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Bugatti Divo : la Chiron... en mieux !

Bugatti lève le voile aujourd’hui sur la DIVO à l’occasion du célèbre rassemblement de voitures de sport « The Quail: A Motorsports Gathering », à Monterey (Californie, États-Unis). Et ce que l'on peut dire c'est que les ingénieurs se sont encore surpassés avec un bolide encore plus performant que la Chiron.

Avec la Divo, Bugatti, constructeur automobile de luxe français, a développé une megacar qui se distingue par sa maniabilité, sa vivacité en courbe et ses remarquables performances dynamiques sur les tracés sinueux. Elle est équipée du mythique moteur Bugatti W16 de 8 litres de cylindrée et 1 500 ch de puissance. Les propriétés aérodynamiques et les réglages du châssis ont été optimisés. Résultat : la Divo affiche 35 kg en moins sur la balance par rapport au modèle de série Chiron, et une déportance accrue de 90 kg. L’accélération latérale est portée à 1,6 g. La vitesse de pointe a été limitée à 380 km/h. Elle réalise le tour du circuit d’essai de maniabilité de Nardò, dans le sud de l’Italie, en 8 secondes de moins que la Chiron. Elle sera produite à 40 exemplaires. La très petite série a été entièrement vendue dès la présentation du nouveau modèle à une sélection de clients. Son prix de vente net est de 5 millions d’euros.

Bugatti Divo : l’hommage au pilote français Albert Divo.

Albert Divo est né à Paris le 24 janvier 1895 sous le nom d’Albert Eugène Diwo (il opte plus tard pour l’orthographe Divo). Pilote de combat lors de la Première Guerre mondiale, il travaille d’abord comme mécanicien. Sa carrière de pilote automobile commence en 1919. Il court alors sur Sunbeam puis sur Talbot-Darracq. Il remporte rapidement ses premiers succès et, en 1923, il gagne le Grand Prix d’Espagne à Sitges. En 1924, il court pour l’écurie Delage. Il s’engage alors sur plusieurs courses de sprint en France. Après un court passage chez Talbot, de 1926 à 1927, au cours duquel le succès ne fut pas au rendez-vous pour des raisons techniques, il retourne chez Delage. Le pilote ne sera pas engagé en course. Lorsque Talbot et Delage se sont retirés de la compétition automobile, Divo rejoint l’équipe d’usine de Bugatti en 1928. Il remporte dès sa première année la Targa Florio en Sicile, au volant d’une Bugatti Type 35 B. Il renouvelle l’exploit l’année suivante. En 1930, il termine troisième à Spa. S’en suivront des participations à d’autres épreuves automobiles pour Bugatti jusqu’en 1933, sur des Bugatti Type 51, 53, 54, mais aussi sur des Bugatti Type 45 et 47 dans des courses de côte. À partir de 1936, il court alternativement pour Delahaye et Talbot. En 1939, il met un terme à sa carrière. Après la Seconde Guerre mondiale, Albert Divo travaille comme directeur de compétition pour la société Castrol. En 1962, il est l’un des membres fondateurs du Club International des Anciens Pilotes de Grand Prix F1, à Villars-sur-Ollon (Suisse). Albert Divo a été fait Chevalier de la Légion d’honneur. Le 19 novembre 1966, il s’éteint à Morsang-sur-Orge, au sud de Paris, dans la maison où il s’était retiré.

Albert Divo a incontestablement connu ses plus grands succès avec la marque Bugatti, dont la domination sur la Targa Florio a commencé en 1925. La mythique course d’endurance sicilienne empruntait tous les ans, jusqu’en 1977, les routes du massif montagneux des Madonies. L’épreuve était considérée comme l’une des plus difficiles de la saison d’endurance à cette époque. Bugatti a gagné l’épreuve à cinq reprises d’affilée avec un modèle Type 35.

Gentleman Racer

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