné qu’elle se situe entre deux catégories. Si vous souhaitez de la performance pure et dure, il lui manquera ce petit plus (allègement, sièges baquets sport, moteur…), alors que sur du confort pur avec de la reprise, la 530d reste finalement un meilleur compromis.

Le SUV se paie à prix fort, ce qui donne un argument de plus à une routière telle que la Série 5. Comparée à un BMW X5 xDrive 40d, elle est moins chère de 5 340 euros, à 74 460 euros (ndla : 76 100 euros au moment de la publication). Le tarif de cette version 540d M Sport commence à faire tousser, même si elle se montre normalement équipée avec l’ouverture électrique du hayon, la navigation, la climatisation bizone, ou encore le Park Assist et la suspension Direct Drive (attention, ce n’est pas la suspension Adaptative Drive, facturée 3 300 euros).


Pas de miracle avec les premium allemands si vous souhaitez équiper convenablement cette Série 5. Il faudra débourser quelques milliers d’euros pour les packs d’options fournissant affichage tête haute, toit ouvrant… faisant éclater la facture finale au-delà des 80 000 euros hors malus compris entre 1 276 euros et 4 379 euros !

À titre de comparaison, le X5 écope d’un malus allant de 7 462 euros à 29 070 euros. Et si ce n’est pas suffisant pour vous faire comprendre qu’un break est plus avantageux, sachez que la Série 5 Touring xDrive 40d dispose d’un espace à bord ainsi que d’un volume de coffre similaire au X5 xDrive 40d, mais se montre plus véloce de 0,7 s (4,8 s contre 5,5 s) au 0 à 100 km/h. Et toc !

Conclusion:


La messe est dite. Rien ne vaut un bon break des familles, qui plus est, équipé d’un 6 cylindres diesel, pour abattre les distances sans effort. Emballé au départ, je dois reconnaître que dans la vie courante, la 540d n’apportera pas grand-chose en comparaison d’une 530d qui se montrera tout aussi plaisante à emmener et, surtout, qui vous fera économiser environ 5 000 euros que vous pourrez plutôt investir dans des options.

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
3 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
2 / 5
Confort
4 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • + Look indémodable
  • + Confort ET performances
  • + Ambiance premium
  • - Le prix de l'exclusivité
  • - Ce put$$n de malus

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