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Essai Land Rover Shelter's expérience : une nuit dans les sommets

Dans notre vie de journaliste-essayeur d'automobile, on peut dire que nous sommes gâtés. Notre rédaction, bien aidée par les constructeurs, se plie en 24 pour t'offrir, à toi public, un moment d'évasion.

Celui que je vais vous conter concerne certainement l'une des plus fantastiques. Non pas parce que nous avons pulvérisé un TOP 100 ou encore moins une vitesse de pointe. Non… bien au contraire, cette histoire est d'une grande douceur, bien au calme à plus de 2 600 mètres d'altitude avec un Land Rover Discovery.

+ de photos Land-Rover Discovery SD4 HSE Luxury

Land Rover Shelter’s expérience : le commencement !

Tout commença par un coup de fil, alors que ma peau prenait des couleurs, cramée par le soleil aoûtien de l’Algarve au Portugal. Voilà, c’était ma chère Sandra, patron de la presse de Jaguar/Land Rover France.

« Benoit, j’ai une chose extraordinaire à te proposer. Tu aimes la montagne ? Tu aimes le off-road ? Tu aimes Land Rover ? Car je vais te proposer de vivre, le temps d’une nuit, une vie d’aventurier. »…

« Ta mission, si tu l’acceptes, est de prendre le TGV no 6905 qui partira de Gare de Lyon à 7 h 43. Tu arriveras à Lyon St Exupéry à 9 h 34. Ici, un instructeur Land Rover t’offrira les clés d’un Discovery. Le GPS sera configuré pour t’emmener à la station de La Plagne via un parcours mêlant routes goudronnées, chemins escarpés et sentiers rocailleux. Pour enfin, après plusieurs heures au volant du Discovery, atteindre en fin de journée, les Land Rover Shelter’s. Tu y passeras la nuit, accompagné de ton photographe, tel un baroudeur des temps modernes ».

Et vous savez quoi ?

J’ai accepté la mission, tout comme mon Juju, notre jeune et affamé photographe de métier. Nous voilà donc inscrits pour vivre cette épreuve inédite, au cœur des pistes de la La Plagne en plein dans l’univers des Landistes.

Le Land River Discovery en pleine balade à la montagne

Qu’est-ce qu’un shelter ?


Derrière ce mot anglais, que l’on traduit par abri, se cachent en fait des conteneurs de survie utilisés lors d’expéditions polaires. Notamment celles de Paul-Émile Victor.

Explorateur polaire, scientifique, ethnologue et écrivain français, il fut le fondateur et le patron des expéditions polaires françaises durant 29 ans. Plus tard, ces conteneurs à « quatre pattes » furent notamment utilisés par l’armée en tant que postes d’observation.

En 2015, l’agence AZO acquiert deux shelters et décide de leur donner une seconde vie. AZO les réaménage pour en faire des hébergements insolites, qu’elle installe à proximité du refuge qu’elle exploite également : Refuge Là Haut à 1 830 mètres d’altitude. Ces shelters décorés dans une ambiance cosy offrent un panorama d’exception sur le lac d’Annecy et le Mont-Blanc.

En 2018, appuyée par Land Rover et en partenariat avec la station de La Plagne, l’agence acquiert deux nouveaux shelters et les réaménage dans l’esprit de la firme anglaise.

Installés près de la Roche de Mia, à 2 600 mètres d’altitude, ces shelters accueillent les aventuriers qui cherchent à vivre une expérience unique, avec la chaîne des Alpes et le Mont-Blanc comme seuls voisins.

Un Land Rover Discovery comme monture.

Évidemment, faire le choix d’une auto capable de franchir les montagnes est plutôt facile dans la gamme Land Rover. Tous sont doués des meilleures capacités de franchissement dans leur gamme.

Mais, en attendant le nouveau Defender, celui qui offre le meilleur compromis entre franchissement et qualité dynamique est le nouveau Discovery. Ceci sans oublier qu’il est, selon la finition et les options, capable d’accueillir à son bord jusqu’à 7 personnes dans un certain confort et assez d’espace. Il faut dire que l’engin est aussi long qu’un paquebot avec une taille frisant les 5 mètres. Le coffre, pour sa part, peut accueillir jusqu’à 2 500 litres de bagages (1 231 litres derrière la deuxième rangée) et se voit doté d’une ridelle amovible électriquement, sur laquelle une masse de 300 kg peut reposer.

Mais grâce à son châssis en aluminium, il fond littéralement sur la balance : quelque 480 kg sont ainsi perdus par rapport à l’ancienne génération. Cette masse en baisse permet au SUV britannique de se contenter de motorisations plus « raisonnables ». Ainsi, le Discovery invite désormais des 4 cylindres turbo de 2 litres et un V6 turbo diesel.

En essence, le Si4 propose la bagatelle de 300 chevaux pour 400 Nm de couple. Mais sa gourmandise (plus de 14 litres aux 100 km en condition réelle) et ses émissions de CO2 refroidiront plus d’un acheteur. En diesel, les choses s’arrangent avec, pour les nostalgiques des feulements, un V6 diesel de 306 canassons pour un couple gargantuesque de 700 Nm et le plus approprié SD4. Celui-ci sera d’ailleurs notre choix. Il délivre une cavalerie de 240 pur-sang et 400 Nm de couple. Les performances sont par ailleurs dans la bonne moyenne avec une accélération de 0 à 100 km/h en 7,7 secondes pour une vitesse de pointe de 201 km/h. En consommation mixte, sa fiche technique annonce une moyenne de 9,5 L/100 km en 5 sièges et 9,6 L/100 km en 7 sièges.

Continuons le tour d’horizon de cette machine avec son système multimédia de dernière génération. Le Discovery compte pas moins de douze aides à la conduite. Parmi celles-ci, pointons l’assistance de conduite dans les embouteillages, qui permet de discuter avec son passager en toute sérénité dans les bouchons. Mais comment ne pas écrire un mot sur son assistance aux manœuvres avec remorque ? Car c’est souvent pour cela que l’on s’offre un Discovery. Et ce modèle est capable de tirer une masse de 3,5 tonnes, le tout bien aidé par un système électronique qui gère l’ensemble. Au sujet de la connectivité, relevons les 6 points de recharge de 12 Volts, les 9 ports USB, le point WiFi pouvant connecter 8 appareils et l’espace de rangement central pouvant accueillir 4 tablettes.

Le Lande Rover Discovery est capable de franchir des montagnes

De la route aux Shelter’s


Voilà, vous connaissez la situation. Mais avant de prendre place dans nos abris dans les cimes, il faut passer par une grosse centaine de kilomètres sur autoroute. Rien de très réjouissant. Heureusement avec son régulateur autoadaptatif, sa boîte automatique, ses suspensions pneumatiques et sa position de conduite haute, le trajet se fera sans trop d’effort.

Heureusement, les organisateurs ont prévu le coup, et dès que les montagnes pointent le bout de leur nez, nous voilà en train de laisser la langue de bitume noire derrière nous.

La route se fait sinueuse. Le Discovery, poussé à ses limites, dynamique, est presque joueur. Le freinage est, malgré la masse de l’engin, endurant. Évidemment, à chaque épingle, pied au plancher, il demande un certain temps de réaction. Mais, il en ressort sans trop de problèmes. Il faut dire que la boîte de vitesse et les 400 Nm de couple sont vraiment efficaces dans cette situation. Par contre, en courbes, il faudra bien prendre en compte sa tendance à tanguer et se digérer vers l’extérieur du virage. Un petit coup de frein pour placer du poids sur le train avant, une reprise des gaz et le Disco reprend sa ligne. Facile !

Qui dit Discovery, dit forcément habileté en tout terrain. Cela tombe bien, car pour atteindre nos abris, il faut passer par les pistes du domaine de La Plagne. Oui… les pistes de ski. Les vertes, bleues, rouges et même noires. Certes, la neige n’est heureusement pas trop au rendez-vous, mais les rochers habituellement sous deux mètres de manteau blanc, sont bien là.

Heureusement, avec ses suspensions souples, ses grands débattements de roue d’un demi-mètre, sa garde au sol de 283 mm et son aptitude au passage dans les gués (900 mm !!!), le Discovery ne redoute pas ce terrain hostile. D’autant que la molette du Terrain Response 2 propose une vaste palette de situations dans laquelle il suffit de piocher le bon mode.

Gravier, roche, colline, montagne, dévers, le Discovery s’occupe de tout. Il gère à la perfection ses différentiels, la réponse des gaz, la suspension pneumatique, la boîte de vitesses et sa gamme courte…

Minute après minute, me voilà en train de fanfaronner auprès de mon « Juju » qui me prend pour le plus grand des pilotes de 4x4. Dans les faits, c’est le Discovery qui s’occupe de tout. Moi je n’ai qu’à tenir le volant et garder un filet de gaz.

A l'intérieur d'un Shelter le Land Rover Discovery

Bien arrivée aux Shelter's


Il est 18 heures. Nous voilà enfin non loin du glacier. Au pied des deux shelters, un instructeur nous donne une malle. Dedans, un « KIT de survie ». Tout le nécessaire pour faire une fondue, piques et vins compris. Il s’éclipsera peu de temps après avoir donné les consignes de vie et de sécurité.

Nous voilà seuls tout en haut avec notre monture britannique. Le ciel gronde, les éclairs illuminent les montagnes. La pluie se mêle au décor. Le paysage est merveilleux. La pluie bercera notre nuit avec les clapotis résonnant sur notre couchage. Une expérience hors du temps à vivre, mais plutôt en amoureux, car mon Juju s’est avéré très revêche aux câlins.

Le Land Rover Discovery proche du glacier de La Plagne

Benoit Alves

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