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Essai de la giulietta 2 0 l jtd 150 un nouveau moteur diesel epatant

Lancée en 2010 la Giulietta d'Alfa Romeo a su séduire un nombreux public. Rien d'étonnant que la marque italienne ait voulu faire perdurer ce succès d'estime en remodelant juste légèrement la carrosserie et en modernisant l'intérieur.

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Pas une ride et un moteur tout nouveau

Alors que la ligne n’a pas pris une ride et demeure toujours aussi stylée, une nouvelle calandre, des feux anti-brouillard  savamment installés pour égayer la face avant et de nouvelles jantes signent, à l’extérieur, le modèle 2014. La typicité italienne demeure avec la plaque d’immatriculation avant fixée  quasiment sous le phare gauche. De même, l’on retrouve à l’intérieur, sur la version Exclusive dont nous disposions, un traitement raffiné et élégant en cuir rouge. Tout a été revu du sol au plafond pourrait-on dire. Le volant, les sièges et les revêtements ont tous bénéficié de ce vent nouveau qui est complété par un accès à la vraie modernité avec un dispositif multimédia tactile à commande vocale, les aides au stationnement, ou encore le contrôle de la pression des pneus.

En France la voiture est proposée en  5 versions : Impression, Distinctive, Distinctive Business, Exclusive et Quadrifoglio Verde à vocation plus sportive.

En fait c’est sans doute derrière cette nouvelle calandre qu’il faut aller chercher le vrai changement. Certes les motorisations essence 105,120 ou 170 chevaux demeurent inchangées mais,  un nouveau moteur (celui équipant notre véhicule d’essai) est apparu dans la gamme proposée en France, notamment, pays du diesel roi, pour combien de temps encore ?

Quoiqu’il en soit, le moteur 2.0 JTD de 150 cv est équipé du système d’injection Multijet common rail de dernière génération, capable d’optimiser la combustion pour obtenir des niveaux d’émission de Co2 abaissés de manière  étonnante (110g/km). L’adjonction d’un turbo compresseur permet d’obtenir un couple très élevé à bas régime (380Nm à 1750 tr/mn).

Un plaisir de conduite

Une fois le tour du propriétaire effectué, il s’agit maintenant de soumettre la belle italienne au verdict d’un essai routier sans complaisance.

L’accès aux places avant est aisé et l’on trouve vite une position idéale de conduite grâce aux réglages électriques du siège. Par contre on déplore d’entrée de jeu un angle mort considérable et gênant Pour l’arrière, les grands gabarits devront se contorsionner pour loger leurs jambes, l’ouverture de la portière ne se prêtant pas particulièrement à la manœuvre. Le coffre bien tapissé accueille sans problème les bagages de deux personnes plus les encombrants valise et sacs photos de l'ami Gilles Vitry.

Les cadrans ronds, les commandes de climatisation, l’écran multimédia se trouvent idéalement placés, l’ensemble traité en cuir flatte l’œil à ceci près qu’une trop grande partie noire casse un peu l’ambiance.

On trouve le repose pied bien pratique sur cette auto qui fonctionne avec une boîte manuelle à six rapports, boîte qui nous donnera quelques soucis à cause d’une trop grande fermeté, due sans aucun doute à un dérèglement de la tringlerie.

Je tourne la clé du démarreur et surprise, je me surprends à me demander si je dispose bien du moteur diesel et non pas d’un essence réputé plus silencieux.  Je roule, j’accélère tout se passe comme dans du coton, aucune vibration parasite, ni celles du moteur, pas plus celles possiblement remontées par la suspension. 

Le volant de généreuse dimension, agréable au toucher et bien en mains, ne transmet pas plus de réaction intempestive. La direction s’avère précise on sent  dans un enchaînement de virages serrés, un certain poids sur l’avant. Toutefois le moteur en position transversale et les suspensions classiques mais assez élaborées (Macpherson à l’avant et  multibras à l’arrière), garantissent une tenue de route imperturbable. Il serait souhaitable malgré tout que l’amortissement général sur chaussée peu plane, se montre plus douillet pour les dos. Le freinage inspire totalement confiance et malgré les 1320 kilos de l’auto, il demeure endurant et constant dans son niveau d’efficacité.

Une commande DNA pour les modes Dynamique, Natural et All Weather, permet de faire varier la réponse de l’accélérateur, la cartographie moteur et l’assistance de direction et un différentiel électronique pour conduire de manière sportive normale ou par tous temps.

Le confort global de la voiture tient à plusieurs facteurs. Les sièges bien enveloppants contribuent à cette notion de bien être à bord, le silence également bien entendu et aussi la bonne lecture des instruments, l’efficacité de la climatisation et même, si nous avons eu la chance de ne pas devoir le vérifier, la sécurité passive d’une auto ayant obtenu un score de 97 % pour la protection des passagers adultes,assorti des 5 étoiles EuroNcap.

Les performances de la Giulietta sont difficiles à vérifier (vitesse maximale annoncée : 210 km/h) mais les accélérations même à très bas régime donnent vraiment du plaisir pour autant que l’on ne se réfugie pas trop vite sur les rapports longs (5ème  et 6ème).

En roulant en ville je me suis souvent agacé de me voir suggérer sans cesse, par une flèche orange, de monter les rapports. Bien entendu c’est une façon de tendre vers une consommation maîtrisée, tout comme le système Stop et Start, bien réactif. Même si je ne suis pas toujours comporté en bon écologiste radical, le bilan global de notre essai s’affiche comme  digne de satisfaction. A peine 5 litres pour un périple effectué sur le trajet Paris-Tours-Le Mans et retour, voilà de quoi satisfaire bien des automobilistes amoureux de ce charme incontestable d’une belle italienne comme la Giulietta.

Nous remercions les responsables de l’abbaye de l’Epau au Mans, de nous avoir permis de servir d’écrin photographique, à notre auto, qui malgré son âge, attire encore les regards.

Ce bain de jouvence souhaité par le constructeur devrait permettre de tenir, encore un temps,  même si le positionnement de prix paraît un peu trop haut, la dragée haute aux nombreuses compactes du marché comme la Volkswagen Golf, la Peugeot 308, la Citroën DS4, la Mercedes Classe A, la Volvo V40 et la BMW Série 1. Pour être tout à fait complet il faut souligner que la possibilité d'extension de garantie à 5 ans avec kilométrage illimité, assistance comprise et sans aucune franchise, constitue un plus non négligeable.

Notre voiture en version Exclusive figure au catalogue à 29 950 euros. 

 

BIEN VU :

La ligne réussie

L’excellence du moteur

La faible consommation

A REVOIR

Angle mort

Accès et espace places arrière

Amortissement

Note : 15/20

Fiche technique : Berline 4 portes - Dimensions : 4,354 m ; 1,798 m ; 1,465 m – Coffre : 350 litres ou 1045 litres banquette rabattue – réservoir : 60 litres – Moteur diesel 4 cylindres à injection directe avec turbo compresseur –  Puissance maxi : 150 chevaux à 3750 Tr/m – Couple Maxi variable de 320 Nm à 1500 Tr/m à 380 Nm à 1750 Tr/m selon le mode Normal ou Dynamic - Transmission aux roues avant- Boîte de vitesses à 6 rapports  + MA – 4 freins à disques – Performances : 0 à 100 en 8,8 secondes ; vitesse maxi : 210 km/h sur circuit –Consommation normalisée en cycle mixte 4,2 litres – Emissions de CO2 110 g/km