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Essai Opel Adam s ou Opel Corsa OPC : laquelle choisir ?

Alors que l'Astra OPC arrive en fin de vie, Opel entame une percée remarquée dans le segment des petites sportives avec deux bombinettes attachantes et pleines de peps. Mais, entre l'Adam S et la Corsa OPC, laquelle choisir, et pourquoiù

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C’est en marge de notre essai de l’Opel Astra CDTI 110 vers les Baux-de-Provence que j’ai pu prendre en main ces deux Opel survitaminées sur quelques 120 km de routes sinueuses des Alpilles. Je n’avais encore essayé ni l’une ni l’autre et c’était donc une découverte totale pour moi. Accrochez vos ceintures, c’est parti pour un petit comparatif virevoltant.

Esthétique

Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas ! C’est vrai, mais ça n’empêche pas d’avoir un avis. Dans ce domaine, l’Adam S joue à fond la carte jeune en proposant un toit dont la teinte vient contraster avec la carrosserie. Même recette pour les rétroviseurs extérieurs et la lame au milieu de la calandre. Une petite bouille sympathique et un gabarit ramassé participent également à cette sensation de jeunesse. La Corsa OPC, de son côté, donne une impression de sérieux, sans fioriture de couleur ici ou là. Elle n’est pas venue pour rigoler, pour preuve sa prise d’air sur le capot ou sa calandre toute noire qui indiquent bien son ascendant sportif, comme les deux sorties d’échappement à l’arrière. Les deux voitures sont posées sur des roues de 18, noires dans notre cas. L’Adam S s’accorde, là à nouveau, une petite touche de couleur sur les étriers de freins.

Habitacle

Comme pour l’extérieur, la Corsa joue la carte du sérieux, tout s'affiche en noir ou presque. Seule folie permise aux designers : le petit logo bleu OPC sur le levier de vitesses. Ce dernier se révèle d’ailleurs assez ferme au passage des vitesses, bien en phase avec le typage sportif de la voiture. Le volant à jante épaisse offre une bonne prise en main en plus d’avoir une direction ferme et précise. L’Adam joue, là encore, dans une autre catégorie avec des touches de rouge sur le levier de vitesse, la poignée de frein à main, le volant, la console centrale ou encore les contre-portes. Il faut reconnaître que c’est vif, mais plutôt bien fait et au final assez plaisant, tant ça change de la monotonie austère habillant la plupart des intérieurs actuels. Les Opel offrent toutes les deux les mêmes excellents sièges baquets Recaro au maintien parfait.

Sur la route

Les performances n’ont strictement rien à voir et l’Adam S est très vite distancée par l’efficace de la Corsa. Cette dernière offre tout de même 207 ch qu’elle passe sur un train avant muni d’un différentiel autobloquant. Celui-ci ne se fait pas ignorer, bien au contraire, il guide le train avant toujours plus vers l’intérieur, avec vigueur et parfois un peu trop de force. Il faut rouvrir le volant tôt et en douceur en sortie de virage avant de remettre les gaz, sous peine de voir le différentiel nous emmener de manière excessive vers l’intérieur du virage. Le train arrière pour sa part bouge peu, sans pour autant être vissé au sol. Il sait se montrer efficace, mais pas spécialement joueur.

L’Adam S, c’est presque l’inverse avec son popotin qui se dandine assez facilement, elle est plus joueuse, plus amusante. Cependant, son train avant plutôt bien guidé ne se dérobe pas et l’arrière ne fait pas n’importe quoi. Au contraire, elle se montre sécurisante et sa cavalerie de 150 ch bride les excès de confiance. Néanmoins, cette puissance est très satisfaisante dans la petite Opel qui ne demande qu’à être cravachée, le 1,4 L relançant sans peine entre chaque virage. Sa direction est moins ferme que sur sa grande sœur, participant là encore au côté moins sérieux et plus facile.

Au niveau du freinage, j’ai une préférence pour l’Adam S dont l’attaque de la pédale est plus directe tout en permettant d’être progressif. Celui de la Corsa m’a semblé un peu mou à l’attaque, demandant d’enfoncer un peu trop loin le pied droit, mais une fois fait, on récupère un beau mordant.



Verdict

D’un côté, nous avons une petite citadine au style sympathique et déluré, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, de l’autre, une voiture sérieuse qui avance de solides arguments dans le monde concurrentiel des GTi.
Leurs tempéraments respectifs sont à l’image de leur esthétique, plutôt sérieux pour la Corsa OPC et plutôt fun pour l’Adam S. La première est plus exigeante, plus pointue et sans doute plus intéressante pour les sportifs. L’autre se destine à ceux qui veulent une petite voiture dynamique, efficace et avançant de bonnes performances, mais facile à mener à bon rythme sans pour autant se fatiguer derrière le cerceau.
Dans tous les cas, les deux sont agréables à conduire et ne présentent pas de défauts majeurs. Pour en savoir un peu plus sur chacune, n’hésitez pas à lire nos essais complets de l’Adam S et de la Corsa OPC.