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Immersion dans le Rallye de Catalogne, avec Toyota

Après l’endurance (WEC) et ses enivrantes ambiances sonores et olfactives dans lesquelles vous baignez lors des 24 Heures du Mans, la F1 avec la mythique cote de popularité dont font preuve les pilotes, ou encore la Formule E avec son côté Mario Kart, me voilà reparti pour y (re)découvrir l’une des disciplines les plus emblématiques de l’automobile : le rallye. Direction la Catalogne pour y découvrir un terrain promettant de belles disputes : ambiance et récit.

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Il faut savoir que sur ce genre d’évènement, tout est chronométré, vous compris. Alors, en voyant le programme qui nous attendait avec Toyota, je savais qu’il ne fallait pas s’endormir sur ses lauriers.

WEC, F1 et rallye : tous les mêmes !

À peine débarqués, nous sommes directement emmenés à l’hospitalité de Toyota afin de nous mettre au travail. C’est que les mécanos sont déjà sur le pied de guerre même si les voitures ne sont pas encore rentrées de l’épreuve du jour.

Car, à partir du moment où elles arrivent, il y a un timing à respecter avant de commencer les réparations, rappelé sur plusieurs écrans propres à chacune et affichant les décomptes en question. Voir l’ensemble d’un crew dans les starting-blocks puis admirer ce groupe de spécialistes s’affairer sur une voiture encore en état de rouler (ou non) laisse admiratif tant ce petit ballet est parfaitement orchestré.


D’un côté, il ne faut pas perdre de précieuses minutes sur les 3 heures allouées pour les réparations, et de l’autre, tout doit s’effectuer sous l’œil autoritaire et scrutateur du commissaire de course : il y a comme des effluves d’autres disciplines dans l’air !

À commencer par un nombre de courses définies à l’année et réparties sur différents continents, de nouvelles technologies à mettre au point afin d’être conforme à chaque nouveau règlement et, bien évidemment, des budgets de R&D comme un nombre limité de pièces de remplacement à respecter impérativement, sous peine de pénalité.

Bien évidemment, sur les courses, les places du podium octroient un certain nombre de points afin de déterminer qui sera sacré champion d’ici la fin de la saison. Si la F1 propose récemment quelques courses bonus afin de distribuer des points additionnels, le WRC disposait déjà de ces courses complémentaires baptisées Power Stage (nous y reviendrons plus tard).

Après une courte nuit de repos, direction la première spéciale sous un temps plutôt clément. L’ordre de passage des voitures est ainsi dicté par les temps chronométrés de la veille, pour toutes les catégories.

En effet, en plus du WRC, les voitures engagées en WRC2 – catégorie inférieure – enchaînent directement après. Dans la catégorie reine, la bataille fait rage entre 3 constructeurs engagés que sont Ford (écurie M-Sport) avec son Puma, Hyundai avec sa i20 et Toyota avec sa Yaris.


S’il est assez aisé de les reconnaître, elles diffèrent toutefois des versions de série que l’on connaît avec pour la Yaris, uniquement 3 pièces communes. Pour être franc, ce n’est pas ce qui pose problème, mais plutôt l’allure à laquelle ces bolides avalent le bitume, rendant la tâche de photographe plus complexe qu’à l’accoutumée.

Toutefois, le crash de l’une des premières Ford Puma, restée en travers de la route, imposera alors au reste des participants d’adopter une allure plus modérée. Cela permet au passage de mieux décortiquer les trajectoires adoptées par ces sans-peurs tout en préservant les oreilles.

Car si le règlement 2022 impose l’hybridation avec un moteur thermique accouplé à un moteur électrique (moteur de 100 kW produisant 130 ch supplémentaires), chaque voiture passe dans un fracas assourdissant. Fin du passage de la catégorie 1, le timing étant serré, il nous faut déjà plier bagage et amorcer le trajet vers la prochaine spéciale.

Pour la team Toyota, l’hélicoptère est alors indispensable afin de s’y rendre rapidement, tandis que pour le commun des mortels, c’est par la route (avec le bordel que cela implique sur les derniers mètres). Sur cette 2e spéciale, changement de rythme et de décor avec un peu plus de dénivelés.

Les Ford Puma, toujours premières à passer, n’en démordent pas, mais les Toyota se montrent plus véloces et incisives. Si le constructeur japonais mène la danse, il ne faut pas pour autant relâcher son attention avec un Hyundai en embuscade.


Public, pilotes, constructeurs : ambiance festive

Les drapeaux flottent, le public est joyeux (avec l’alcool aidant parfois) et apporte un soutien sans faille à ses idoles et constructeurs. En fonction du type de piste, il y aura quelques déçus, chaque constructeur ayant ses prédispositions et ses pilotes.


Ces derniers sont d’ailleurs de véritables stars auprès du public, à l’image du jeune prodige qu’est Kalle Rovanperä (22 ans et déjà sacré champion), ou encore Sébastien Ogier qui écoutera de manière amusée une Marseillaise entonnée par ses fans en fin de journée aux stands Toyota.


S’il n’y a pas de grosse casse, les mécanos prennent tout de même le soin de démonter intégralement chaque véhicule dans le temps imparti afin d’effectuer une inspection en profondeur, voire des réparations de pièces actuelles si besoin.

Les constructeurs étant limités en nombre de pièces de rechange, avec notamment 2 moteurs pour tout un championnat et 4 voitures engagées, il faut optimiser la durée de vie de chaque pièce, et si vous êtes tenté d’en monter un 3e, vous écoperez d’une pénalité. Le règlement est d’ailleurs très strict et impose de respecter également des vitesses sur certains passages durant les spéciales !

En ce dimanche, la dernière journée de l’épreuve de Catalogne, les Toyota sont en grande forme après avoir dominé le vendredi et s’être imposées le samedi. Ce qu’il faudra retenir, c’est la Power Stage qui permet alors aux équipes de marquer des points supplémentaires au travers de cette épreuve bonus.

L’ambiance est de mise, et le public espagnol (quoi que français et anglais, également) sait s’occuper afin de patienter, entre barbecues aux odeurs alléchantes, railleries vis-à-vis du public d’en face ou encore trompette improvisée afin de mobiliser la foule (oui, oui !).

Pour le spectateur, cette épreuve est un régal, avec une sortie de courbe à pleine balle avant de devoir piler sur un rond et d’enchaîner un tour obligatoire au frein, dans une odeur de gomme brûlée avant de repartir pied au plancher.


Au terme de ce long week-end intense, Toyota aura raflé la mise avec la victoire de Sébastien Ogier, devant Thierry Neuville (Hyundai) et Kalle Rovanperä, propulsant le constructeur japonais à 503 points contre 410 pour Hyundai et 238 pour M-Sport/Ford.

Conclusion:


C’est toujours aussi grisant et pressant que d’assister à du rallye. Mais dans un contexte « autophobe » en Europe, cela fait un bien fou de retrouver une ambiance unique, et surtout un public friand de sensations ! Reste à voir si la fin du championnat réservera de belles surprises, mais au vu de la dynamique dans laquelle est Toyota, nul doute que le constructeur restera sur la plus haute marche du podium !

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