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Essai nissan juke nismo rs et r 2 0 le juke dans tous ses etats

Depuis quelques années, Nissan a fait du crossover son fond de commerce. C'est une véritable armée qui compose la gamme du constructeur, dont le Juke, le plus célèbre et vendu d'entre eux. Pour le fun, Nissan a aussi développé des déclinaisons sportives, raisonnables avec le Nismo RS, et complètement délirantes avec le R 2.0, que nous avons rassemblés pour une réunion de famille.

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Pour s’offrir une place au soleil et bien conscient qu’il faut surfer sur la vague du sport-chic pour être tendance, Nissan a fait renaître et importer le badge Nismo, contraction de Nissan Motorsport. Le préparateur maison, géniteur des pistardes et autres sportives routières uniquement disponibles sur Gran Turismo, pour nous Français, retrouve donc son nom posé sur l’aile arrière du Nissan Juke.

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Le Juke Nismo RS : le sport-chic avant tout

La plastique du crossover a été sensiblement modifiée en gagnant un « O » et des liserés rouges. Le bouclier avant est bien plus aéré et acéré qu’à l’accoutumée, des bas de caisse poussent et la partie arrière s’agrémente d’un spoiler de hayon et d’un diffuseur, laissant sortir une énorme canule d’échappement. Pour faire le show sur un parking de supermarché le vendredi soir, c’est parfait. L’habitacle est bien plus timide, n’offrant qu’un volant spécifique et un bloc d’instrumentation à fond rouge. La seule vraie satisfaction provient des sièges baquets Recaro (en option à 1 200 € avec cuir noir/rouge et Alcantara) au maintien latéral de première catégorie, à défaut de faciliter l’accès à bord.

Si la version à deux roues motrices et boîte manuelle (essayée dans le col du Turini) dispose de 218 ch, la version 4x4 à unité automatique à huit rapports affiche quelques équidés de moins. Accouplé à la CVT, le 1,6 litre DIG-T produit 214 ch à 6 000 tr/min et 250 Nm de couple à 2 400 tr/min. Avec un poids en hausse de 130 kg et moins de couple afin de ne pas martyriser la boîte, les performances sont en retrait, avec un 0-100 km/h en 8 secondes et une vitesse maximale de 200 km/h. Toutefois, le Nissan Juke Nismo RS n’est pas fait pour les runs sauvages des fins de semaine.

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Le All-Mode 4x4-i plus intéressant :

Son truc, c’est le sport-chic et donc promener sa plastique en ville. Sur tracé sinueux, la transmission intégrale et les améliorations du châssis apportées à la version RS permettent au Juke de mieux passer la puissance au sol. On se souvient du train avant typé savonnette de la première mouture du Juke Nismo. Le Juke enroule les virages avec facilité, sans saturer les pneus. Si la boîte CVT a fait d’énormes progrès, elle n’en reste pas moins préhistorique : les rapports passent rapidement, au point de singer un double embrayage, mais les montées en régime sont longues et le tempérament du moteur s’en retrouve muselé. D’un côté nous avons une transmission intégrale qui rehausse le niveau d’efficacité, mais la boîte manuelle, bien plus intéressante, est indisponible avec le All-Mode 4x4-i. Difficile de faire un choix.

Malgré une offre pléthorique dans le segment des crossovers, le Nissan Juke Nismo RS n’a pas vraiment de concurrents. Nous pourrions peut-être lui opposer le Mini Countryman S John Cooper Works, au comportement plus sérieux mais avec un prix encore plus élitiste. Le Nismo RS a la voie libre, sauf le jour de notre essai, où il partageait le terrain avec le Juke R 2.0.

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Note : 14/20

Bien vu :
- Motricité accrue
- Comportement routier
- Sans concurrence

À revoir :
- Boîte automatique imposée
- Ambiance sport-chic

Le Juke R 2.0 : le côté obscur de la force

Le badge RS est souvent synonyme de radicalité sur route ouverte. De ce point de vue, le Juke éponyme nous a déçus. Pour la radicalité, il faudrait donc se tourner vers quelque chose de plus dingue. Dans la gamme, même s’il n’est pas inscrit au catalogue officiel, Nissan et son partenaire britannique RML proposent le délirant Juke R 2.0.

Apparu tout récemment lors du Festival of Speed de Goodwood, le Nissan Juke R 2.0 pérennise une formule qui ne devait rester au départ qu’un simple délire de passionnés de mécanique avertis. Dans le monde de la préparation, il existe déjà quelques swap de Juke avec un moteur de GT-R, mais RML est allé encore plus loin. Désormais, le crossover embarque le VR38DETT de la GT-R Nismo, avec 600 ch et 632 Nm de couple, obtenus notamment avec la présence de deux turbos en provenance de la GT-R GT3.

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On oublie donc le confort douillet du Nissan Juke Nismo RS. Ici, on verse plutôt dans la compétition. L’habitacle conserve quelques gimmicks propres au Juke, mais est désormais traversé par un arceau cage et des harnais. Nous qui nous plaignions des baquets proéminents du Nismo RS, nous allons devoir réviser notre jugement.

Le Juke le plus improbable du monde :

En action, le Nissan Juke R 2.0 est une véritable bête. Il accélère comme une GT-R, c'est-à-dire que l’empreinte de vos vertèbres sera imprimée sur l’assise. Un véritable dragster qui ne demande qu’à rejoindre l’horizon, dans un vacarme pas vivable, sans solliciter la colonne de direction. Car cette version braque comme un avion, est particulièrement affectée par les lois de la physique et le ressenti dans le volant est assez déroutant : le point milieu est encore plus flou que d’habitude et on a l’impression qu’il y a un jeu énorme dans la crémaillère.

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Né de l'idée complètement folle d’un croisement entre un paisible crossover et un moteur de super-sportive, le Nissan Juke R 2.0 est l’un des engins les plus dingues que compte la planète automobile. Une petite secte où se trouvent les Mercedes Classe G63 AMG 6x6 ou feu le Dodge RAM SRT/10. Des pétages de plomb qui font du bien dans un paysage automobile de plus en plus morose. Toutefois, l’accès à une bête aussi exclusive a un prix. Il vous en coûtera ainsi près de 500 000 € pour pouvoir humilier quelques GT à un feu rouge et exploser la rétine des badauds au rendez-vous tuning du coin.

Avec le Juke, Nissan est allé très loin dans le délire. D’abord avec le Nismo RS qui, s’il chahute les puristes, a le mérite d’offrir un peu plus de piment dans le segment. Puis avec le R 2.0, un engin à l’âme de concept-car et disponible pour les plus fortunés. Entre les deux, des préparateurs comme Monstaka pourraient vous satisfaire avec un programme de préparation qui pousse le DIG-T à 262 ch.

Note : 16/20

Bien vu :
- Style délirant
- Performance de super-sportive
- Ambiance de compétition

À revoir :
- Sonorité à bord
- Direction et angle de braquage
- Prix stratosphérique

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