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Essai Discovery Sport : un Land-Rover contre les éléments

Sols craquelés, soulevés, fumants, laissant apparaître par endroits les entrailles de la terre, l'Islande était considérée autrefois comme " la porte des enfers ". Je ne sais pas si vous le savez mais ce " royaume mythique ", en plus d'être un lieu sous l'influence des elfes et de l'énergie de l'Arctique oùse mêlent le vent, la pierre, le feu et la glace, est l'un des endroits les plus extrêmes pour le tout-terrain. Quel meilleur endroit pour tester un Land Rover ?

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Bienvenue en Islande !

Le rendez-vous nous est donné le 11 Décembre au matin, juste devant la cathédrale luthérienne de Reykjavik. C’est ici que les nouveaux Discovery Sport, mis à notre disposition, nous attendent. Après une petite prise en main dans les rues étroites de la ville, voilà que les gens de Land Rover nous dévoilent notre parcours. Il s’agit d’une boucle sur plusieurs jours de plus de 350 km, entre fjords, étendues sauvages et glaciers. Comme nous sommes en plein hiver islandais et que la température moyenne affiche moins 12°c et peut descendre avec le blizzard jusqu’à - 20°c, nous sommes convaincus que cela ne va pas être qu’une partie de plaisir.

Notre Land …

Nous voilà au volant du tout premier Discovery Sport et comme vous pouvez le voir sur les photos, ce Land Rover est sexy. Dans l’esprit des gens du marketing de la marque, il remplace le Freelander. Et tant mieux ! Car, le nouveau Land dérobe de nombreux éléments de style à la star qu’est le Range Rover Evoque. C’est ainsi que l’on retrouve un gros bouclier avant surmonté d’une large et fine calandre, elle-même ponctuée par des optiques à LEDS très travaillées. La poupe s’élargit et devient plus massive tout en accueillant des petits feux rectangulaires. C’est de profil que l’on note le plus de différence, avec 23 cm de plus (longueur : 4.59m), de quoi enfin loger une famille toute entière.


L’ambiance à bord est typique de la marque, avec une présentation soignée et un agencement « so british ! ». Mais comme ce ne pas un Range Rover, la qualité des plastiques demeure un cran en-dessous. Si l’habitabilité avant correspond au statut de l’auto, elle se montre carrément royale quant aux places arrière. Par contre, concernant la troisième rangée optionnelle, oubliez-la ! Il s’agit juste de deux strapontins, où même des enfants de 12 ans auront du mal à trouver leur place. Le coffre, avec une contenance entre 479 et 589 litres, (en fonction de la position de la seconde rangée), se situe dans le haut du panier de la catégorie.

En terre inconnue …

L’expédition commence, il est 9 heures à ma montre et il fait toujours nuit noire ; l’hiver islandais n’offrant que quatre heures trente de lumière par jour, entre 11h et 15h30. Il est temps de vérifier le seul équipement supplémentaire de nos Disco Sport de série : les pneus cloutés.

Vingt minutes plus tard nous voilà sortis de la ville. Les premières routes sont superbes ! Elles ressemblent à des langues géantes de bitume, de couleur noire intense, mais nous savons bien que cela ne va pas continuer… car le réseau compte 12 898 km de routes dont seulement 5 252 km revêtues de goudron.

Notre route longe le littoral, qui nous offre une occasion trop belle pour ne pas la saisir, avec des kilomètres de sable noir. On va tester l’efficacité du système de contrôle de traction. Et le moins que l’on puisse dire c’est que notre Discovery Sport équipé du Si4, un moteur turbo essence de 240 chevaux et 340 Nm de couple, envoie ! Les passages de vitesses se font rapidement et sans à coup, grâce à la boîte automatique 9 rapports. Le « Terrain Response » contrôle l’adhérence de chaque pneumatique à la milliseconde près. Alors que l’on reprend la direction de la route quelque-chose apparaît au milieu du brouillard… une carcasse d’avion. Il s’agit d’un DC3 de l’US Navy qui s’est crashé en pleine guerre froide, en 1973. Le spectacle est splendide !


Nous quittons la plage pour l’intérieur de terres. Plus nous avançons et plus la pluie se transforme en neige, puis en glace. Le Discovery Sport avec ses 4 roues motrices nous impressionne ! Il se joue facilement de la neige et de la glace. Le système d’aide électronique placé sur « Snow » s’occupe de tout, au point de rendre notre déplacement déconcertant de facilité, et de faire oublier les collines enneigées qui normalement pourraient faire peur. Il s’occupe même de la descente, avec son système qui ralentit l’engin automatiquement pour garder toujours le maximum de traction. Le conducteur ne s’occupe que du volant !

Le lendemain, nous repartons aux aurores (boréales) pour terminer notre course. Le blizzard est intense. Même si l’ordinateur de bord annonce - 20°c, le véhicule nous transporte dans un confort impérial jusqu'à notre prochain point « chaud ». Soudain, une sorte de petite rivière vient se mettre en travers de notre route. Il faut absolument la passer car notre réservoir crie famine et nous ne permet pas de faire demi-tour.

La fiche technique du Discovery Sport annonce une immersion possible jusqu’à 60 cm. Or, notre mètre indique une profondeur de plus 70 cm… la pression monte dans l’équipe. Mais, nous n’avons pas le choix, l’eau est calme et coule en « douceur » et il nous faut passer. Après 10 minutes de concentration et de récapitulation des techniques de passage de gué, nous voilà partis à l’assaut du cours d’eau.

La percussion de l’eau est rude afin de provoquer la vague devant le bouclier. Le moteur et ses 240 canassons grondent, les pneus et les suspensions avalent tant bien que mal les rochers cachés sous l’eau. La rive est maintenant toute proche. Le train avant agrippe la neige et nous tracte hors de l’eau. Ca y est, on est passé de l’autre côté, sains et saufs. On peut reprendre notre route pour parcourir les 50 kms qui nous séparent de Reykjavik.

Une incroyable machine !

Les vikings étaient des guerriers intrépides, qui pendant des siècles ont cherché des terres à conquérir. En Islande, nous avons pu suivre leur trace grâce au talent incroyable du Discovery Sport. Tout au long de l’expédition, il a démontré que malgré son look de crossover « bon chic, bon genre », il était bien un Land Rover capable de prouesses techniques incroyables et cela dans un confort remarquable. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à le tester dans des conditions « normales », pour en savoir plus sur ses prestations dynamiques… à suivre…

Bien vu :

- Style élégant
- Habitabilité
- Performances en tout terrain

A revoir :
- Son tarif haut de gamme
- Plastiques un ton en-dessous des Ranges

Place à notre comparatif de fiches techniques, entre notre Discovery Sport Si4 et l'Audi Q5 TFSI 225 Quattro :