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Essai Lexus ES 300h : l’arme anti-taxes !

Avec l’arrivée de la grande berline ES sur le sol du Vieux Continent. Lexus marque l’arrêt de commercialisation de sa belle GS. Cela dit, la nouvelle venue n’en est pas vraiment à son coup d’essai, puisqu’il s’agit de sa septième génération. Nous voici en Espagne du côté de Malaga pour les essais internationaux.

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Lexus ES : une grande berline !

Après six générations de « persona non grata » en Europe, la grande berline Lexus ES débarque donc enfin chez nous. Son succès commercial à travers le globe ne s’est jamais vraiment étiolé. Bien au contraire, ces dernières années, l’ES s’est muée en référence dans la gamme de Lexus en se positionnant franchement en tant que modèle phare de la gamme du constructeur nippon.

Avec la disparition de la GS, la gamme de berlines de Lexus devient plus simple et se compose pour le coup de la berline Lexus IS (4,67 m), de cette nouvelle grande berline Lexus ES (4,97 m) et de la limousine Lexus LS (5,24 m).

Et oui… les ingénieurs ont profité de ce nouvel opus pour l’étirer et la rendre ses proportions plus sportives. Elle est plus longue (+6,5 cm), plus large (+4,5 cm) et un peu plus basse (-0,5 cm). Mais aussi pour soigner son habitabilité, ils ont allongé son empattement de 5 cm. 

Lexus ES : rien que de l’hybride !
Vous l’aurez compris, la Lexus ES a une vocation mondiale. Dès lors, la firme propose une belle série de groupe motopropulseur. Cela va de la ES 220 à la ES 300, en passant par la ES 250. Bien évidemment, en tant que spécialistes depuis plusieurs décennies de moteur à système hybride, l’ES 300h est également au catalogue. Et cela tombe bien puisque c’est le seul moteur disponible en Europe. La fiscalité est bien trop « violente » sur les moteurs thermiques classiques, alors que l’hybride profite quant à lui de nombreux avantages. Mais on y reviendra plus tard.

Donc, si cette grande berline vous tente, sachez que vous aurez le choix entre une Lexus ES 300h et une Lexus ES 300 h.

Pour être plus concret sur ce qui se cache dans les entrailles de la berline. Sous le capot moteur de la Lexus 300h on trouve un quatre cylindres de 2,5 litres de cylindrées à l’injection sophistiquée et 2ACT. Il propose 218 chevaux et 221 Nm de couple. À côté de lui, une machine électrique, plus compacte qu’auparavant, est capable de produire l’équivalent de 120 canassons et 202 Nm de couple.

L’alimentation de celui-ci a été confiée à une nouvelle génération de batteries au Ni-MH composé de 204 cellules fournissant une tension de 244,8 volts. Plus compacte, elle tient dorénavant intégralement sous la banquette et n’empiète plus sur le volume de coffre capable d’accueillir 454 litres de bagages.

Lexus ES 300 h : dans les faits !
Vous êtes comme moi. Vous n’avez pas fait d’école d’ingénieur en génie électrique. Alors, sachez que l’ensemble est capable de fournir une cavalerie de 218 chevaux au maximum.

Pas de quoi franchelucher, me direz-vous. Surtout avec une masse minimum de 1 680 kg. Pourtant, si elle se limite électriquement à 180 km/h, elle expédie le 0 à 100 km/h en 8,9 secondes. Ce n’est donc pas une fusée, mais cette Lexus se destine surtout au voyage en première classe et à consommer un minimum. Alors, apprenez à la dompter !

OK, j’avoue ! Dans un premier temps. Au vu de son style et de son allure bestiale, surtout avec ma finition F-Sport, j’ai eu envie de lui faire sortir ses tripes… Son châssis équilibré, sa direction communicative et ses freins endurants n’ont pas déçu. Par contre, j’ai fait exploser sa consommation moyenne à plus de 13 litres aux 100 km. Pas vraiment écolo !

Pour atteindre une moyenne flirtant avec les 7 litres, il faut comprendre la belle qui s’apprécie surtout sur un rythme de sénateur. Il faut user de la pédale de droite avec douceur et parcimonie. Derrière le volant, il faut être souple et éviter toute manœuvre brusque ! Sans oublier qu’ainsi, on dira adieu au baroufle du moteur qui semble mouliner à vide à cause de la délicate boîte de vitesses CVT en pleine charge d’accélération. 

Lexus ES 300 h : l’avantage de sa fiscalité
Pour l’instant, Lexus ne dit mot sur le prix de sa nouvelle Lexus ES 300h. Par contre, du fait qu’elle est homologuée sous la barre des 100 grammes de CO2, elle profite des réformes à la conversion.

Tout d’abord, il y a la fameuse prime à l’achat d’une voiture hybride. Si ses concurrentes allemandes sont quasi toutes affublées d’un Malus, cette Japonaise profite d’un Bonus de 2 500 €. À ceci il faut rajouter pour les entreprises, qui représentent près de 75 % des acheteurs de voiture dans ce segment, une exonération de TVS pendant 3 ans. Puis, certains départements offrent (ou abondent de 50 %) la carte grise. Enfin, n’oublions pas les restrictions de circulation dans les villes qui tendent à se généraliser. Avec sa pastille 0, elle n’aura aucun problème de circulation !

Performance


Performance
2 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
3 / 5
Prix
3 / 5
Confort
4 / 5

Verdict

  • - Style extérieur sportif
  • - Globalement confortable
  • - Consommation de diesel
  • - La boîte CVT en mode sport
  • - Style de la malle arrière
  • - Moteur trop linéaire

Conclusion:


Dans un marché qui glorifiait, il y a encore peu de temps, la toute-puissance du mazout, cette Lexus ES a aujourd’hui de solides arguments pour percer sur le marché.
D’autant plus que la Lexus ES 300h jouit de solides atouts et distille un agrément de conduite relaxant. Ce qui, mine de rien, est bien en accord avec les acheteurs de ce genre d’automobile.
Cerise sur le gâteau, la fiscalité lui est franchement favorable.