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Essai Kia Sportage hybride rechargeable 265 ch : chasseur de lion

Quelque temps après son cousin, le Hyundai Tucson, le Kia Sportage passe également par la case hybridation avec des versions mHEV (légère), hybride classique, et surtout, une version hybride rechargeable déclinée en 2 puissances distinctes de 230 et 265 ch. C’est cette dernière que j’ai pu essayer sous le soleil et dans le calme de l’île de Ré. La question va être de savoir si cette proposition est assez intéressante pour venir chasser sur les terres du roi Lion (en l’occurrence le Peugeot 3008).

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Here comes challenger!

Si je devais vous résumer sommairement le design du nouveau Kia Sportage, cela donnerait ceci :


En le découvrant pour la première fois, il est clair que la marque coréenne a fait de sacrés efforts pour rendre la nouvelle génération bien plus sexy !

Avec ses doubles phares en boomerang et son distinctif Tiger Nose redessiné, il s’affirme sans problème avec un ensemble de lignes tendues.

De profil, il affiche également une belle silhouette élancée et bien proportionnée. À l’arrière, c’est un peu plus conventionnel avec ses feux en forme de C encadrant le nom de la marque.


En dehors d’un badge hybride sur le hayon et d’une trappe supplémentaire, cette version du Sportage ne se démarque en rien des autres. Dans l’ensemble, au contraire d’un Renault Austral au style déjà soporifique, celui du Kia Sportage claque assez pour durer dans le temps, surtout face au Peugeot 3008 !

À l’intérieur, c’est également la révolution avec ces deux écrans de 12,3 pouces chacun, inspirés de chez Mercedes. Petite nouveauté avec ce bandeau tactile, se positionnant sous le GPS, dédié à certaines commandes et rappelant celui de la nouvelle Peugeot 308 !

Les efforts de la marque en matière de qualité perçue sont louables et très flatteurs, amenant ce nouveau Sportage au même niveau qu’un Peugeot 3008 : il y a pire comme référence.

Mais le SUV n’en oublie pas ses bonnes manières, avec des sièges confortables (quoique manquant d’un poil de maintien au niveau de l’assise) ainsi que des espaces de rangement dans le tunnel ou encore les contre-portes.

Les passagers arrière ne sont pas en reste avec un bon espace aux jambes ainsi qu’au niveau du toit, renforcé par la luminosité additionnelle offerte par le toit panoramique (et ouvrant, s’il vous plaît). Petit plus avec les prises USB-C directement intégrées aux sièges avant et plus facilement utilisables pour les passagers arrière.

Côté volume de coffre, le Sportage affiche un généreux 540 l. Bien qu’avec un volume légèrement inférieur aux versions essence (562 l) et hybride classique (587 l), le Sportage reste plus intéressant que le Peugeot 3008 avec ses minuscules 395 l en version hybride et ses corrects 520 l en version thermique.

Plutôt herbivore que carnivore

Effectuer des essais dans un cadre aussi idyllique que celui de l’île de Ré, c’est très motivant, mais face aux talibans provélos (les mêmes que ceux composant les rangs de Hidalgo), il a fallu se montrer discret.

Cela tombe bien, car cette version hybride rechargeable est annoncée avec 70 km d’autonomie en full électrique (cycle mixte). Comme pour tout hybride, le démarrage se fait dans un silence de cathédrale avant de commencer à hausser le ton.

Mais là où le Peugeot 3008 montre d’emblée ses crocs, le Sportage affiche plutôt une personnalité placide dès les premiers ronds-points. Le typage des suspensions est un poil trop souple, à mon sens. C’est dommage, les trains roulants étant efficaces au demeurant.

Qu’importe, je me doute que la conduite dynamique n’est pas sa vocation première, mais plutôt le transport dans le confort. À ce petit jeu, le SUV coréen s’en sort remarquablement bien, malgré une monte pneumatique en 19 pouces, et se permet de bien filtrer les aspérités de la route.


Sur la route, si le Sportage est capable de se mouvoir sans difficulté, ne vous attendez pas à avoir un comportement ultrasportif malgré les 265 ch cumulés (180 ch + 91 ch) et le 0 à 100 km/h abattu en 8,2 s. Annoncé pour 70 km d’autonomie en full électrique, je vous avoue que j’étais très sceptique au début des essais tant le frein moteur est inexistant !

Pour autant, moyennant une conduite souple, il m’a été possible de tirer le meilleur parti du système et d’effectuer environ 60 km d’autonomie en full électrique.

Après plusieurs heures passées à son bord, y compris batterie vide, il a également été possible de ne pas dépasser les 6,5 l/100 (en conduite normale), mais, surtout, en laissant le véhicule en mode automatique, le Sportage ne disposant pas de réglages sur la partie électrique comme hybride !

Même si le moteur thermique seul s’en est bien sorti, on ne le rappellera jamais assez, mais un véhicule hybride affiche son potentiel lorsque la batterie est régulièrement chargée. Le Sportage accepte une charge de 7,2 kWh pour un temps de recharge modéré de 1 h 45.

Attention toutefois, le Sportage n’est pas livré de série avec le câble T2 pour la recharge sur borne publique, et il faudra débourser 237 euros pour s’en équiper !

Aussi prestigieux que le lion ?

Mais pour mieux chasser du lion, le Sportage va l’attaquer au portefeuille. D’emblée, avec une garantie de 7 ans et 150 000 km, le SUV coréen part avec un sacré avantage.

En complément, ses tarifs sont plus modérés, avec un prix d’appel à 29 990 euros (1.6 150 ch hybridation légère) contre 32 600 euros pour un Peugeot 3008 (130 ch essence). La version PHEV de 265 ch s’intercale ainsi entre les hybride 225 et hybride 300 du Peugeot 3008, avec des tarifs allant de 43 290 à 50 290 euros sur 3 niveaux de finition.

Le premier niveau se montre d’ailleurs généreux en dotation, avec les jantes de 19 pouces, la climatisation trizone, le GPS ou encore le régulateur de vitesse adaptatif !

En comparaison, le lion sale ses tarifs sur 5 niveaux de finition, allant de 45 600 euros (Hy 225) à 54 000 euros (Hy 300), mais, surtout, en se montrant bien plus radin sur les équipements de série.

Bref, le choix peut être vite fait pour vous : confort et rapport qualité/prix avec le Sportage, ou dynamisme et best-seller avec le 3008

Conclusion:


Cela faisait longtemps que le segment des SUV compacts n’avait pas vu de réel prétendant, laissant la part belle au Peugeot 3008, notamment depuis son restylage. En soi, si ce nouveau Kia Sportage n’est pas parfait, il débarque avec assez d’atouts (design sexy, autonomie en full électrique, bon rapport qualité/prix) pour vous faire réfléchir à deux fois avant d’opter pour un Peugeot 3008 !

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
4 / 5
Confort
4 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • Design sexy
  • Confort
  • Bonne autonomie en full électrique
  • Pas dynamique
  • Pas de réglages sur le mode électrique

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