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Premier avis : on est monté à bord de la Skoda Scala

Skoda se lance enfin dans la bataille des berlines compactes avec sa nouvelle Scala. Ce segment est toujours aussi populaire chez les constructeurs généralistes et cela, malgré la montée en puissance des SUV. On y compte les Françaises : Renault Megane, Peugeot 308 ; du côté des Allemandes, n’oublions pas l’Opel Astra, la Ford Focus et la populaire Volkswagen Golf. C’est d’ailleurs avec celle-ci que la Skoda Scala tient la majorité de ses éléments techniques. C’est ce que nous allons voir lors de sa présentation officielle à Tel-Aviv.

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Skoda Scala : le grand spectacle !

Après les innombrables teasers bien organisés par les gens du marketing de Skoda, une invitation a été portée à la rédaction fin novembre. Celle-ci nous offrait l’opportunité de rencontrer, en live, les premières Skoda Scala sorties des usines tchèques. Jusqu’ici, rien d’original. Sauf que pour monter à bord, il nous fallait prendre la direction de l’Est du bassin méditerranéen.
Vous ne voyez pas ? On appelle cette ville Miami-sur-Méditerranée.
Oui, je parle bien de Tel-Aviv, la métropole ultramoderne d’Israël. Cette cité est par ailleurs le poumon économique du pays. Ici, la religion ne fait pas la loi comme à Jérusalem. Tel-Aviv revendique son penchant pour la fête et la culture avec des théâtres, des concerts, des musées, des ateliers de créateurs et des galeries d’art qui pullulent un peu partout.

Les bords de mer ne sont évidemment pas en reste avec leurs plages de sable fin et doré, leur atmosphère branchée et leurs bars de plage. C’est donc dans cette atmosphère imprégnée du Moyen-Orient moderne que nous allons rencontrer la première berline compacte de Skoda.

La révélation de la Skoda Scala

Tout commence le matin du 6 décembre, à 6 heures du matin. Totalement déphasé, après une nuit agitée, le moment de la douche réparatrice était venu. Brossage du dentier. Enfilage du premier futal venu à portée de main. Je saute dans mes grolles et c’est parti pour les transports en commun. RER B jusqu’à Denfert-Rochereau. Orly Bus. Et enfin le comptoir de Transavia. Ici, j’ai évidemment droit aux questions de la sécurité israélienne. Je passe les douanes et attends dans une nébuleuse plus ou moins profonde que les agates appellent les passagers du vol.

Entre-temps, je fais connaissance avec Fabien Legrand. Sous ce nom propre bien commun se cache en fait un surdoué du cliché, mais ça, vous pouvez le découvrir via notre galerie photo.

Nous embarquons, du moins je le croyais. Ma trogne a attiré la sécurité, et me voilà en train de me dévêtir pour une fouille, olé olé. L’agent de sécurité enlève ses gants. Je sèche mes larmes, me rhabille. Et oublie tout ce qui s’est passé durant ces 10 minutes. Il me reste 4 heures de vol. Cela tombe bien, j’ai un essai comparatif à écrire. Un match un brin bancal comme on les aime à la rédaction, qui confrontera une Fiat Panda Cross 4x4 à une Skoda Kodiaq Scout. Ici, je dois déterminer quel est le meilleur 4x4 pour aller à la montagne. Un Scout ou 2 Panda ?

Bref… le vol Transavia pose ses roues sur le tarmac israélien. Une petite armée d’agents nous attend pour nous catapulter directement dans des bus. Direction le Hilton pour déposer les bagages et repartir tout droit vers le « Terminal Hall ». C’est dans ce lieu que la Scala fera son Show.

Les grands patrons de la firme sont tous là, fébriles. Je n’ose imaginer la pression. Ils sortent leur toute première berline compacte. La lumière diminue d’intensité et les lasers se mettent à danser. Les décibels de la musique ne permettent plus de s’entendre. Tout redevient calme pour l’entrée en piste de Bernhard Maier, président de SKODA.

    

Premier avis sur la Skoda Scala.

Allons-y tout de go. Durant les premières secondes, la Skoda Scala est un chouïa décevante. Je m’étais trop habitué au concept-car, Skoda Vision RS, présenté lors du Mondial de Paris. La version de série perd tous les muscles du prototype. Pourtant en y regardant de plus près, on retrouve les lignes de la Vision RS.

Le profil allonge ses lignes sur 4,36 mètres de longueur. Les jantes sont d’une belle taille et remplissent parfaitement les passages de roues. En poupe, on retrouve le dessin horizontal de la Vision RS avec ce hayon noir portant en toutes lettres le mot SKODA. Les feux sont joliment dessinés et deviennent dynamiques grâce aux LED. De face, pas de doute. La Scala est bien une Skoda, mais le dessin de cette proue est bien plus complexe qu’auparavant. Les pliures de caisses s’entrechoquent pour se rejoindre au niveau des feux à LED placés plus haut que de coutume. Extrêmement anguleux, ils s’étirent jusqu’à la calandre. Celle-ci est plus large et fine et surtout ressort de quelques millimètres vers l’extérieur. Ceci lui donne de la prestance.

L’habitacle se libère des autres journalistes invités pour l’occasion. Je me jette sur le poste de pilotage. Skoda ne comptait pas révolutionner le genre, mais cette proposition est dans les codes du moment. La planche de bord se dessine à l’horizontale avec plusieurs niveaux ou renfoncements. L’écran du système multimédia est dorénavant au-dessus des buses de ventilation. Il en devient plus visible et plus accessible. Les ajustements semblent corrects et les plastiques de la partie supérieure d’une qualité convenable, ce qui détonne avec ceux placés sous la console centrale. Enfin, comment passer outre le fait que la Scala pourra s’équiper, selon les versions, d’un écran digital derrière le volant ? Comme chez ses cousins teutons, il sera configurable et le conducteur pourra passer des compteurs de vitesse à la navigation ou bien encore aux modes de conduites.

Une Skoda c’est aussi de l’espace à vivre. Eh bien, cette Scala n’en manque pas. Assis sur la banquette arrière, mes genoux avaient assez de place pour que je me lance dans un « croiser de jambes ». Au niveau des coudes… bah… j’étais tout seul, alors on va dire que c’est bien. Et le coffre est vraiment grand. Il propose une capacité de 467 litres et même 1 410 litres avec les sièges rabattus. Cerise sur le gâteau, le siège passager avant peut se replier sur lui-même. Une fonction topissime pour faire entrer l’armoire Kidebluk après une journée de cross dans les grands hangars bleus de la marque suédoise.

Dans la lignée des équipements qui vous facilitent la vie, la SCALA intègre également un crochet d’attelage amovible à déverrouillage électrique qui peut être déployé via un bouton dans le coffre. N’oublions pas le compartiment pour parapluie dans la porte du conducteur et le gratte-givre situé dans la trappe à carburant, ainsi que le hayon électrique.

Si nous n’avons pas encore les caractéristiques techniques précises de la Scala, Skoda nous annonce tout de même qu’au lancement, qui aura lieu au deuxième trimestre 2019, la compacte proposera 4 moteurs. Un 3 cylindres turbo essence de 95 ch et un autre de 115 ch. Un 4 cylindres turbo essence sera également de la partie. Cubant 1,5 litre il proposera 150 chevaux. En diesel, seul le 1.6 TDI de 115 canassons et 250 Nm de couple sera de la partie.

Conclusion:


Faisons le point sur la Skoda Scala.

Passé la déception stylistique du début, on s’attendait trop à une voiture plus musclée alors que ce n’est pas le genre de la maison, j’ai commencé à apprécier les lignes. Elle ne roule pas des mécaniques, mais reste élégante sans être trop discrète.

L’habitacle est vaste pour la catégorie et ses multiples petites solutions pour vous faciliter la vie, les « Simply Clever », font mouche. D’autant que son coffre est l’un des plus logeables de la catégorie.

Si nous n’avons aucune idée de son comportement routier, il est certain qu’il sera au moins efficace. C’est simple, la Scala utilise la plateforme MQB A0 de Volkswagen déjà vue sur la Polo et autre Seat Arona. Alors à défaut d’être « fun », elle sera « safe ».

Une chose qu’il nous tarde de voir lors de l’essai Skoda Scala.

Photos© Fabien Legrand pour LRA