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Land Rover Defender : le nouveau DEF passe à l’attaque !

Plus de 2 mois avant l’annonce officielle du nouveau Defender, Land Rover avait convié quelques journalistes pour une présentation studio de son nouveau bébé au siège de la marque, à Gaydon. Étonnant de parler de bébé pour un modèle qui a commencé sa carrière près de 70 ans en arrière, le Land Rover série 1 (il ne prendra son nom actuel qu’en 1990) datant de 1948 !

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Pour rappel, et même si ce modèle on ne peut plus iconique est connu par tous, sa silhouette ayant bourlingué à peu près partout dans le monde, le Defender est le franchiseur absolu, simple, résolument solide, avec très peu de limites. S’il a commencé sa carrière à travers les campagnes anglaises, il a vite migré partout où il y avait du sable, des montagnes, des rivières, des cailloux. Sa cote d’amour est toujours restée très élevée, mais les normes de construction se durcissant, le Defender a dû tirer sa révérence en 2016 (avec toutefois une petite série limitée en 2018).

Agréable nouvelle pour les aventuriers, le Defender revient.

Cette voiture a toujours eu la réputation d’avoir une silhouette qu’un enfant pourrait dessiner : 2 volumes carrés, des roues, merci au revoir !
La bonne surprise, c’est qu’on découvre que c’est toujours le cas ! Même si ce modèle est évidemment considérablement modernisé, on garde les codes de la lignée, ouf.

Le 4x4 nous est présenté en 2 versions (pour l’instant…), le 90 (4,30 m) et le 110 (4,80 m). Le châssis, en aluminium, est repris du Range Rover, avec des spécificités liées au franchissement : de grands débattements et toujours des angles d’attaque et de descente importants… et symétriques. Si l’avant passe, l’arrière passera. La transmission 4 roues motrices est permanente, avec un blocage de différentiel et une boîte de transfert à 2 vitesses. L’alpine glass, cette petite custode posée sous le toit typique du Defender est toujours là, comme la roue de secours accrochée derrière la voiture.

La première surprise quand on pénètre à l’intérieur est la découverte d’une troisième place sur la rangée avant : le client peut choisir de remplacer l’espace de stockage disponible (le levier de vitesse étant collé au tableau de bord) par une place supplémentaire au milieu, qui transforme le petit 4x4 en un 6 places ! La version 110 peut être commandée en version 5+2, en plus des versions 5 et 6 places.

Si l’intérieur est modernisé, la marque a voulu garder un côté simple et robuste, avec une barre d’alu courant sur tout le tableau de bord, de quoi pouvoir s’accrocher dans les franchissements difficiles, et des matériaux inspirant confiance ; on peut toujours passer le kärcher à l’intérieur du véhicule. On retrouve les systèmes d’infodivertissements déjà connus à la marque dans une présentation qui se veut actuelle, à confirmer lors de l’essai.


Land Rover Defender : Les moteurs

L’ancien Defender avait des moteurs coupleux et peu puissants ; ils restent coupleux, mais la plus petite puissance disponible est maintenant de 200 cv, pour monter à 400 cv avec un 6 cylindres en ligne hybride (et un 0 à 100 en 6,1 s) !
Deux diesels de 200 et 240 chevaux ainsi que 2 essences de 300 et 400 seront disponibles au lancement ; côté couple, on commence à 400 Nm pour monter à 550 Nm sur le L6 avec son hybridation légère.

Pour les consommations, Land Rover annonce 9 l./100 sur les diesels, et près de 12 litres sur les essences, variables selon les configurations adoptées. Avec ses 2 tonnes à déplacer, les émissions de CO2 débutent au-dessus des 230 g/km. Chanceux… on aura droit à la taxe maximum ! À noter que la voiture pourra tracter jusqu’à 3,7 tonnes.

Land Rover Defender : Les options

Le client pourra configurer sa voiture pour en faire ce qu’il souhaite, du 4x4 (un peu…) urbain au vrai baroudeur. On ne citera pas toutes les options ici, la liste étant longue, mais quelques-unes ont retenu notre attention.

Pas moins de 4 tailles de roues sont disponibles, du 18 au 22 pouces, ainsi que 3 toits différents. Une échelle peut être apposée sur le côté de la voiture afin de monter vérifier son chargement ou rejoindre sa tente, et un ingénieux coffre de rangement prend place à l’opposé. Assez rare également, on pourra choisir de faire poser en usine un film recouvrant la voiture, d’une durée de vie de 7 à 10 ans, pour protéger sa carrosserie et changer (une fois) sa finition de mat à brillant, celui-ci retiré.

Si nous avons pu être présents durant la phase de développement, sa présentation officielle a lieu en ce moment à Francfort.

Enfin, Land Rover France nous annonce déjà ses tarifs. Ils débutent à 49 900 € pour la version 90 qui sera disponible dans un premier temps en 7 coloris, dont 3 spécifiques au Defender.

Performance


Performance
4 / 5
Habitabilité
4 / 5
Prix
4 / 5

Verdict

Conclusion:


Le Defender est une bonne surprise, une version intelligemment modernisée du mythique 4x4. S’il essaie de se rendre plus civilisé pour être accepté sur la route, nous avons surtout hâte de l’essayer là où il est le meilleur, partout ailleurs !