logo La revue auto

Essai Hyundai i20 coupé

En plus de notre essai récent de la Hyundai Veloster Turbo, nous avons eu l'occasion de tester la petite I20 coupé. Avec son design exclusif et son petit moteur essence de 84 ch elle semble prédestinée à un usage urbain et joue la carte " jeune ". Alors, est-elle une offre intéressante et que vaut-elle sur la route ?

Exterieur_Hyundai-I20-coupe_0 Exterieur_Hyundai-I20-coupe_2 Exterieur_Hyundai-I20-coupe_3 Exterieur_Hyundai-I20-coupe_5 Interieur_Hyundai-I20-coupe_13 Interieur_Hyundai-I20-coupe_15
Voir la galerie photo

Esthétiquement, Hyundai a choisi de faire un coupé totalement différent de la version 5 portes. La I20 Coupé présente une calandre hexagonale inversée à large ouverture, se voulant résolument plus dynamique et affirmée que la version 5 portes. Il en va de même pour l’arrière de la voiture, plus athlétique, mettant en avant des ailes davantage dessinées. L’ensemble de la voiture est manifestement plus musclé : lignes plus tendues, profil bénéficiant d’un toit abaissé de 25 mm confirmant la volonté sportive. Le design est clairement réussi et, là où Renault abandonne l’alternative 3 portes sur la Clio, Hyundai prouve de belle manière que ce marché n’est pas mort.

L’intérieur, pour sa part, ne procure pas la même impression. Une allure plutôt cheap est renforcée par les plastiques durs qui règnent dans l’habitacle. La présentation paraît un peu datée, tranchant de fait avec le style extérieur attractif, sans pour autant être dépourvue de l’essentiel. La climatisation est cependant proposée, ainsi que le lecteur CD, le kit mains libres Bluetooth ou encore le régulateur de vitesse.

Les sièges, sans être bons ne sont pas désagréables, mais la position de conduite est trop haute, trop typée « chaise de bureau ». Les places arrière sont très faciles d’accès grâce aux sièges avant qui peuvent libérer un large espace. À noter dans les points positifs un coffre d’une capacité de 336 litres, le plus volumineux de la catégorie.

Pure citadine :

C’est donc une version « Intuitive » que nous avons essayée, dotée du petit moteur essence de 1.2 L développant 84 ch et associé à une boîte de vitesse manuelle à 5 rapports. De fait, la puissance limite cette version aux sorties en ville, où elle fait preuve d’une belle agilité. Son moteur réagit fort bien aux sollicitations de la pédale de droite et fait montre d’une certaine vigueur pour s’insérer ou s’extirper de la circulation. Mais cette vigueur n’est que de courte durée et passé cet exercice, le manque de puissance se fait vite sentir. En effet, dès que l’on s’aventure hors des agglomérations, il ne faut pas espérer grand-chose de ces 84 ch, qui peinent à accélerer et dont les reprises, aux vitesses réglementaires, sont bien légères.

Autre point faible qui la cantonnera à un usage citadin : la mollesse de ses suspensions. Si ce n’est pas gênant dans la jungle urbaine où les vitesses moyennes sont très basses, dès que le rythme augmente, la prise de roulis se fait trop importante et la Hyundai I20 coupé ne se montre pas très rassurante sur certains appuis. Pour autant, elle ne se trouve pas réellement mise en défaut, mais nous avons souvent l’impression qu’il ne manque pas grand-chose pour que ce soit le cas. Le train avant n’est pas mauvais et fait bien son boulot, c’est plutôt le train arrière qui ne semble pas très stable.

Quel dommage que l’intérieur ne soit pas en rapport avec l’extérieur, ce qui en ferait vraiment une voiture attirante et intéressante. Là, avec cet habitacle bien en-dessous de celui d’une 208, pour un prix légèrement supérieur – 14 950 € hors options pour notre version – la clientèle va être difficile à convaincre. Même si l’on sent que Hyundai se donne les moyens, cette citadine, qui ne manque cependant pas d’intérêt, nous laisse malgré tout un goût d’inachevé.